Toute attaque contre la défense nationale fait le miel de nos médias rose-verts. Et lorsque les flèches proviennent de hauts gradés – à la retraite tout de même, courageux mais pas téméraires – c’est l’extase. La sécurité des Suisses mérite mieux que ces bavardages.
La dernière pique en date contre la défense vient d’un brigadier à la retraite (les mauvaises langues diront qu’il est aigri de n’être point devenu divisionnaire…), qui relaie une attaque frontale des Verts libéraux. Selon eux, les tirs obligatoires sont inutiles et obsolètes, il faut donc les supprimer, et dans la foulée retirer leur arme de service aux militaires.
L’éditorial de 24 Heures du 30 juillet est exemplaire de l’attitude de la plupart des médias à l’égard de l’institution militaire. Tout prétexte est bon pour jeter le bébé avec l’eau du bain: de toute façon l’armée est dépassée, inutile, et plus personne ne s’en soucie. Mais pourquoi, alors, lui consacrer autant d’espace, autant de haine ?
Le pire ennemi de notre défense nationale, c’est l’esprit destructeur qui anime ses adversaires. Ils ne visent pas à la résolution des problèmes réels auxquels notre armée est confrontée, comme toute armée; ils visent seulement à saper l’image de l’institution, et à imposer, à terme, son démantèlement. Dans ce domaine, l’axe GSSA-médias est une machine de guerre redoutable, point pacifiste du tout, dans la mesure où elle jouit d’une audience considérable et peut donc, à force d’attaques constantes, miner peu à peu la confiance du peuple dans l’institution.
Malheureusement, cette campagne permanente reste le plus souvent sans réponses. Les premiers intéressés – les officiers – font profil bas et entrent dans le jeu de leurs adversaires, négocient quelque aveu, reconnaissent à demi-mot qu’ils n’ont pas tout tort; jamais un coup de gueule, jamais une réplique frontale, hélas, alors même qu’ils ont les arguments nécessaires.
Adversaires comme représentants de l’armée portent une très lourde responsabilité vis à vis des citoyens et de leur sécurité; les uns par volonté de priver la Suisse des moyens de se défendre, les autres par manque de courage et de conviction. Savoir si les tirs obligatoires à 300m. sont nécessaires ou obsolètes n’est pas fondamental; mais ils font partie de ce que le chroniqueur de 24 Heures appelle avec mépris les «aspects folkloriques». Ne lui en déplaise, ces aspects sont constitutifs de ce qui fait de l’armée suisse une armée populaire – encore un peu populaire, malgré les incendiaires. Le fait de conserver son arme à domicile participe aussi de ce caractère enraciné de notre armée, et c’est bien pourquoi il n’est pas question d’y toucher.
Grand spécialiste de la chose militaire – si on en croit ses avis péremptoires – le journaliste de 24 Heures affirme que la guerre moderne n’a que faire de bon tireurs. Sans doute le conflit syrien n’est-il pas un conflit «moderne», mais on y voit beaucoup de tireurs, en photo, le même jour dans le même journal ! Certes, ils ne lisent pas 24 Heures, les malheureux, et ignorent donc que leur façon de combattre est obsolète.
Je ne suis pas un grand spécialiste de la guerre, mais je crois aux enseignements de l’Histoire. Et quelque chose me dit que dans un armée, il vaut mieux compter des hommes armés qui savent utiliser un fusil, que des militaires sans armes, ou qui, bien qu’armés, n’ont jamais tiré une cartouche, comme dans l’armée française du désastre de 1940.
Comme d’habitude, on nous ressort les vieilles lunes de la menace terroriste et de la cyberguerre. Coincés dans leurs oeillères idéologiques, les ennemis de l’armée semblent ne pas pouvoir comprendre que la guerre, c’est un ensemble d’agressions, sur une palette la plus large possible. La guerre moderne commence par du terrorisme et des cyberattaques, mais elle se poursuit, évidemment, par les moyens traditionnels. Et ceux-ci impliquent inévitablement de vraies armes, avec des hommes qui savent s’en servir – même à 300m. ! –, des avions, des blindés et tutti quanti, cela même dont on voudrait priver notre armée.
