La France, l’Allemagne, l’Italie sont, selon les besoins, des Etats de droit ou des Etats voyous. Plutôt que de s’en offusquer, il faut contre-attaquer, et jouer dans le même registre car pour la Suisse, la catastrophe menace.
Les vols de données dans les banques suisses vont se multiplier, puisque ce genre de délit permet de gagner beaucoup d’argent sans prendre de grands risques. Pour les banques, c’est une authentique catastrophe, qui porte en germe une véritable débâcle pour l’ensemble du secteur bancaire, les emplois qu’ils générère, et donc l’économie en général. En effet, la confiance que les établissements suisses avaient réussi à construire au fil des années est en train de s’effondrer comme un château de cartes. Et sans confiance, il n’y a pas de banque, c’est aussi simple que cela.
Hier c’était la France qui fricotait avec les voleurs; aujourd’hui – une fois de plus, il faut le dire – c’est l’Allemagne. Ce comportement, délibérément hostile à la Suisse, est honteux, ignoble, tout ce qu’on voudra, mais il est, et se perpétuera. Dès lors, que faire?
Du côté des banques, il faudra améliorer grandement le recrutement, mais surtout verrouiller encore davantage l’accès aux données sensibles, y compris pour les cadres supérieurs. Personne, rigoureusement personne, du haut en bas de l’échelle, ne devrait avoir accès aux données complètes des clients. Mais ce sont surtout les informaticiens qui doivent être surveillés de très près car, de par la nature de leur travail, ils sont idéalement placés pour tromper la vigilance de leurs supérieurs, souvent dépassés sur le plan technique, et se procurer les mots de passe et codes d’accès nécessaires pour trahir l’entreprise. Mais ne rêvons pas: il y aura toujours des employés félons, et d’autant plus s’ils sont encouragés et stipendiés par des Etats étrangers.
Du côté de la Suisse officielle, elle doit se montrer beaucoup plus ferme dans toutes ses relations européennes, et abandonner cette attitude d’hôtelier bien élevé qu’affecte Hans-Rudolf Merz – jamais un mot plus haut que l’autre, confiance aveugle dans la partie adverse au moment même où elle est – pardon pour l’expression – en train de le baiser.
La Suisse a le droit le plus absolu de geler toutes les négociations en cours, mais aussi d’user d’une riposte graduée en termes de tracasseries diverses, qu’il s’agisse de douanes, de circulation des frontaliers, de transit des poids lourds, de préférence nationale en matière d’emploi (que la Suisse est la seule à ne pas pratiquer en Europe). Il ne s’agit pas de prendre des mesures officielles, mais de suggérer aux fonctionnaires compétents de se montrer un peu plus zélés. Nos chers voisins pratiquent eux-mêmes admirablement l’art de la tracasserie à l’égard de la Suisse, sans avoir l’air d’y toucher en hauts lieux. Tenez: Sarkozy nous jure un amour immense, tout en saisissant chaque occasion de nous taper dessus. Eh bien! Faisons la même chose, arrêtons enfin d’être bien élevés, avant d’être complètement à poil…
Enfin, selon la saine loi du talion, la Suisse pourrait encourager ses services secrets à collecter toutes sortes de données sur nos partenaires étrangers, et en particulier leurs dirigeants, puis au besoin organiser des fuites dans la presse, de manière à disposer d’une monnaie d’échange.
Quant aux voleurs qui fricotent avec Mme Merkel et M. Wœrth, tels le nommé Hervé Falciani, petite frappe méprisable, ils devraient commencer à réaliser qu’ils jouent un peu trop gros, et qu’à force de menacer des intérêts colossaux, ils risquent de connaître le triste, mais juste sort des maîtres-chanteurs: ils rêvaient de retraite anticipée aux Bahamas, et voilà qu’ils finissent coulés dans un pilier d’autoroute, ou lesté d’un parpaing au fond d’un lac. Un fin très morale, disons-le.
