L’idée qu’une nébuleuse terroriste puisse influencer de manière décisive les élections dans un pays démocratique est proprement effrayante.
C’est la démonstration spectaculaire que nos institutions sont plus vulnérables que nous ne le croyons, face aux coups de boutoir de ce qu’il faut bien appeler le fascisme islamique.
En l’an 2000, sous le regard indifférent des pays européens et de l’ONU, le tyran du Zimbabwe, Robert Mugabe, a délibérément chassé les fermiers blancs de leurs terres et de leur pays.
Suite...Le lieutenant-colonel Tim Collins, 43 ans, fut l’un des officiers britanniques les plus populaires dans son pays ces derniers mois. Aujourd’hui, il est redevenu un simple civil.
Suite...À force d’entendre chaque matin à l’heure du café que des soldats américains ont été blessés ou tués en Irak, on en retire l’impression d’une spirale infernale et d’un enlisement inexorable.
Suite...Les nostalgiques du nucléaire avaient cru voir renaître l’espoir: selon la SonntagsZeitung, Mme Doris Leuthard envisagerait de retarder la fermeture de la centrale de Leibstadt. Or il apparaît que cette information était totalement fausse, une manipulation lancée par on ne sait qui (mais on devine!). Il va devenir de plus en plus difficile de trier le vrai du faux, puisque manifestement les journalistes, dont c’est le métier, ne le font plus.
Ajoutons qu’ils font des choix surprenants parfois: il y a quelques jours, le plus grand chantier jamais entrepris par l’humanité a commencé en Ukraine. Il s’agit d’un chantier colossal à 1,54 milliards d’euros, le nouveau sarcophage de la centrale de Tchernobyl, appelé “L’Arche de Tchernobyl” – on a les symboles qu’on peut. Or, les médias n’en ont parlé que du bout des lèvres, voire pas du tout. Etonnant,non? Commentaires.com y reviendra quand même…
J’aime beaucoup cette phrase de Joseph Conrad dans Victory – un auteur qu’il faut lire et relire absolument si on aime bourlinguer par l’imaginaire dans les ports du Sud-Est asiatique d’il y a cent ans: “L’Orchestre Zangiacomo ne jouait pas de la musique; il assassinait tout simplement le silence, avec une énergie vulgaire et féroce.”
Comme cela reste vrai! Un siècle plus tard, le silence est à l’agonie, et les Zangiacomo sévissent plus que jamais...