Comment peut-on encore lire les programmes de télévision tels que les publient les magazines spécialisés? Malgré de louables efforts, ils sont devenus illisibles par surabondance de bien, mais surtout anachroniques. Pourquoi n’avons-nous pas des programmes personnalisés?
Suite...À force de voir des discriminations partout, on finit par en inventer. L’indignation de certains homosexuels à qui on interdit le don du sang est parfaitement déplacée.
Suite...Dans 50 ans, de nouvelles régions de la planète seront devenues invivables. Nous le savons mais, obnubilés par le court-terme, nous saccageons délibérément le monde que nous laisserons à nos descendants, en refusant de consommer moins de pétrole.
Suite...Un nouvel astre dans le paysage médiatique romand, c’est inespéré et cela ne se refuse pas. Voilà sans doute une des raisons du succès impressionnant du premier numéro de Saturne, paru la semaine dernière, et diffusé à plus de 30’000 exemplaires.
Suite...Les nostalgiques du nucléaire avaient cru voir renaître l’espoir: selon la SonntagsZeitung, Mme Doris Leuthard envisagerait de retarder la fermeture de la centrale de Leibstadt. Or il apparaît que cette information était totalement fausse, une manipulation lancée par on ne sait qui (mais on devine!). Il va devenir de plus en plus difficile de trier le vrai du faux, puisque manifestement les journalistes, dont c’est le métier, ne le font plus.
Ajoutons qu’ils font des choix surprenants parfois: il y a quelques jours, le plus grand chantier jamais entrepris par l’humanité a commencé en Ukraine. Il s’agit d’un chantier colossal à 1,54 milliards d’euros, le nouveau sarcophage de la centrale de Tchernobyl, appelé “L’Arche de Tchernobyl” – on a les symboles qu’on peut. Or, les médias n’en ont parlé que du bout des lèvres, voire pas du tout. Etonnant,non? Commentaires.com y reviendra quand même…
J’aime beaucoup cette phrase de Joseph Conrad dans Victory – un auteur qu’il faut lire et relire absolument si on aime bourlinguer par l’imaginaire dans les ports du Sud-Est asiatique d’il y a cent ans: “L’Orchestre Zangiacomo ne jouait pas de la musique; il assassinait tout simplement le silence, avec une énergie vulgaire et féroce.”
Comme cela reste vrai! Un siècle plus tard, le silence est à l’agonie, et les Zangiacomo sévissent plus que jamais...