Le combat du socialiste Georges Frêche, président de la région Languedoc-Roussillon, contre les énarques glacés de la direction nationale du PS, est délectable. Voici un homme très populaire, prof de droit romain, qui ose parler librement avec sa faconde méridionale, faire des blagues un peu grasses, et refuse de “se mettre un boeuf sur la langue”. Impardonnable pour les Parisiens, évidemment, qui ont juré de le descendre. Oui mais! Encore faudrait-il que l’électeur soit d’accord, et là, Mme Aubry et ses complices peuvent toujours courir…
On trouvera de délicieux extraits de son livre-règlement de comptes dans Marianne No 670 du 20 février.
Un ancien footballeur français de couleur publie un livre intitulé “Mes étoiles noires, de Lucy à Barack Obama”. Curieusement, personne ne s’est demandé si cette démarche n’avait pas un petit côté raciste, quelque part. Absurde? Imaginez alors qu’un sportif blanc publie un livre qui s’appellerait, par exemple: “Mes étoiles blanches, de Socrate à Winston Churchill”. Vous imaginez le tollé? Les dénonciations et les manifs? Mme Manon Schick plein pot sur La Première, et une mise au point de la Fédération des Eglises protestantes?
Dans certains cas précis, les minorités ont manifestement davantage de droits que les autres. Au moins, cela fait réfléchir.
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Félicitations M. Barraud, encore une fois, vous frappez juste, c’est un plaisir que de vous lire.
Car il ne faut pas compter sur notre CF, et nos médias pour défendre.
A ce propos, j’ai appris aujourd’hui le lancement officiel de l’initiative UDC pour l’Election du Conseil fédéral par le peuple.
Nous retrouvons là un M. Barraud plus conforme à celui que nous connaissons ; à la bonne heure ! Nos sept sages, et quelques autres, pourraient se replonger avec profit dans le Livre du soldat de 1959, époque bénie où la Confédération ne faisait pas mine d’ignorer les rapports de force et proposait à ses fils une devise ayant valeur de méthode : “Sois fort et vigilant, ton pays sera libre !”
M. Barraud,
Je partage votre ire à l’égard de nos “chers voisins” !
Lorsqu’un Etat de droit sensé être le garant des valeurs de son ordre légal se mue en receleur, il se dévoie et c’est indigne !
Les escrocs sont désormais avertis : il est beaucoup moins risqué de voler des données bancaires que de braquer une banque. Cela rapporte plus et c’est beaucoup moins dangereux. Ils pourront même être élevés au rang de héros nationaux !
Le recel va assurément faire des émules !
Magnifique, bravo M. Barraud
Je me rallie à votre article, que du bon sens !.
Je vous offre volontiers un mégaphone pour que les sourdingues mielleux et mollassons de Bern se réveillent et vous entendent !
Nous avons, au pouvoir, des politiciens de petit temps, maîtres dans l’art du louvoiement et de la bonne composition ; alors qu’il nous faudrait au contraire des durs, des qui cognent, qui résistent et qui tracent la route, agissant en premier lieu sur le principe de “tout prendre et ne rien donner.”
Bref, des dirigeants qui défendraient d’abord l’intérêt de la nation, au lieu que de vouloir à tout prix préserver l’illusoire harmonie du concert des nations.
Par exemple, certes ce ne serait pas très élégant, mais on ne défend pas un pays en gants de soie, on pourrait utiliser comme levier les Allemands travaillant en Suisse, en faisant comprendre à Berlin qu’ils sont mieux, occupés, chez nous qu’au chômage outre-Rhin.
Remarquez, tout n’est pas si noir, la situation devient si tendue, qu’on n’entend même plus nos “Bruxellois” nous seriner que “oui, mais si nous étions dans l’Europe blablabla…”
P.S. Il nous faudrait aussi quelques “snipers” politiques, des sortes de pitbulls qui taperaient, en toute mauvaise foi là “où ça fait mal”. Comme je me marrerais, si j’étais dans ce rôle, de lancer au détour d’un entretien “mais, cette liste, il faut l’envoyer où ? A la Kommandantur, aux services de l’Abwehr ?”
