Un décor parfait, élyséen, le drapeau tricolore judicieusement dominant sur celui de l’Union européenne, une impeccable maîtrise des dossiers : l’homme, décidément, est meilleur candidat (car il l’est) que président. Mais l’exercice, assez vite, parvint à ses limites. En voici quelques-unes.
Suite...Ces processions de Coréens en larmes, civils comme militaires… Ces silhouettes courbées dans le froid et la neige au passage du cadavre d’un tyran, et devant ce nouveau tyran au visage de brute… Tout cela ne fait pas rire du tout: c’est le spectacle accablant, obscène, d’un peuple humilié.
Suite...Pathétique. Le forcing ordonné par M. Sarkozy en faveur de l’énergie nucléaire est pathétique, et condamne la France à un retard technologique qu’on mesurera dans vingt ans, quand l’Allemagne aura pris le leadership européen dans la production renouvelable.
Suite...Les médias continuent à surfer sur les aspects anecdotiques du printemps arabe, l’utilisation des réseaux sociaux, les jeunes blogueurs, un supposé vent de liberté… En attendant, les islamistes tissent leur toile dans la plus grande discrétion, et ça, ce ne sera pas une «révolution Facebook».
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La France est une démocratie formidable! Dans laquelle un candidat peut utiliser les privilèges de la présidence pour monopoliser les médias, au mépris de ses concurrents. Six chaînes de télé, convoquées pour faire valoir le président, c’est tout simplement inouï, inimaginable ailleurs. Vous imaginez Mme Merkel organisant un show pareil? Ce serait un lynchage médiatique immédiat. En France, non, c’est normal, tout le monde est aux ordres. Tenez, les journaux horaires de France-Inter commencent invariablement par ces mots, obsédants: “Nicolas Sarkozy…”
On se croirait en Corée du Nord ou, pour rester dans l’actualité, au Sénégal. Ce n’est pas un compliment.