Le canton de Neuchâtel n’a semble-t-il pas de problèmes politiques particuliers, puisque la campagne se limite aux éventuels problèmes de santé d’Yvan Perrin. Un beau gâchis.
Mais, dira-t-on, cette tempête de transparence n’est-elle pas bienvenue? N’est-ce pas ainsi qu’il faut faire de la politique, tout dire, ne rien cacher? En l’occurence, on est très vite passé de la transparence au voyeurisme, et la première victime en est Yvan Perrin lui-même, qui s’est laissé piéger par les médias avec une candeur confondante.
On commence par lui demander, avec de l’empathie dans la voix, de parler de ses “faiblesses psychiques”: le piège s’ouvre, le candidat s’y engoufre. Puis d’autres médias rebondissent sur ces premiers aveux de faiblesse, cette première brèche, et commencent à aguiser les couteaux. C’est ce qu’a fait Le Matin, qui profite de l’ouverture pour violer allègrement la sphère intime du candidat UDC, en racontant avec tous les détails une hospitalisation mouvementée (serait-on aussi transparent pour, par exemple, l’hospitalisation d’un rédacteur en chef du groupe?)
Sans doute le quotidien compte-t-il bien pouvoir accrocher au mur la tête d’Yvan Perrin en trophée, à côté de celle de Frédéric Hainard. Et il a de bonnes chances de réussir car désormais, même élu, Yvan Perrin sera sous pression, sous surveillance permanente. A chaque décision discutable, on lui demandera s’il se sent bien, s’il ne devrait pas prendre un peu de repos… Largement de quoi faire craquer un homme apparemment fragile.
Yvan Perrin aurait dû faire un sérieux brain storming avec Oskar Freysinger, qui lui, sait se servir des médias sans se laisser instrumentaliser par eux. Du grand art…
Le soutien de l’UDC au référendum contre la vignette à 100 francs suscite quelque colère dans le canton de Vaud. On laisse entendre en effet que le succès du référendum devant le peuple compromettrait le financement du contournement autoroutier de Morges.
Sachant l’impact dévastateur de ce projet sur une région encore relativement préservée, comme le montre cette vidéo effarante, on se dit que la vignette à 50 francs a du bon !
Pour les épargnants européens, le moment est peut-être venu de vider leur compte-épargne, d’acheter une maison, un cheval, ou de prendre une retraite largement anticipée. Bref, mieux vaut tout dépenser avant la Grande Confiscation. Selon le patron d’UniCredit, l’une des grandes banques italiennes, cité par Le Temps, il est “acceptable de confisquer les comptes d’épargne pour sauver les banques pour autant qu’il s’agisse d’une solution européenne commune.”
Quand on vous disait que le précédent de Chypre allait faire des petits! Les Suisses sont-ils à l’abri? Bien sûr que non, puisque notre gouvernement veut tout faire comme les Européens.
Les personnalités en vue de l’ UDC devraient savoir – depuis le temps !-que leurs opposants et en tout premier lieu les médias, sont à l’affût de la moindre miette qui leur permet de mettre ce parti et ces mêmes personnalités…en miettes.
Tout est bon pour discréditer ce parti!
Ces personnalités devraient donc savoir qu’il ne faut pas donner du grain à moudre à la presse.
Je ne comprends qu’Yvan Perrin ait pu faire preuve d’autant de naïveté face à cette presse qui le hait et hait son parti.
Pourquoi se raconter ainsi ?
“En temps de guerre, avoir une presse, c’est avoir l’ennemi dans le dos”. Karl Kraus
Si j’étais un politicien UDC, sachant que la quasi totalité de la presse est de gauche, donc anti-UDC (1), je m’en tiendrais au paradigme suivant: presse = ennemi.
Ainsi, quand la caste médiatique est sympa avec vous (par exemple, Perrin était plutôt ménagé à La Soupe), c’est qu’elle cherche la faille ou quand elle encense quelqu’un du camp opposé, c’est que cette personne est utilisable contre son propre camp (exemple, Jean-Claude Mermoud, l’UDC “gentil”).
(1) http://www.ojim.fr/enquete-ojim-sur-lindependance-et-la-pluralite-des-medias-les-resultats-de-notre-sondage/
Croyez-moi la presse n’est ni de gauche, ni de droite, mais opportuniste, c’est un peu différent.
