Monsieur Jean-René Fournier, conseiller aux Etats, s’est juré d’éradiquer le loup de Suisse. Il se vante d’être en passe d’obtenir la levée de la protection intégrale du prédateur, en faisant sortir la Suisse de la Convention de Berne. Il est regrettable qu’il ne mesure pas le caractère profondément ridicule de sa démarche.
La Confédération n’a aucune intention de sortir de la Convention de… Berne! Mais comme le parlement, par quelque mystère insondable, a voté en faveur de la motion de M. Fournier, le Conseil fédéral a écrit au Conseil de l’Europe, pour tenter d’indroduire un nouvel article dans le texte de la convention: “Tout Etat peut, si les circonstances ont fondamentalement changé sur son territoire depuis l’entrée en vigueur de la Convention de Berne, formuler une ou plusieurs réserves à l’égard de certaines espèces.”
Le comité permanent de la Convention de Berne a rejeté la demande suisse, en motivant ainsi sa prise de position: ”Le comité permanent de la Convention de Berne a discuté de la proposition de la Suisse lors de sa dernière réunion, qui s’est tenue du 27 au 30 novembre 2012. Il a rejeté cette proposition car il est d’avis que l’article 9 de la Convention de Berne offre déjà suffisamment de possibilités de résoudre les conflits, même dans un pays comme la Suisse qui, au moment de la ratification de la convention, n’a pas exprimé de réserve à l’encontre du statut de protection du loup. A la demande des délégués suisses, le comité permanent a chargé le Secrétariat de la Convention de Berne d’adresser un courrier officiel aux autorités suisses compétentes afin de leur exposer les possibilités de gestion du loup dans les limites de l’article 9.” Le Secrétariat de la Convention de Berne explique dans ce courrier que la Suisse peut, dans des cas dûment motivés, déroger à la stricte protection du loup.
En Suisse, la situation n’a pas fondamentalement changé, selon le termes mêmes de la proposition suisse: la présence erratique de quelques loups de passage n’est pas un changement fondamental, que l’on sache. Dès lors, la proposition suisse contient en elle-même sa propre contradiction! Elle est donc nulle et non avenue.
En clair, il n’y a aucune raison de modifier le texte de la convention, puisqu’elle permet déjà des mesures propres à résoudre les conflits. Et il y a encore moins de raisons, pour la Suisse, de sortir de la Convention de Berne, en quoi par ailleurs elle se couvrirait de ridicule. C’est comme si la Suisse décidait de sortir des Conventions de Genève, dont elle est dépositaire.
Dès lors on comprend mal l’acharnement de M. Fournier, qui va claironnant, contre toute évidence, que la protection du loup a du plomb dans l’aile. Plus largement, on comprend mal son acharnement à vouloir éradiquer un animal dont il n’existe que quelques individus en Suisse. La Confédération n’a-t-elle pas de problèmes plus urgents à résoudre?
Le loup est revenu spontanément en Suisse, c’est un signe extrêmement positif pour un pays dont la biodiversité tend à s’effondrer. Certains cantons, comme Berne, Vaud et Fribourg, l’ont bien compris, et ont mis en place les dispositifs nécessaires pour que les choses se passent aussi bien que possible. On espère qu’il feront valoir cette approche intelligente et mesurée au niveau fédéral, si besoin est.
Le soutien de l’UDC au référendum contre la vignette à 100 francs suscite quelque colère dans le canton de Vaud. On laisse entendre en effet que le succès du référendum devant le peuple compromettrait le financement du contournement autoroutier de Morges.
Sachant l’impact dévastateur de ce projet sur une région encore relativement préservée, comme le montre cette vidéo effarante, on se dit que la vignette à 50 francs a du bon !
Pour les épargnants européens, le moment est peut-être venu de vider leur compte-épargne, d’acheter une maison, un cheval, ou de prendre une retraite largement anticipée. Bref, mieux vaut tout dépenser avant la Grande Confiscation. Selon le patron d’UniCredit, l’une des grandes banques italiennes, cité par Le Temps, il est “acceptable de confisquer les comptes d’épargne pour sauver les banques pour autant qu’il s’agisse d’une solution européenne commune.”
Quand on vous disait que le précédent de Chypre allait faire des petits! Les Suisses sont-ils à l’abri? Bien sûr que non, puisque notre gouvernement veut tout faire comme les Européens.
Perseverare …. Décidément vos émotions vous submergent et vous font perdre toute raison.Par ailleurs vous semblez bien ignorant quant à canis lupus. Lisez par exemple ” la vie des Loups ” de Shawn Ellis.Vous cesserez probablement de hurler avec les sots.
Moi, j’aime bien manger la viande, et je n’aime pas la partager avec les loups.
Que ceux qui aiment les loups plus que les centaines de pauvres bêtes victimes du loup nourrissent donc les loups à leurs frais, comme les paysans nourrissent à leurs frais les centaines de pauvres victimes des loups!
Quand on est envahi de tonnes de mouches, on sait que les loups ont précipité des pauvres bêtes dans le ravin! Nos grands pères étaient moins cons: Jésus nous a prédit que nous serions débarrassés des loups et des autres animaux sataniques…