))
Infrarouge, en ce moment, sur le sujet : autour de la table, d’abord un banquier qui défend sa corporation (rien à dire, normal) mais aussi un journaliste (pro-européen), un socialiste (pro-européen) et un PDC (pro-européen). Tout l’art du débat non-orienté sur notre télévision d’Etat. Probablement, une question technique d’espace autour de la table ou peut-être un manque de chaises dans le studio (ne pas inviter de politicien UDC, facile dégagement en touche pour se cantonner à l’aspect juridique du problème, sans aborder trop à fond ses implications politiques).
Je vous rejoins et particulièrement dans votre conclusion: ces Bibi-Fricotins risquent de connaître une fin qu’ils n’avaient pas imaginée… Ceci dit, Achtung ! Ne pas se faire baiser entièrement d’accord, mais une guerre d’usure tracassière n’est probablement pas la meilleure voie. Après avoir entendu ce soir à la TVSR le CF Burkhalter avec Darius Rochebin (qui s’est du reste fait remettre en place !!), il me semble être à la hauteur de la situation, calme et ferme, au fond comme on aimerait que tous les CF le soient. N’est-ce pas aussi votre avis ?
En ma qualité de malheureux phacochère à la solde des Etats voyous et autres renégats de l’intérieur, j’ai le plaisir de déposer une opinion légèrement à contre-courant, histoire de meubler ma pause. Voici donc un petit résumé de mon point de vue.
Depuis fort longtemps, la Suisse pratique un certain parasitisme en incitant le contribuable étranger (de préférence riche) à faire fructifier son argent chez nous en le soustrayant accessoirement au fisc de son pays (dommage collatéral rimant avec dommage légal). Or, il se trouve que nos voisins voient cela d’un mauvais œil (je suis certain cependant que deux ou trois lecteurs de ce blog parviendront à pousser l’empathie jusqu’à les comprendre un peu).
Pour des raisons évidentes, l’échange de renseignements (assistance administrative) automatique ne nous sied pas (après tout, nous voulons cet argent à tout prix, faut arrêter de nous emmerder). C’est pourquoi, afin de calmer les esprits, nous avons conclu avec l’UE les accords sur la fiscalité de l’épargne (retenue à la source d’un impôt UE).
Dans la foulée, nos banques ont créé -en toute légalité, cela va sans dire- toutes sortes de produits permettant à nos amis étrangers d’éluder cet impôt à la source (une connaissance qui travaille dans une banque m’a expliqué qu’ils avaient reçu des listes mentionnant les produits spécialement conçus pour les Français, les Allemands, …). Là encore, je suis certain que les plus empathiques d’entre nous parviendront à comprendre que cela ait pu irriter nos voisins jusqu’à les pousser à remettre en doute l’équivalence entre la retenue à la source de l’impôt UE et l’assistance administrative automatique, d’un côté, et oser émettre des réserves sur le bien-fondé du secret bancaire conjugué avec la subtile nuance entre soustraction et fraude, de l’autre.
Ces derniers temps, on a effectivement l’impression que la situation sent le roussi. Peut-être que l’arrogance d’un petit pays favorisant la triche tout en se permettant de donner des leçons de démocratie aura fini par agacer l’Allemagne et la France… A mon avis, si «les maîtres-chanteurs et le Panzer allemand» ont accepté de négocier jusqu’à présent, ce n’est pas parce qu’ils ont craint la puissance économique de la Suisse. C’est plutôt parce qu’ils ont voulu se montrer aimables.
Vous qui prônez l’application des grands moyens (fermeté, loi du talion, services secrets, organisation de fuites), n’oubliez pas que vos ennemis sont bien plus puissants que la Suisse. Personnellement, je trouve déjà assez arrogant quand un ministre dit: «Nous ne négocions pas. En revanche, nous voulons bien vous expliquer notre système». A mon avis, ce n’est pas la peine d’en rajouter, en encore moins de montrer les dents.
Pour terminer, laissez-moi préciser deux choses: je trouve moi aussi que les Falciani sont de sinistres opportunistes et je ne ressens aucunement de la Schadenfreude. Ce que je ressens, c’est au contraire une certaine tristesse pour un pays que j’aime et que -durant toute mon enfance- je croyais profondément honnête.
