ico Suisse La Suisse n’est plus un pays sûr. À qui la faute ?

20 mai 2012 | Catégorie: suisse

PHILIPPE BARRAUD

Le canton de Berne subit une flambée de vols dans les voitures, imputable essentiellement aux migrants du Maghreb. Mais pour la police, les premiers responsables, ce sont les propriétaires de véhicules !
Toutes les polices de Suisse tiennent le même langage aux propriétaires de véhicules: ne laissez aucun objet visible dans votre voiture; aux usagers des trains, on recommande de ne pas quitter leurs affaires des yeux; aux locataires et propriétaires, on recommande de tout fermer à clé et de faire relever la boîte aux lettres; aux usagers des bancomats, on conseille d’examiner la machine avant de l’utiliser. Le message sous-jacent est clair: si vous vous faites voler, cambrioler ou tailler au couteau, c’est de votre faute, vous auriez dû écouter la police et prendre vos précautions.Tout cela est un peu facile, mais ne cache pas une réalité brutale: la qualité de vie des Suisses est en chute libre. Ces Suisses qui, il y a quelques années encore, pouvaient laisser leur logement ou leur voiture ouverts, et que la police n’encourageait pas à devenir paranoïaques. Car oui, ils appréciaient de pouvoir se permettre un minimum d’insouciance, tout simplement parce que le pays était sûr, que les autorités politiques faisaient leur boulot, et que la police n’avait pas besoin d’être sur le qui-vive tout le temps et partout. Dans un pays développé et civilisé, on doit pouvoir revendiquer le droit de ne pas toujours penser au pire, de ne pas tout fermer à clé, de ne pas voir un criminel derrière chaque coin de rue: c’est la définition même d’un pays sûr.
La Suisse n’est plus un pays sûr. C’est cela le constat accablant que nous devons faire en tant que citoyens, et c’est le bilan que nous devons mettre sous le nez de ceux qui nous dirigent, en leur demandant: «Pourquoi n’avez-vous rien fait ?» L’explosion de la criminalité qui nous empoisonne tous n’est pas une fatalité, une conséquence de quelque cause extérieure sur laquelle on ne peut rien. Elle est le fruit d’une politique d’abandon et de laisser-faire, de soumission à des directives européennes détachées des réalités, d’une vision idéaliste d’un monde qui n’est pas idéal.
Si la qualité de vie des Suisses s’effondre, il n’est pas tolérable de dire qu’ils en sont les premiers responsables, parce qu’ils ne se barricadent pas chez eux. Les premiers responsables sont ceux que nous avons élus – hélas – et qui se moquent comme de colin-tampon du quotidien de leurs concitoyens.
À moins qu’ils ne soient totalement impuissants, ce qui est encore pire.
Nous devons exiger du pouvoir politique, à tous les échelons, qu’ils fasse à nouveau de la Suisse un pays sûr, en particulier en supprimant la libre-circulation des personnes, et en rétablissant donc les contrôles aux frontières – on le fait bien dans les aéroports, et personne ne s’en plaint. Plutôt que de traquer la motte de beurre et le kilo de boeuf, fermons la porte aux criminels. Cela causera des bouchons ? Cela fera hurler Bruxelles ?
So what ? Le premier devoir des autorités politiques suisses est de répondre aux besoins de sécurité des Suisses. Tout le reste est subsidiaire.

 

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Commentaire de Pascal Briod le 20 mai 2012 à 15:50

Il faudrait appuyer votre propos avec des statistiques… si vous n’en citez pas c’est peut-être qu’elles ne vous sont pas favorables?

La criminalité est très variable d’année en année et selon les délits, mais sur le long terme et de manière globale, les chiffres de l’OFS tendent à montrer que la criminalité est de fait plutôt en baisse.

Il semblerait qu’on idéalise souvent le passé.

Commentaire de Pierre Santschi le 20 mai 2012 à 16:02

En un petit quatrain:

Cela sera très long, car le comportement
Des “élites” d’ici qui ont pillé la tTerre
Sans vouloir assurer aucun remboursement
A créé des migrants: ils viennent “se refaire” !!!

Commentaire de Dr HS Varonier le 20 mai 2012 à 16:21

So what ? Just do it ! Yes we can if we need and want it !!

Commentaire de Christos Nüssli le 20 mai 2012 à 16:37

Un type piquait un clopet sur la margelle d’un puits.
Dame Chance vint à passer et lui dit: “je te réveille car en cas de malheur on n’aurait pas manqué de m’accuser mais, à mon humble avis, tu aurais quand même été bien plus responsable que moi”.

