“Sauver la planète”… L’expression est plaisante, et probablement efficace, puisque les publicitaires l’ont déjà intégrée dans leurs campagnes. Mais elle n’a pas vraiment de sens: la planète en tant que telle n’a pas à être sauvée. En réalité, c’est l’humanité qu’on veut sauver.
Suite...C’est un véritable divorce: alors que les intellectuels vocifèrent contre l’arrestation de Roman Polanski, la population approuve massivement le fait que la loi soit la même pour tous. Et vocifère dès lors contre les intellectuels…
Suite...La polémique fait rage autour de la numérisation de bibliothèques entières par la société californienne Google. D’un côté, elle suscite des craintes liées au caractère commercial de cette entreprise; d’un autre côté, elle offre aux livres une nouvelle vie, et de dimension quasi universelle.
Suite...Je ne connais rien de plus exaltant que d’arpenter les vastes étendues sauvages de l’Ouest américain connues sous le nom de « wilderness ».
Suite...Les nostalgiques du nucléaire avaient cru voir renaître l’espoir: selon la SonntagsZeitung, Mme Doris Leuthard envisagerait de retarder la fermeture de la centrale de Leibstadt. Or il apparaît que cette information était totalement fausse, une manipulation lancée par on ne sait qui (mais on devine!). Il va devenir de plus en plus difficile de trier le vrai du faux, puisque manifestement les journalistes, dont c’est le métier, ne le font plus.
Ajoutons qu’ils font des choix surprenants parfois: il y a quelques jours, le plus grand chantier jamais entrepris par l’humanité a commencé en Ukraine. Il s’agit d’un chantier colossal à 1,54 milliards d’euros, le nouveau sarcophage de la centrale de Tchernobyl, appelé “L’Arche de Tchernobyl” – on a les symboles qu’on peut. Or, les médias n’en ont parlé que du bout des lèvres, voire pas du tout. Etonnant,non? Commentaires.com y reviendra quand même…
J’aime beaucoup cette phrase de Joseph Conrad dans Victory – un auteur qu’il faut lire et relire absolument si on aime bourlinguer par l’imaginaire dans les ports du Sud-Est asiatique d’il y a cent ans: “L’Orchestre Zangiacomo ne jouait pas de la musique; il assassinait tout simplement le silence, avec une énergie vulgaire et féroce.”
Comme cela reste vrai! Un siècle plus tard, le silence est à l’agonie, et les Zangiacomo sévissent plus que jamais...