Encore une chose, si j’ai bien compris M. Barraud veut la mort de M. Falciani, mais est-ce que vous ne perdez pas un peu vos nerfs ? Vous qui vous considérez Chrétien (protestant) n’êtes-vous pas en contradiction, dans toute cette histoire, qui est moral ? Les banques, M. Falciani,…? Franchement c’est un chaos total et je crois qu’on doit tenter une négociation en sortant la tête haute et rester calme. Il me semble que M. Burckalter pourra avoir la solution. Que Dieu bénisse la Suisse, c’est le cas de le dire à ce moment précis.
ps. je suis très nationalisate, conservateur, proche du parti Radical-Libéral (membre jusqu’à nouvel avis) et parfois UDC, mais sur ce point je crois être à contre-courant à mon avis. Revenons à nos valeurs, travail honnête, etc. C’est ça la Suisse, pas la fraude.
J’aime beaucoup lire Philippe Barraud et apprécie sa profonde maîtrise des dossiers les plus ardus.
Toutefois, dans ce débat, je dois souscrire à l’analyse étayée de Christophe Schälchli: en toute insouciance collective (autorités et médias en particulier) la Suisse bancaire prend progressivement les caractéristiques d’un état voyou:
-Affaire des fonds juifs, en particulier le refus de plusieurs grandes banques de rechercher activement les propriétaires des fonds et leurs héritiers;
-Affaire OCDE où une organisation internationale d’envergure et de réputation irréprochable doit intervenir pour expliquer à la Suisse qu’il est temps de mettre fin au piratage des impôts dûs aux gourvernements des pays voisins;
-Affaire UBS-USA où moins de deux ans après la signature d’un accord formel, l’UBS institue un système hyperperfectionné cosntruit pour détourner de l’accord conclu, démarchages massifs à l’appui;
Biensûr d’autres pays en font autant et bien pire. Reste à la Suisse de choisir son camp.
Deux propositions:
- Le milieu bancaire suisse devrait commencer par réviser son code éthique et le mettre en oeuvre strictement.
- Faute d’éthique, le milieu bancaire suisse serait bien inspiré de mettre dans la balance d’une part les dégâts successifs causés à l’image de la profession et du pays, et à celle de la Suisse en comparaison aux bénéfices réalisé.
J’ai suivi une partie du débat infrarouge de la TSR hier soir: force est de constater la faillite argumentaire du monde bancaire suisse sur le sujet.
Si la Suisse entend poursuivre dans son rôle de contributeur constructif au concert des nations, qu’elle quitte la zone grise des états au comportement louche et rallie une position réellement défendable.
Il est temps que le Conseil Fédéral traite le sujet en montrant sa capacité de se détacher de l’influence du milieu bancaire suisse.
Encore un point intéressant je crois.
Je suis moi-même pharmacien et j’ai travaillé dans plusieurs pharmacies de Suisse romande. Dans une pharmacie un pharmacien faisait des arnaques à l’assurance. Comment peut-on faire des arnaques à l’assurance ?
Assez simple: trouvez une pharmacie dans un quartier populaire, les gens n’ont pas d’avocats, sont plus naifs, etc.
Deuxio lorsqu’une ordonnance vient pour une boîte par exemple de 20 comprimés, vous lui donnez toujours la grande boîte de 100.
Ensuite si vous voulez gagner encore plus d’argent, vous faites faire des ordonnances par le médecin (on les appelle de complaisance) et au lieu de donner le médicament prescrit, vous donnez un parfum ou un médicament non remboursé. Comme ça le client vient, revient,… et à la place. L’affaire est bouclée. Ah vous pouvez aussi toujours donner l’original et jamais le générique, en tout cas pas le moins cher.
Très clairement j’ai démissionné de cette pharmacie et je n’ai pas dénoncé (il semble qu’en Suisse ce soit mal vu, je m’adapte donc à ma culture, aux USA ce serait différent je crois).
Mais la question qui se pose, ne paye-t-on pas trop d’assurance maladie avec ces arnaques ? A mon avis j’estime à 5% le nombre de pharmacie qui font ce business juteux, peut-être plus. En général il s’agit de pharmaciens étrangers (non suisses) qui font ces arnaques. Voilà mon analyse et croyez-moi je connais très bien ce secteur.
