Wikileaks, qui consiste à diffuser urbi et orbi des documents confidentiels, est la négation même du journalisme, et surtout une entreprise irresponsable, qui apparaît comme une machine de guerre anti-américaine. A qui le crime profite-t-il?
Suite...Sur les bûchers du politiquement correct, Tintin occupe hélas une place de choix. En Angleterre, les bien-pensants ont déjà réussi à le faire classer dans le rayon «adultes» des librairies.
Suite...Force est de constater que les images qui font notre quotidien, de la publicité aux jeux vidéo, en passant par les médias, sont autant de défis à la pudeur des enfants et des ados, qui ne savent pas qu’en faire, et qui vont donc en souffrir dans leur vie d’adultes.
Suite...S’en prendre à des secouristes en train de faire leur travail n’a aucun sens. On est ici devant un cas de violence brute, une violence qui est à elle-même son propre motif, qui peut naître n’importe où et n’importe quand et ne connaît d’autre limite que celles qu’on lui fixe de l’extérieur.
Suite...Les nostalgiques du nucléaire avaient cru voir renaître l’espoir: selon la SonntagsZeitung, Mme Doris Leuthard envisagerait de retarder la fermeture de la centrale de Leibstadt. Or il apparaît que cette information était totalement fausse, une manipulation lancée par on ne sait qui (mais on devine!). Il va devenir de plus en plus difficile de trier le vrai du faux, puisque manifestement les journalistes, dont c’est le métier, ne le font plus.
Ajoutons qu’ils font des choix surprenants parfois: il y a quelques jours, le plus grand chantier jamais entrepris par l’humanité a commencé en Ukraine. Il s’agit d’un chantier colossal à 1,54 milliards d’euros, le nouveau sarcophage de la centrale de Tchernobyl, appelé “L’Arche de Tchernobyl” – on a les symboles qu’on peut. Or, les médias n’en ont parlé que du bout des lèvres, voire pas du tout. Etonnant,non? Commentaires.com y reviendra quand même…
J’aime beaucoup cette phrase de Joseph Conrad dans Victory – un auteur qu’il faut lire et relire absolument si on aime bourlinguer par l’imaginaire dans les ports du Sud-Est asiatique d’il y a cent ans: “L’Orchestre Zangiacomo ne jouait pas de la musique; il assassinait tout simplement le silence, avec une énergie vulgaire et féroce.”
Comme cela reste vrai! Un siècle plus tard, le silence est à l’agonie, et les Zangiacomo sévissent plus que jamais...