Le monde devient de plus en plus dangereux, parce que la crise s’installe pour durer, parce que les ressources essentielles s’épuisent à grande vitesse, parce que la surpopulation submerge la planète. Pour la Suisse, c’est le moment non pas de démanteler son armée, mais au contraire de la renforcer et surtout, de la sortir du syndrome dépressif où elle macère depuis trop longtemps.
L’historien romain Ammien Marcellin, qui était par ailleurs un haut gradé de l’armée impériale, était clairvoiyant, réfléchi et, selon les spécialistes, étonnnamment impartial. Il a ainsi pressenti l’imminence de la chute de l’Empire, en décrivant un monde ployant sous le poids des impôts, et victime de la paupérisation de vastes segments de la population.
Tiens tiens! Serions-nous donc à la veille de la chute d’un empire?
Le soutien de l’UDC au référendum contre la vignette à 100 francs suscite quelque colère dans le canton de Vaud. On laisse entendre en effet que le succès du référendum devant le peuple compromettrait le financement du contournement autoroutier de Morges.
Sachant l’impact dévastateur de ce projet sur une région encore relativement préservée, comme le montre cette vidéo effarante, on se dit que la vignette à 50 francs a du bon !
Curieusement, on tenait les mêmes discours juste avant la dernière guerre. Les mêmes bobos ânonnaient les mêmes slogans gentillets et utopistes du “plus jamais ça”.
La prochaine guerre risque bien d’être celle de l’eau et de l’énergie. La Suisse sera là dans l’oeil du cyclone et sera bien dépourvue quand la guerre sera venue.
Et ce sont les descendants de ces même bobos qui veulent détruire toute notre volonté de défense (pour la laisser à la future armée, pour autant que cela se fasse avant sa ruine programmée, de l’UE) car c’est bien de cela qu’il s’agit. Preuve en est les stridulations complulsives des milieux touristiques contre les vols de jets militaires, alors que ceux, civils et qui durent toute l’année sans discontinuer, se passent dans un silence assourdissant !
Celui qui se bat peut perdre. Celui qui ne se bat pas a déjà perdu!
C’est un sujet complexe… il est probablement naïf de vouloir démanteler toute défense nationale, mais n’est-il pas également naïf de ne pas remettre en question le mode de fonctionnement actuel de l’armée en Suisse ? Il faut calquer l’armée sur les dangers potentiels, est-ce toujours le cas ? Pour prendre l’exemple anecdotique des tirs obligatoires, on peut effectivement se poser la question de leur utilité, même en n’étant pas un antimilitariste. Ce n’est pas parce qu’ils étaient utiles en 1940 qu’ils le sont aujourd’hui sous leur forme actuelle, car pour avoir encore effectué ces tirs obligatoires il y a quelques années seulement, j’ai toujours eu la désagréable impression d’être extrêmement peu préparé si il y avait eu un conflit, et ce malgré ces tirs obligatoires. Alors certains diront que c’est mieux que rien, mais à supposer que ce soit le cas, ce n’est pas une préparation adéquate en cas de conflit. Ce n’est certes qu’un petit exemple qui ne saurait décrire à lui seul les dysfonctionnement actuels, mais il me semble assez symptomatique.
Alors de deux choses l’une, soit on professionnalise l’armée avec des militaires dignes de ce nom, armée qui devrait il me semble s’adresser en priorité aux nouvelles menaces, soit on garde un système actuel dont l’impression qu’il donne est qu’il est un peu figé sur le passé. Tout cela coûte bien cher, n’est-ce pas ? Alors autant dépenser à bon escient.
J’adhère au propos de M. Barraud, à l’exception de son affirmation relative à l’attitude des officiers. Il est parfaitement faux de dire que personne ne réagit et que tout le monde se laisse faire…la Société suisse des officiers se bat et se battra pour que la suisse puisse continuer à disposer d’une politique de sécurité crédible et d’une armée digne de ce nom. Au sujet des tirs obligatoires, merci de vous référer à mon courier du lecteur à paraître prochainement dans 24H.
