Faut-il que le peuple puisse dire ce qu’il pense de la vague d’immigration qui déferle sur la Suisse, voire y mettre le holà? La classe politique et l’économie veulent soigneusement l’éviter, mais l’UDC pense que c’est nécessaire. Elle a évidemment raison: il faut débattre de cette question, puis voter. Cela s’appelle un processus démocratique.
Suite...Ces véritables Fouquier Tinvile de gauche n’ont comme obsession que de créer le plus immédiat rapprochement possible entre l’acte du tueur norvégien et les thèses d’un parti suisse qui s’appelle l’UDC. Le discours de ce parti serait l’irrémédiable prémisse conduisant, tout au bout, à l’acte du tueur norvégien. Ben voyons ! Elle est pas simple, la vie ?
Suite...Comment les Suisses ont-ils vécu la dernière guerre? Quelle image avaient-ils de l’Allemagne nazie, et de quoi se nourrissait leur esprit de résistance? Enfin traduit en français, grâce à l’acharnement de mécènes privés, le livre de l’Américain Stephen Halbrook La Suisse face aux nazis, répond à ces questions, notamment au travers de nombreux témoignages de Suisses de toutes conditions.
Suite...À Genève, il est très clair que l’affaire du « parachute » de 200’000 francs prévu pour la reconversion d’Anne Bisang, à charge de l’Etat et de la Ville, ne passera pas comme cela.
Suite...Les nostalgiques du nucléaire avaient cru voir renaître l’espoir: selon la SonntagsZeitung, Mme Doris Leuthard envisagerait de retarder la fermeture de la centrale de Leibstadt. Or il apparaît que cette information était totalement fausse, une manipulation lancée par on ne sait qui (mais on devine!). Il va devenir de plus en plus difficile de trier le vrai du faux, puisque manifestement les journalistes, dont c’est le métier, ne le font plus.
Ajoutons qu’ils font des choix surprenants parfois: il y a quelques jours, le plus grand chantier jamais entrepris par l’humanité a commencé en Ukraine. Il s’agit d’un chantier colossal à 1,54 milliards d’euros, le nouveau sarcophage de la centrale de Tchernobyl, appelé “L’Arche de Tchernobyl” – on a les symboles qu’on peut. Or, les médias n’en ont parlé que du bout des lèvres, voire pas du tout. Etonnant,non? Commentaires.com y reviendra quand même…
J’aime beaucoup cette phrase de Joseph Conrad dans Victory – un auteur qu’il faut lire et relire absolument si on aime bourlinguer par l’imaginaire dans les ports du Sud-Est asiatique d’il y a cent ans: “L’Orchestre Zangiacomo ne jouait pas de la musique; il assassinait tout simplement le silence, avec une énergie vulgaire et féroce.”
Comme cela reste vrai! Un siècle plus tard, le silence est à l’agonie, et les Zangiacomo sévissent plus que jamais...