Commentaire de Achille Tendon le 20 mai 2012 à 17:15

Surtout merci à cette nomenklatura qui prône (depuis trop longtemps, hélas) le multi-culturalisme, qui n’est en fait qu’une hypocrisie de tous ceux qui “oeuvrent” à saper notre Etat de droit qui fait tant de jaloux, en Europe, notamment !!!

Commentaire de Patrick Gianini-Rima le 20 mai 2012 à 18:35

Quand vous vous faites agresser dans la rue ou dévaliser à la maison, quel soulagement de savoir que “sur le long terme et de manière globale, les statistiques de l’OFS (à qui l’on fait dire, comme on le sait, ce que l’on veut, ndlr), tendent à montrer que la criminalité est de fait plutôt en baisse”.
Ce genre de remarque est révélateur du regard froid et sans compassion que nous portent les technocrates qui, contrairement aux politiques souvent impuissants, nous gouvernent en réalité aujourd’hui: les statistiques démentent ce que vous vivez peut-être douloureusement dans votre chair, alors arrêtez de vous plaindre et chantez avec nous.
C’est avec de tels arguments que l’on pousse les gens du côté de partis dits populistes.
Par ailleurs, connaît-on réellement le nombre de victimes qui ne prennent plus la peine de porter plainte, tant les résultats d’une telle démarche sont devenus de nos jours illusoires.
Où sont les statistiques à ce sujet ?

Commentaire de Jean-Paul Guisan le 20 mai 2012 à 18:49

“Les premiers responsables sont ceux que nous avons élus – hélas – et qui se moquent comme de colin-tampon du quotidien de leurs concitoyens.”

Monsieur Barraud, puis-je vous demander avec respect si, dans une démocratie, les citoyens n’ont aucune part de responsabilité dans le choix qu’ils font de leurs autorités. J’ai en effet l’indécrottable naïveté de croire qu’ils les élisent librement et, avec un minimum de connaissance des causes pour lesquels ils les élisent.

Ce qui ne m’empêche pas, au demeurant, d’apprécier à leur juste valeur les journalistes et faiseurs d’opinion qui, comme vous, ont pour vocation d’empêcher tout le monde de s’endormir ou de mollir – autorités et citoyens demandeurs d’opinions aussi plurielles que chargées d’une pertinence incisive. Mieux vaut, en effet, être réveillés et maintenus alertes et alertés par des propos dérangeants, même hyperboliques, que par le ressenti tardif d’une insécurité par trop réelle.

Commentaire de Pierre KOHLER le 20 mai 2012 à 19:11

C’est justement parce que les douaniers ne traquent que la motte de beurre et le kilo de boeuf qu’ils ont perdu beaucoup de crédibilité et que le rétablissement des contrôles aux frontières ne produira probablement pas l’effect désiré.

Commentaire de Gabrielle MUDRY le 20 mai 2012 à 20:20

Comme Philippe Barraud a raison!
Pas besoin de statistiques pouvant être faussées par ceux qui y trouveraient un avantage… Dame! Il y a si longtemps qu’ils se bouchent les yeux!

Un cas type authentique: une brave dame se promène, de jour, au bord du lac.
Un jeune homme passe par là et lui arrache son sac, si violemment que le bras est cassé.
Accueil du mari: “Je t’avais bien dit de ne pas sortir avec ton sac à main!…”
Le mari a raison: tout le monde sait qu’un sac à main est fait pour rester à la maison, voyons!… Et quelle bêtise, pour une femme seule de se promener au bord du lac!

Autrement dit, les victimes ont toujours tort: le tort d’exister!

J’ai vécu une enfance et une jeunesse qui n’étaient pas toujours drôle, notamment à cause de la guerre.
Mais, en toute objectivité, nous nous sentions protégés et compris en cas de plainte. Nos amis, Français, Italiens et Espagnols ne tarissaient pas d’éloges sur la sécurité régnant en Suisse.
Quant à nous… il nous était facile de faire la différence, lors de nos voyages à l’étranger.

Pourquoi “mettre la tête sous le sable” au lieu de “prendre le taureau par les cornes?

On éponge, on éponge… et on oublie de fermer le robinet!

Commentaire de Paul Bär le 20 mai 2012 à 21:14

Mêmes causes, mêmes effets :

http://www.irinnews.org/fr/Report/95484/ISRA%C3%8BL-Escalade-des-tensions-entre-les-locaux-et-les-migrants

http://www.romandie.com/news/n/_Un_Israelien_inculpe_pour_incendie_criminel_visant_des_migrants_africains95180520121857.asp?

