Le Conseil d’Etat vaudois souhaite-t-il susciter une crise de la police comparable à celle de Genève, à quelques semaines des élections? En annulant de manière cavalière une rencontre avec les syndicats, il jette sottement de l’huile sur le feu.
Suite...Les derniers développements de ce qu’il faut bien appeler – une nouvelle fois – l’affaire des avions de combat, ne sentent vraiment pas bon. C’est même un peu trop cousu de fil blanc pour être honnête.
Suite...On a peu parlé en Suisse romande du scandale de la caisse-maladie CPT/KPT et c’est dommage, car cette affaire est exemplaire des défauts du système actuel. On y voit clairement que les primes que paient les assurés, avec difficulté, finissent souvent dans les poches d’administrateurs et de politiciens stipendiés.
Suite...Imaginez une ville, au bout d’un lac. Une police qui ne veut pas obéir. Des transports qui ne fonctionnent pas. Un magistrat qui part en piste et réveillonne avec un sonore fracas. Tout le monde qui gueule. Et pourtant, la vie qui va. C’est Genève.
Suite...Les nostalgiques du nucléaire avaient cru voir renaître l’espoir: selon la SonntagsZeitung, Mme Doris Leuthard envisagerait de retarder la fermeture de la centrale de Leibstadt. Or il apparaît que cette information était totalement fausse, une manipulation lancée par on ne sait qui (mais on devine!). Il va devenir de plus en plus difficile de trier le vrai du faux, puisque manifestement les journalistes, dont c’est le métier, ne le font plus.
Ajoutons qu’ils font des choix surprenants parfois: il y a quelques jours, le plus grand chantier jamais entrepris par l’humanité a commencé en Ukraine. Il s’agit d’un chantier colossal à 1,54 milliards d’euros, le nouveau sarcophage de la centrale de Tchernobyl, appelé “L’Arche de Tchernobyl” – on a les symboles qu’on peut. Or, les médias n’en ont parlé que du bout des lèvres, voire pas du tout. Etonnant,non? Commentaires.com y reviendra quand même…
J’aime beaucoup cette phrase de Joseph Conrad dans Victory – un auteur qu’il faut lire et relire absolument si on aime bourlinguer par l’imaginaire dans les ports du Sud-Est asiatique d’il y a cent ans: “L’Orchestre Zangiacomo ne jouait pas de la musique; il assassinait tout simplement le silence, avec une énergie vulgaire et féroce.”
Comme cela reste vrai! Un siècle plus tard, le silence est à l’agonie, et les Zangiacomo sévissent plus que jamais...