Trois députés zurichois, sous l’impulsion du vert libéral Christoph Ziegler, demandent dans un postulat que les élèves les plus faibles soient exemptés du français lors des deux dernières années de scolarité obligatoire. En fait, voilà la mise en œuvre de l’utopie du pragmatisme étroit: il faut aller à l’essentiel, et l’essentiel, croit-on, est ce qui sert immédiatement.
Suite...Qu’est-ce qu’une Eglise sans fondamentaux ? «La vie en Christ n’est pas à bien plaire, et l’éthique spécifique de l’Eglise n’a pas à s’adapter à l’éthique majoritaire de la société. Elle est liée à l’Evangile, à la vie et à la prédication du Christ,» écrivent les pasteurs Fuchs et Glardon, qui préconisent un retour à l’essentiel. Ils posent un diagnostic radical sur les abandons de l’Eglise à l’égard du mariage, une institution dont le naufrage menace la vie en société.
Suite...Dans un monde en perte de repères, les Réformés ont quelque chose à dire. Encore faut-il qu’ils retrouvent la fierté de s’affirmer, et de ne pas céder sur l’essentiel: tout n’est pas égal à tout. Tel est le message des pasteurs Eric Fuchs et Pierre Glardon, dans un formidable livre de combat.
Suite...Stéphane Hessel, homme estimable, dans son mince opuscule Indignez-vous ! soutient les désobéisseurs. Il les soutient pour la simple raison que, selon lui, toute résistance est bonne; parce que notre société valorise par-dessus tout l’opposition, elle considère qu’il y a deux types humains: soit le rebelle indigné et donc résistant, soit le fasciste.
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La France est une démocratie formidable! Dans laquelle un candidat peut utiliser les privilèges de la présidence pour monopoliser les médias, au mépris de ses concurrents. Six chaînes de télé, convoquées pour faire valoir le président, c’est tout simplement inouï, inimaginable ailleurs. Vous imaginez Mme Merkel organisant un show pareil? Ce serait un lynchage médiatique immédiat. En France, non, c’est normal, tout le monde est aux ordres. Tenez, les journaux horaires de France-Inter commencent invariablement par ces mots, obsédants: “Nicolas Sarkozy…”
On se croirait en Corée du Nord ou, pour rester dans l’actualité, au Sénégal. Ce n’est pas un compliment.