M. Zufferey,
Je comprends et partage dans une certaine mesure votre sentiment de n’être pas assez préparés en tant que miliciens, mais je ne pense pas que des professionnels voire mercenaires soient mieux à même de défendre notre pays que des miliciens qui seront certainement autrement motivés dans cette tâche.
Mon père était mobilisé directement à l’issue de son école de recrue (accélérée au vu de la mobilisation durant celle-ci) lors de la dernière guerre mondiale. Lorsque je me posais de sérieuses questions sur notre degré de préparation et de motivation à mon école de recrue, il m’a fait remarquer que le contexte peut changer rapidement, mais lorsque la motivation est tout à coup là, lorsque c’est plus “pour rire” ou “faire semblant”, les réflexes appris à l’école de recrues, et gardés en mémoire grâce aux cours de répétitions et aux tirs obligatoires reviennent vite et sont fort utiles.
M. Barraud,
Vous avez raison: Les prochains conflits seront (d’ailleurs comme la plupart des derniers) axés autour du manque programmé des ressources premières, vitales.
La seule manière possible de désamorcer maintenant ces futurs conflits est un contrôle strict et volontaire de la démographie dans tous les grands pays du monde, par l’éducation et la responsabilisation de chaque personne. Autant dire une tâche colossale et idéaliste, au vu de l’arme démographique utilisée tantôt par les religions, tantôt par les pays, et des intérêts à court terme à l’échelle humaine.
Un homo-sapiens sur 15 nés depuis de milliers d’années est en vie (source: http://www.wolframalpha.com/input/?i=total+population+in+world et http://www.wolframalpha.com/input/?i=106.5+billion+people&lk=1 ), et la forme de la courbe ne laisse aucun doute sur l’amplitude et l’imminence du problème:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Population_curve.svg
Autant dire qu’une défense active, aussi crédible que possible (donc principalement de milice, préparée de façon professionnelle) est indispensable au maintien d’une dissuasion persuasive, est indispensable au maintien de nos ressources vitales.
Et justement, s’il n’y a pas de conflits, c’est aussi grâce à cette dissuasion crédible.
Tout ceci est valable pour autant que:
1) notre propre démographie, en particulier migratoire et immobilière soit aussi maîtrisée et
2) notre auto-suffisance alimentaire soit rétablie par une revalorisation du statut et de l’intérêt du dur métier de nos paysans.
Comme quoi, tous ces thèmes sont d’une grande cohérence et importance dans une stratégie nationale visionnaire dont nous avons besoin d’urgence.
Je lisais hier dans le magazine de la Migros l’édito de l’historien-sociologue-gardien du bien-penser de service (1) que le pacte de 1291 n’était qu’un faux du Moyen-Age et que tout ça, c’était bien folklorique, pas important, juste une histoire de gardien de vaches, limite ridicule.
Le “spécialiste” en question n’avait probablement jamais lu Lévi-Strauss ou Dumézil (ou alors seulement en travers pour la moyenne de fin d’année) pour ignorer de façon aussi crasse à quel point le mythe est important dans la constitution et la permanence d’une société humaine.
Par contre la Migros, quand il s’agit de vendre sa camelote en plastique du premier août, là le “folklorique”, elle ne trouve pas ça du tout ridicule ou dépassé.
Y’a bon le cliché !
Rajoutons que le progressiste de gauche, on le voit venir de loin, il n’avance pas masqué, il est facile à débusquer.
Bien plus dangereux est le faux conservateur, le républicain éclairé, le “de droite” mais qui pense sur un logiciel de gauche, celui qui vous parle de traditions pour vous fourrer du métissage, de beaux paysages pour vous imposer l’ouverture à tout vent des frontières, d’identité pour vous refiler en douce la diversité. Ni vu, ni connu, j’t'embrouille à l’humaniste.
(1) à croire, quand il s’agit de “déconstruire”, qu’il y a une permanence ou un service de piquet, de ce genre de spécialistes. Un peu comme Carlo Sommaruga qui semble camper dans les studios de la RSR.
