Après le choc du vote sur les minarets, de nombreux politiciens et commentateurs veulent limiter les droits populaires. La vigilance s’impose!
De l’incontournable professeur de droit Andreas Auer, infatigable pourfendeur des droits populaires, à des politiciens comme le socialiste Andreas Gross et le libéral-radical (sic !) Dick Marty, ou encore l’encombrant Cohn-Bendit, ils sont nombreux à dire que le peuple suisse ne doit plus pouvoir se prononcer sur des thèmes de société à caractère émotionnel.
Pourquoi? Selon Dick Marty – un politicien dont il faut se méfier – le peuple «n’a pas tous les éléments en mains pour juger». C’est bien connu, les politiciens et les journalistes sont beaucoup plus intelligents que le peuple et savent, eux, s’informer pour avoir «tous les éléments en mains pour juger». Tandis que ce pauvre peuple, stupide, mal informé et manipulable, vote avec ses tripes, et a même l’outrecuidance de ne pas se soucier des élites autoproclamées qui prétendent lui dicter son comportement.
Pour limiter la démocratie directe, les uns veulent la soumettre à la censure de juges étrangers (les Verts), d’autres veulent créer des instances armées pour casser les initiatives populaires susceptibles de faire de l’ombre à la classe politique, à nos voisins européens, aux immigrés ou aux minorités.
La démocratie directe suisse vient pourtant de faire la preuve de son caractère indispensable, même au niveau européen: grâce au vote des Suisses, le malaise de l’Europe entière face à l’islam a été soudain révélé dans toute son ampleur, alors qu’il était soigneusement caché et censuré par les gouvernements et les médias. Lorsque 80% des Allemands, des Français et des Espagnols disent ne plus vouloir de nouvelles mosquées, on mesure la profondeur du malaise. Et les dirigeants européens sont si mal à l’aise face à cette réalité qu’ils souhaitent voir les Suisses… revoter! Vieille pratique européenne, qui consiste à faire revoter jusqu’à ce que le peuple, lassé d’être menacé, vote «juste».
Disons-le tout net: il est exclu que les Suisses revotent sur le même sujet. Il est exclu que la Suisse se soumette à l’éventuelle invalidation de la votation du 29 novembre par la Cour européenne des droits de l’homme. Et il est exclu que le peuple suisse se laisse dépouiller de ses droits démocratiques. Dieu merci, il faudrait pour cela une décision populaire, et on peut compter sur les électeurs pour refuser toute limitation de leurs droits.
L’historien romain Ammien Marcellin, qui était par ailleurs un haut gradé de l’armée impériale, était clairvoiyant, réfléchi et, selon les spécialistes, étonnnamment impartial. Il a ainsi pressenti l’imminence de la chute de l’Empire, en décrivant un monde ployant sous le poids des impôts, et victime de la paupérisation de vastes segments de la population.
Tiens tiens! Serions-nous donc à la veille de la chute d’un empire?
Le soutien de l’UDC au référendum contre la vignette à 100 francs suscite quelque colère dans le canton de Vaud. On laisse entendre en effet que le succès du référendum devant le peuple compromettrait le financement du contournement autoroutier de Morges.
Sachant l’impact dévastateur de ce projet sur une région encore relativement préservée, comme le montre cette vidéo effarante, on se dit que la vignette à 50 francs a du bon !
Le peuple a toujours raison ! Cela signifie qu’il peut voter sur tout, absolument tout, que le résultat est incontestable et que le peuple doit *assumer* sa propre décision. Car il en est responsable.
Il y a eu de votations dont les conséquences se sont révélées, de mon point de vue (mais pas du point de vue de tiers), très négatives.
Mais, ce que la démocratie directe a de grandiose, c’est que le peuple doit *assumer* les conséquences de sa décision.
Il est sidérant de voir que des représentants du peuple, qui, après tout, lui doivent leur existence, une fois élus, considèrent que le peuple est bien encombrant et qu’il vote mal. On pourrait remettre en cause de la même manière leur représentativité… et dire que le peuple a eu tort de les choisir.
Après autant de débats radiophoniques, télévisuels et autres, il est difficile de dire que le peuple n’était pas informé. Il a voté en connaissance de cause contre la construction de nouveaux minarets. Il en a pris l’entière responsabilité et il assume. C’est ce qui fait la grandeur de la démocratie directe helvétique.
Il est aussi remarquable que le peuple suisse ait donné par là même un coup de pied dans la fourmilière. Désormais tous les pays européens débattent de l’islam, qui soulève des problèmes réels et qui jusqu’à présent était un sujet tabou. Somme toute la Suisse a rendu un sacré service à l’Europe tout entière, entortillée dans la mauvaise conscience, qu’entretient ses prétendues élites.
Est-ce que quelqu’un pourrait avoir l’amabilité de rappeler à nos “branquignoles” de Berne, que ce sont EUX qui sont à notre service et pas l’inverse ?
Toutes ces jérémiades et gesticulations de l’establishment politico-médiatique depuis le lendemain de la votation du 29 novembre sont pitoyables et ne rendent pas service à notre pays.
