Certains livres nous laissent une marque profonde. C’est hélas très rare. Raison de plus pour se plonger dans «Quattrocento»*, de Stephen Greenblatt, un ouvrage bouleversant d’érudition, qui raconte comment le poème de Lucrèce “De la Nature” est ressorti de l’ombre en 1417, comment il a changé le monde, et comment il a brisé la chape de plomb millénaire que l’Église avait imposé sur le savoir.
Suite...Que ne nous a-t-on vanté le modèle social suédois ! Son État-Providence, son modèle d’accueil et d’intégration des immigrants… La réalité est tout autre, mais il a fallu des émeutes à répétitions pour qu’on s’en aperçoive, car les clichés ont la vie dure.
Suite...Sous un titre fortement interpellateur, «Marie, victime des droits de l’homme», un article paru le 22 mai dans Le Temps met crûment en lumière la dérive sociétale et judiciaire qui a rendu possible le drame de Payerne.
Suite...La littérature est-elle en passe de devenir un business, au même titre que le négoce de matières premières et la vente d’asperges du Pérou? Le talent se mesure-t-il seulement au chiffre d’affaire réalisé par les éditeurs, tandis que les auteurs, désormais «coachés» par des sortes de «business angels», apprennent comment devenir de bons vendeurs? Demain, les écrivains seront des «start-ups»…
Suite...Samedi matin sur Espace 2, un chroniqueur dont je n’ai pas retenu le nom a violemment critiqué Mme Jacqueline de Quattro, qui avait constaté que chez nous, les droits des criminels sont mieux défendus que ceux des victimes. La ministre vaudoise aurait ainsi abusé de sa position pour faire connaître son opinion.
C’est l’éternelle histoire de la paille et de la poutre: le chroniqueur d’Espace 2 n’a-t-il pas abusé outrageusement du privilège que lui offre la RTS, pour régler ses comptes et faire connaître son opinion à lui?
Ancien directeur au HCR, M. Alexandre Casella n’a pas pour autant sa langue dans sa poche. Dans une interview roborative sur l’immigration (24 Heures du 23 mai 2013), il dit tout le mal qu’il faut penser du militantisme des églises opposées au renforcement de la Loi sur l’asile: «J’ai été ébranlé de constater à quel point [les Eglises] connaissent mal le dossier. Et de voir que n’ayant aucune responsabilité dans la mise en pratique de ce qu’elles prêchent, elles se permettent d’autant plus de dire n’importe quoi».