Sur les tirs obligatoires (contre lesquels j’ai comme tout le monde quelquefois pesté, quand je devais les faire), ils restent aussi un des derniers éléments de “suissitude” (je ne dis pas “Swissness”, ça ferait trop Avenir-Suisse) encore authentiquement vivants dans ce pays.
Pourquoi toujours vouloir tout déconstruire, ce qui fait l’identité d’un pays, si ce n’est pour effacer les traces d’avant, vues comme des sortes d’embacles devant la “néo-Suisse” qui s’avance.
Et idem pour l’armée de milice. Il y a peu on disait encore que “la Suisse n’avait pas d’armée, mais qu’elle était une armée”. Depuis que nos pays d’Europe n’ont plus de peuples, mais des “populations”, on comprend vite pourquoi une armée authentiquement populaire de citoyens-soldats représente aussi un élément gênant, voir dangereux contre les avancées de la mondialisation.
M. Bär, j’ai aussi lu cet article et me suis permise d’écrire ma façon de penser au journal…
M. Dirlewanger est historien, écrit le journal.
Pour avoir écrit “Tell me” ? Historien autoproclamé alors!
Ce que je sais c’est que ce personnage à l’égo démesuré est enseignant et qu’il se sert de son bouquin pour “enseigner” à ses élève l’histoire de notre pays.
Ce Monsieur n’aime pas les mythes , surtout ceux de notre pays , mais il les remplace volontiers par un autre :
“Le communisme est une des innovations majeures de la pensée moderne” écrit-il dans “Tell me”
Voilà ce que nos enfants apprennent à l’école.
Et l’on nous affirmera que l’Instruction publique est indépendante de toute idéologie politique !
Au registre “déconstruction”, après le chapitre ” liquidons l’armée de milice”, voici évidemment, en ce jour de fête nationale, les figures imposées d’un premier août moderne.
Avec le discours bien bilderbergien du cosmo-socialiste de service :
http://www.lematin.ch/suisse/ueli-maurer-alain-berset-prone-ouverture/story/19642788
Notez l’argumentation toute “orwellienne”, en mode “la guerre, c’est la paix” ; ici, “l’identité, c’est l’autre”, “la frontière, c’est l’ouverture”, “la stabilité, c’est le mouvement” etc…
Sans oublier l’association qui devrait défendre et préserver…
http://www.lematin.ch/suisse/concours-moderniser-hymne-national/story/13911408
… et qui ne défend rien et ne préserve plus (autre grand classique, la trahison des clercs).
Pas vérifié les programmes de la TSR, mais j’imagine volontiers que Jean-Marc Richard accomplira son office habituel.
Ce qui me fait penser à ce que le cosmocrate Kissiger disait sur les Grecs, plus précisemment sur la nécessité stratégique de dissoudre les racines culturelles d’un peuple trop réfractaire.
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The Greek people are anarchic and difficult to tame. For this reason we must STRIKE DEEP into their CULTURAL ROOTS: Perhaps then we can FORCE them to CONFORM. I mean, of course, to strike at their language, their religion, their cultural and historical reserves, so that we can neutralize their ability to develop, to distinguish themselves, or to prevail; thereby removing them as an obstacle to our strategically vital plans in the Balkans, the Mediterranean, and the Middle East.
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Evidemment, les “Kissinger” agissent de la sorte en pleine conscience, avec une volonté stratégique effective, mais le plus pathétique, ce sont tous nos républicains éclairés et autres progressistes de sacristie qui pensent sincèrement agir pour le mieux, en se faisant ainsi les idiots utiles du Nouvel Ordre Mondial.
@Madame Oberson : je ne connaissais pas ce Dirlewanger. Probablement un de ceux qui applaudissent à l’érection d’une statue en l’honneur du criminel de masse Mao à Montpellier !
S’il y a bien un enseignement de l’histoire à retenir, c’est celui-là: lors de chaque guerre du 20ème siècle, on avait proclamé que ça serait vraiment la dernière. On s’est trompé à chaque fois.