Au moins, en Israël, on peut décrire la réalité et envisager des solutions, sans se faire traiter de “nazi” !!!

Commentaire de Paul Bär le 20 mai 2012 à 21:21

Je rappelle les propositions du gouvernement Netanyau :

1 : détention administrative de trois ans pour les clandestins non coopératifs.

2 : cinq à quinze ans de prison pour les citoyens israéliens ayant collaboré aux phénomènes de migration illégale.

3 : construction d’une barrière de séparation dans le Négev.

Commentaire de Paul Bär le 20 mai 2012 à 21:30

“…les chiffres de l’OFS tendent à montrer que la criminalité est de fait plutôt en baisse.

Il semblerait qu’on idéalise souvent le passé.”

Voilà exactement le genre d’attitudes bien sournoises qui mériteraient un traitement “israélien”.

Arrêtez de nous raconter des salades ! Je suis juste assez vieux pour me rappeler de la Suisse d’avant, pour savoir qu’on pouvait alors sortir de chez soi sans fermer sa porte, pour me rappeler qu’on pouvait laisser n’importe quoi en évidence dans sa voiture sans rien risquer, qu’on pouvait traverser un quartier (quartier alors sans guillemets) sans éventualité de mauvais coups etc…

Evidemment, je suis d’accord avec vous, la Suisse d’aujourd’hui est probablement plus sûre que pendant la guerre de Trente Ans !

P.S. de toute façon, c’est trop tard. La criminalité des illégaux, ce n’est que la queue de la comète ; le pire, c’est le regroupement familial et ça, en deux ou trois générations, ça provoque des dégâts irréparables.

Commentaire de Marie-France Oberson le 21 mai 2012 à 11:05

@Monsieur Briod

“La criminalité est très variable d’année en année et selon les délits, mais sur le long terme et de manière globale, les chiffres de l’OFS tendent à montrer que la criminalité est de fait plutôt en baisse.

Il semblerait qu’on idéalise souvent le passé.”

ben parlons-en du passé soit disant idéalisé! Vous l’avez vécu ce passé ?

Il y a quelques 4 décennies en arrière , j’arrivais en Suisse après avoir vécu dans une ville de France réputée pour son insécurité.
Evidemment, arrivée ici, j’avais gardé mes réflexes d e protection: mon mari se moquait de moi lorsque je fermais la porte de notre domicile à clé, ou la voiture, lorsque le soir je rentrais vélo et autre matériel..
Peu à peu je me suis adaptée à cette ” culture” de paix et de sécurité.
Comme j’ai apprécié durant 20 ans !!
J’ai pris le train , le soir pour me rendre à une conférence, un débat, un spectacle, un cours, au chef lieu de mon canton ou du canton voisin , revenant par le dernier train, marchant à travers les ruelles désertes.. sans aucune crainte.
Le bon temps!
Depuis une quinzaine d’années, si je me trouve seule ,à la gare de ma région ou d’un chef lieu, le soir, c’est que je n’ai pas pu faire autrement .
Même les journaux locaux ne peuvent plus passer sous silence les actes “d’incivilité” (!) qui sont perpétrés dans ou devant les gares, sur certaines lignes CFF régionales; ces journaux ne peuvent même plus cacher l’origine des personnes qui causent cette insécurité
Et que dire des violations de domicile ?( dans mon canton , des violations de domicile sont même perpétrées lors de funérailles .)
Aujourd’hui, mon mari, lui aussi ,vérifie que la porte d’entrée soit fermée . Ayant eu une “visite” il y a 3 ou 4 ans, nous avons même pris un chien…

Les statistiques me contredisent ?… l’insécurité que j’observe et que je ressens ? c’est certainement dans ma tête..

Commentaire de Yann Engel le 21 mai 2012 à 14:00

Pour une Suisse plus sûre, VOTEZ UDC!!!

Commentaire de Jean-Pierre Blanc le 21 mai 2012 à 16:10

- A qui la faute ?
- Aux mondialistes !
- La solution ?
- http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=hsDNZhvAbyg

Commentaire de M. Chappuis le 27 mai 2012 à 4:35

Cette situation est la conséquence de la gauche bourgeoise et de la droite économique qui ne sont que les deux faces d’une même médaille.
La gauche la vraie,celle qui défend les ouvriers et le petit peuple, et la droite nationaliste se trouvent étonnamment des points communs
Ainsi si les problèmes causés par l’immigration incontrolée et les dérives de la libre circulation dont les premiers à en pâtir sont cette catégorie de population ,il est fort possible qu’à l’avenir ces deux partis fusionnent.

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