Et là comme pour les banquiers, une grande partie des pharmaciens (et aussi des étrangers) font très très bien leur métier, en France le pharmacien a un taux de confiance de 93%, donc il est au top des métiers. Mais pour ces 5 à 10% de pharmaciens voyous, serait-ce au Conseil fédéral de les défendre, à toute la Suisse d’avoir pitié pour ces arnaqueurs ?
Il y a des bons banquiers mais on défent les mauvais, je n’y comprends plus rien.
Voilà ma comparaison s’arrête là.
Intelligence, pondération et sens des valeurs…. voilà ce qui caractérise à mon sens, non pas le texte de M. Barraud, mais bien le commentaire de M. Schälchli!!
Moralité des affaires qui empoisonnent actuellement nos banques, et notre pays par voie de conséquence: lorsqu’on est incapable d’adopter par soi-même des changements évidents d’un point de vue éthique, l’extérieur se charge de nous les imposer!
Que cela nous serve d’enseignement pour le futur…..
Bravo Monsieur Barraud. Comme vous, j’ai la moutarde qui me monte au nez.
Dans le Figaro de ce jour, on peut lire que “Le but de Falciani était à partir de déc. 2008, de “servir la France” (sic!)
Falciani ets une balance; point barre.
Un espion au service de la France et de l’Allemagne malgré son démenti. Un espion. On est donc en guerre avec nos voisins? Agissons donc en fonction de cette donnée.
L’Allemagne et la France (surtout cette dernière que je connais particulièrement bien) rackettent leurs contribuables, ce qui n’est pas moins moral que le secret bancaire.
Quant à prétendre que cet argent serait de l’argent sale est un contre sens puisque c’est de l’argent soustrait au fisc donc, propre puisque fiscalisé!!!
De p’lus la Suisse dispose d’un dispositif le plus strict d’Europe en matière d elutte contre le blanchiment d’argent sale.
La vérité c’est que l’UE va mal. Les trois plus gros contribuables que sont la France, l’Allemagne et l’Italie ont besoin d’argent, de beaucôup d’argent pour venir au secours de la Grèce et de l’Espagne (19% de chômage chez cette dernière!) Et ne me dites pas que c’est la faute à la crise. La crise nous touche aussi. L’Espagne avait amorcé sa descente aux enfers bien avant la crise!
Et je ne crosi pas que ce soit les quelques millions récupérés dans nos banques qui vont palier à la mauvaise gestion d el’UE.
Nos voisins veulent la guerre ? Alors, agissons avec cette donnée. Que nos voisins reprennent leurs ressortissants et les inscrivent à leurs propres offices du chômage !
J’abonde dans votre sens, Marie-France.
Permettez moi d’ajouter 2 réflexions:
1) Il semble que l’Allemagne prévoit un déficit de 330 milliards d’Euros à l’avenir. Dans les banques Suisses on estime les avoirs Allemands à hauteur de 150 milliards d’Euros. (entendu à l’émission Infrarouge d’hier soir)
Pas besoin d’être un “matheu” pour comprendre que quoiqu’il arrive l’Allemagne finira au fond du gouffre.
A moins d’un miracle…
2) Au vu de l’état financier désastreux de l’Allemagne, considérée comme le moteur de l’Europe, on n’ose imaginer l’état des finances des autres états. Voyez l’Espagne et la Grèce que vous citez avec raison.
A ce rythme c’est donc toute l’UE qui cours à sa perte, et ce n’est pas la Suisse qui pourra sauver l’UE. Bien au contraire.
La Suisse représente, je pense, la petite branche à laquelle l’UE essaie de s’accrocher désepérément dans sa chute.
Pour info, il semble que la Belgique, les Pays-Bas et l’Autriche montrent un intérêt certain à se procurer les listes en possession de l’Allemagne.
Hervé Falciani est français. Une chose que je ne comprends pas, Avec tout les diplomés sortant des grandes écoles HEC à Lausanne et Genève pourquoi cette banque n’as pas engagé un employé suisse ?