Pas mal de guerres très récentes ont été menées avec des moyens traditionnels et principalement aux moyens de fusils et chars d’assaut; il s’agissait à chaque fois de guerres traditionnelles, c’est-à-dire des guerres de conquêtes, guerres civiles y comprises.
La guerre du Caucase (2008) en est un parfait exemple. Les guerres civiles arabes depuis 2011 en sont d’autres.
La Cyberguerre, c’est bien joli, mais ça sert à rien du tout lorsqu’on veut envahir un territoire. Les Etats-Unis sont soupçonnés d’avoir introduit des virus dans des systèmes informatiques iraniens, ça c’est de la cyberguerre, mais ça reste un cas isolé, alors que les virus sont aussi vieux que l’informatique elle-même. Preuve que la cyberguerre n’est pas la guerre de demain; c’est un moyen comme un autre, mais pas un moyen exclusif de mener une guerre.
La Suisse est un château d’eau, et il paraît que l’énergie et l’eau pourraient manquer dans les décennies à venir; d’ici là, lorsque les Européens atomophobes auront remarqué que leur énergie verte venant des éoliennes ne fonctionne pas et se tourneront vers nous, ça risquera de ne plus être drôle du tout. Les moyens de pression existent, les moyens de les mettre à l’oeuvre également. Le secret bancaire n’est pas une matière première, on peut très bien mettre la pression depuis très loin; lorsqu’une matière première devient un casus belli, c’est une autre chose. Mais malgré ça, quoi de plus facile face à un petit pays qui renonce à sa souveraineté et à son armée…
Si vis pacem, para bellum. C’est tout bête, mais c’est élémentaire.
M. Robyr, pour conforter vos dires quant au renoncement de nos responsables politique en ce qui concerne notre souveraineté, lire l’excellent article de Mme Myret Zakin paru dans le dernier spécial Illustré et que l’on peut trouver sur la toile :
” La Suisse est condamnée à s’appauvrir”
http://www.illustre.ch/Myret-Zaki-economie-Suisse-crise-Suisse_162742_.html
Qqs extraits qui en disent long sur le “courage” et la bêtise de nos élus..enfin, de certains ..ou certaine..
Question de l’Illustré :
<>La Suisse était aussi, à l’interne, minée par la mauvaise conscience.
Je me rappelle que Mme Widmer-Schlumpf, quand elle était encore au Département de justice et police, avait écrit des chroniques où elle excusait presque nos voisins de voler des listes dans les banques. Ensuite, elle n’a demandé aucune contrepartie pour lâcher le secret bancaire, et elle n’a aucune fibre commerciale face à des adversaires farouchement commerciaux. Que voulez-vous? Elle n’était tout simplement pas la bonne personne pour occuper ce poste, en ces circonstances.
>> Le niveau de vie va baisser, on sent déjà pointer un discours de décroissance, une sorte d’aversion pour la richesse. On nous dit qu’il faut vivre plus simplement, de manière écologique. Eh bien, on va être servis.>>
J’en connais qui vont se réjouir. enfin un pays comme les autres, solidaire dans la pauvreté..Plus de riches, que des pauvres, Na! Bien fait!
On ne sait vers quelles dérives peuvent nous conduire les attaques de nos adversaires pour nous affaiblir et trouver l’argent qu’ils ont perdu à cause de leurs mauvaises gestions..
On a vu avec la Yougoslavie, avec l’Irak, avec la Lybie qu’il est facile pour cette grande puissance qu’est les USA et ses alliés idiots-utiles que sont les européens de trouver – d’inventer- des prétextes pour anéantir ceux qui barrent leur chemin!
Ce n’est donc pas le moment de baisser la garde !
Une parti du texte, la question de l’Illustré, m’a échappée. Il faut lire :
Question de l’Illustré :
<>
Réponse de Mme Zaki:
<>
Houpss… bizarre; je recommence .
Question de l’Illustré :
“La Suisse va reculer économiquement, mais elle aura la satisfaction d’avoir progressé moralement?”
