L’Union européenne est en rage contre les agences de notation. Elle voudrait les soumettre à un contrôle politique, voire créer sa propre agence de notation. Sottise: ce serait casser un bon thermomètre, pour le remplacer par un thermomètre manipulable, et ainsi tromper les marchés.
Suite...Cruelle ironie de l’Histoire: l’Europe, qui n’avait pas de mots assez durs pour dénoncer les excès du monde financier, est aujourd’hui la cause principale de la deuxième crise qui s’ouvre – une crise encore plus grave, puisque ce ne sont plus seulement des banques qui sont en danger, mais tout le système économique.
Suite...Les analystes américains l’ont dit sur l’agence Bloomberg quelques minutes après l’interdiction, brusque et unilatérale, des ventes à découvert par l’Allemagne: c’était une véritable réaction de panique de la part d’Angela Merkel, qui aggravera encore la crise de confiance à l’égard de l’Union européenne.
Suite...Cette fois, la gravité de la situation ne peut échapper à personne. Ce qui se passe, à partir de la crise grecque, est manifestement plus sérieux encore que la crise financière dont le monde peine à sortir.
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La France est une démocratie formidable! Dans laquelle un candidat peut utiliser les privilèges de la présidence pour monopoliser les médias, au mépris de ses concurrents. Six chaînes de télé, convoquées pour faire valoir le président, c’est tout simplement inouï, inimaginable ailleurs. Vous imaginez Mme Merkel organisant un show pareil? Ce serait un lynchage médiatique immédiat. En France, non, c’est normal, tout le monde est aux ordres. Tenez, les journaux horaires de France-Inter commencent invariablement par ces mots, obsédants: “Nicolas Sarkozy…”
On se croirait en Corée du Nord ou, pour rester dans l’actualité, au Sénégal. Ce n’est pas un compliment.