M. Perrin, cela dit semble quand même être en difficulté, prise massive d’alcool et de médicaments. Cela dit, c’est vrai, certaines personnes peuvent être fragilisées, mais on attend de nos élites une certaine perfection (en tout cas pour un calviniste comme moi), peu d’alcool, peu de médicaments, du sport, pas de décadence sexuelle (voir DSK), c’est comme ça. Autrement on a un risque de voir la Suisse devenir comme l’Italie, seulement 5% des Italiens ont confiance dans leurs politiciens.
Il est important que les élites politiques soient irréprochables, c’est la force de la Suisse, allez voir ailleurs (sexe, corruption, individualisme, alcool, prostitution), si on parle par ex. de l’Italie, de l’Espagne, de l’Amérique du Sud, des pays arabes, de la Russie…
Dans ce cas j’ai une vision très américaine des choses (aussi pourquoi le pays, tout comme la Suisse est le plus riche du monde, je parle d’un PIB par habitant); donc une vision très puritaine. Conclusion: Le Matin est-il puritain ? Non, opportuniste, à nouveau grande différence.
Pourquoi je reblogue ?
J’ai arrêté pendant un moment, puis même en habitant souvent au Brésil, je me suis abonné au Matin Dimanche sur iPad, j’ai lu quelques éditoriaux, et je me suis dit que cela ne volait pas très haut. Donc j’ai l’impression que j’ai plus de choses à dire, gratuitement, que ces gens payés pour effectivement dire des banalités toutes semblables, politiquement correctes, dans le Matin Dimanche.
Je ne mets pas en cause la qualité des journalistes, mais des intervenants, très médiocres selon moi, en tout cas quand je compare l’énorme qualité des intervenants aux Etats-Unis ou au Brésil, voire en France avec M. Barbier. Il y a bien plus de valeur ajoutée qu’un éditorial qui compare la chatte (le sexe) d’un tableau avec les évangéliques d’ICF, cela vole bas comme on dit. Article mal construit, sans valeur ajoutée, qu’est-ce que cet éditorial m’amène ? Nada.
Alors je me dis que M. Barraud, M. Décaillet, moi-même, et plein d’autres avons plus à dire que tous ces gens qui interviennent à la RTS, sur Le Matin Dimanche, et pensent tous pareils, M. Décaillet l’a un jour commenté avec talent sur son blog.
D’ailleurs je crois qu’il y aura une sélection naturelle qui va s’opérer, les meilleurs vont survivre, que cela payant ou gratuit, mais il faudra une nouvelle génération de journalistes innovants, créatifs,… en complément des piliers comme MM Barraud et Décaillet car le reste, les robots pourront le faire et mieux que nous. Donc, oui, il faudra des journalistes courageux, avec des tripes, typé, comme moi qui m’assume calviniste ou M. Barraud, comme M. Decaillet qui s’assume catholique, etc. Des gens avec une personnalité, pas des mous.
Le journalisme d’opinion a des beaux jours devant lui, j’en suis sûr.
Et d’ailleurs, devenir journaliste (re)sera risqué, c’est terminé des journalistes mous, je pense que ceux-là vont disparaître au profit d’algorithmes. Un bon journaliste aura des ennemis, ce sera la preuve qu’il sera un bon journaliste.
ps. prenez la blogueuse cubaine: Yoani Sanchez, mais quel talent, à des années lumières de certains éditorialistes romands: http://www.desdecuba.com/generaciony_fr/
Je ne crois pas que Yvan Perrin soit naïf, mais simplement pour sa santé, il aurait été plus difficile de le cacher.
Je pense que Y Perrin est plutôt content de cette situation, il est libre maintenant. Et il n’a plus à s’angoisser de ce que la Presse en parle.
Ce qui est positif est que bon nombres de personnes qui soufre comme Y Perrin se sentiront moins seul, moins coupable.
Quant à la presse, ou certaine presse il n’y a plus de différence entre une légitimité à donner une information pertinente pour les citoyen, et une information qui n’a aucun intérêt si ce n’est d’assouvir la curiosité sur des déboires privé.