Réponse de Mme Zaki :
“Si l’on est conseiller fédéral et que l’on raisonne comme cela, il faut faire carrière dans l’Eglise, mais il ne faut pas diriger un pays. Il n’est pas très intelligent de s’appauvrir. Les autres pays pratiquent la realpolitik et nous, nous sommes devenus des enfants de chœur! Je ne défends pas l’évasion fiscale, mais je dénonce la discrimination criante envers la Suisse: les principaux adversaires de la Suisse, à savoir les Etats-Unis, sont la première place d’évasion et de blanchiment d’argent sale.”
1987-1991: la BNS triple son taux Lombard, ruinant les yougoslaves qui avaient emprunté en Suisse pour construire leurs belles maisons.
Si la Suisse n’avait pas eu d’armée, Milosevic serait venu vider nos banques, responsables de sa ruine. Il a donc préféré attaquer les musulmans, qui n’y étaient pour rien…
M. Morf:
“Il a donc préféré attaquer les musulmans, qui n’y étaient pour rien…”
Il aurait donc attaqué les musulmans parce qu’il ne pouvait pas attaquer la Suisse à cause de son armé ? Quel rapport ?
Les tirs obligatoires disparaitront c’est une question de temps. C’est le conseiller d’Etat radical bernois Kaeser qui a tenu ces propos pertinents et réalistes; n’en déplaise aux nostalgiques ! A ma connaissance il n’est pas antimilitariste !
Remettons l’église au milieu du village. La disparition de cet exercice est inéluctable. Le tir obligatoire est dépassé tout simplement pour des raisons de technique de combat, d’évolution technique des armes et de la structure de l’armée; on n’accompli plus du service jusqu’à 50 ans.
Notre armée a bien d’autres problèmes à résoudre dès lors que des troupes ne disposent pas de leur matériel il est devenu inacceptable de jeter des millions par la fenêtre pour un exercice obsolète.
Sans parler de toutes les tricheries qui l’accompagne !
Nous avons besoin d’une armée bien équipée, bien instruite et non d’exercices inutiles. La suppression des tirs obligatoires n’aura aucune incidence sur le niveau d’instruction, aucune incidence sur la structure de milice et encore moins sur l’état d’esprit de nos soldats !
Que nos nostalgiques et lobbyistes cessent de se lamenter et regardent vers le futur et les vrais problèmes.
Le tir obligatoire est dépassé tout simplement pour des raisons de technique de combat, d’évolution technique des armes …
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Ah bon ?
On pourrait savoir pourquoi le tir à plus de 50 mètres est soudainement devenu obsolète dans les conflits modernes et quelles sont les évolutions techniques récentes qui ont révolutionné la mise en oeuvre des armes individuelles ?
Si les tirs obligatoires sont obsolètes, on va continuer la démonstration par l’absurde, plus de tirs obligatoires, donc plus de stand 300m , ca fais du bruit et ce sera peu utilisé…si plus de stand, plus de FST, c’est des tireurs qui font du bruit et qui utilisent des installations de l’armée…CQFD c’est juste la même thèse que le GSSA. A croire que des promoteurs ont besoin de place pour construire…
Quand a leur inutilité, le simple spécialiste qui regarde le TJ ou tous les jours on voit des tireurs en Syrie, ca démontre la nécessité de les former….ils seraient peut-être bien inspiré de voir justement ce que ca donne quand on a une formation au tir qui dans l’armée suisse ne se limite pas au stand tir 300m mais en participe. On ne forme pas un tireur avec un exercice par année, c’est certain, mias on lui donne une piqure de rappel dans le domaine du tir de précision, de la sécurité et du respect a avoir envers une arme…et ca n’a pas de prix quand on voit l’utilisation des kalasch et autres armes en Syrie. Je suis pas expert militaire mais j’en sais assez en terme d’entrainement et sur le terrain pour dire que ce conseiller bernois a tenu des propos certes cohérent mais nullement pertinents C’est tout simplement une trahison de son parti et de l’armée. On peut attendre ca du GSSA et du PS qui veulent détruire l’armée pas de gens qui ose déclarer la soutenir. Je lui conseille donc vivement de refaire un tir obligatoire et d’aller voir sur le terrain en Syrie la pertinence de ses propos.