Est-ce ainsi que l’on respecte la “vox populi” ? Ainsi, selon nos “élites”, le peuple vote FAUX, le peuple ne connaît pas tous les éléments. Pire, certains ont même prétendu que cette initiative viole la Constitution et les accords que la Suisse a signés ? Par voie de conséquence, les mêmes veulent casser cette votation ou alors nous faire retourner aux urnes. Mais dans quelle république bananière vit-on ?
Alors si c’est comme ça, moi j’aimerais que l’on revote sur “le miliard pour l’Europe de l’est”, sur les accords bilatéraux, sur Schengen/Dublin, sur la libre circulation, sur la hausse de la TVA, etc. Mais non, le peuple a choisi et je m’y plie. Pourquoi cette règle ne serait pas applicable à tous ?
Si cette initiative violait réellement les accords et la Constitution, pourquoi personne n’a réagi AVANT la votation pour empêcher qu’elle ait lieu ? Maintenant, il est un peu tard. Et désavouer le peuple à posteriori ne rendrait service qu’aux initiants pour les prochaines élections… Est-ce ce que l’on souhaite ?
Tous nos pays voisins envient notre système de démocratie directe. Les sondages montrent que si un vote similaire était organisé en France, En Allemagne, etc, les résultats auraient été identiques.
Depuis quelques années, la Suisse a déjà cédé sur beaucoup trop de terrains et il serait suicidaire de s’aventurer sur celui-ci… Les citoyens Suisses ne l’oublieraient jamais. Nos autorités feraient mieux d’y prendre garde.
Nous voilà enfin dans le vif du sujet…
En effet, si j’ai voté non à cette initiative, c’est essentiellement parce qu’une question de police des constructions doit être décidée au niveau local et non dans un principe général, et parce que je n’y vois pas un bon moyen de sauvegarder l’identité culturelle de notre pays.
Mais elle a un mérite caché, celui de faire sortir la question du “droit supérieur” (à la démocratie directe que nous connaissons…) invoquée entre autres par les politiciens que vous citez et par le conseiller fédéral Leuenberger.
Oui, c’est vrai que nos “représentants” ont ratifié de nombreux textes de droit international, le plus souvent dans l’indifférence générale. La porte est donc ouverte aux “juges étrangers”, mais il faut se demander si c’est forcément un mal…
Le plus dangereux de ceux-ci est bien sûr celui de l’OMC [2 bottins à lire en 10 jours par les parlementaires qui l'ont voté...] grâce auquel on peut aujourd’hui nous enfiler de la nourriture OGM ou trafiquée, détruire la base d’existence de nos paysans, que les offices de poste disparaîssent peu à peu et j’en passe.
Or, comme vient de le relever Mme Widmer-Schlumpf, la possibilité d’écarter certaines clauses d’un traité (“opting out” comme pour l’euro par les Britanniques) n’est possible qu’AVANT la ratification, ce qui est parfaitement logique et nécessaire pour la stabilité du droit international.
Ainsi, nos autorités sont fort mal à l’aise et c’est démagogique de réduire ce malaise à l’ego des personnalités qui les composent.
Il y aurait pourtant une possibilité d’en sortir, par deux modifications de notre constitution:
1) Soumettre tout nouveau traité international au référendum obligatoire.
2) Autoriser explicitement des initiatives pour voter sur la révocation des traités existants.
Bien sûr,on verra tous ces grands “démocrates” dire que le peuple ne peut pas comprendre ces traités, trop longs, etc…
Est-ce qu’ils ont seulement tout lu ce qu’ils ont signé?
Est-ce qu’ils contestent un seul de ces votes fédéraux dont le texte fait des dizaines de pages (cf. LaMal) ?
Monsieur Bonnard, pour une fois, je vous reçois 5 sur 5. J’ajouterais la réflexion personnelle suivante:
L’anti-constitutionnalité est l’arme ultime de tous les frustrés de la démocratie. Et on est en droit de s’interroger sur la valeur intrinsèque d’une constitution. Il existerait des grandes démocraties qui en sont dépourvues, comme l’Angleterre !
Les grandes faiblesses de toute constitution sont:
1) elles ont été rédigées dans un passé lointain, dans un cadre idéologique et intellectuel totalement dépassé aujourd’hui. Les Lumières sont une vision du monde complètement dépassée à l’heure de la mondialisation
2) la constitution nous est donnée sans possibilité d’influer sur elle (ou seulement par petites touches comme le 29 novembre dernier), ce qui lui confère un caractère inamovible et arbitraire .
3) une constitution est sujette à interprétation des experts. lesquels se servent de celle-ci pour faire passer leur cause, tout le contraire de la légitimité d’un vote populaire
Enfin, les contestataires motivent leur opposition en invoquant la ou les conventions internationales sur les droits de l’homme.
Les droits de l’homme sont nécessaires mais pas une fin en soi. Il existe à mon sens un droit plus fondamental, le droit des peuples, qui consiste à pouvoir se sentir chez soi, entouré de semblables, sur un territoire donné, libre de pouvoir exercer ses propres lois.
Je ne suis pas juriste. Peut-être que ce droit existe-il déjà ? En tout cas, si nous pouvions l’inscrire comme un droit de l’homme, nous aurions écarté toute contradiction avec ces fameux droits de l’homme ?
Cher Monsieur !
Vous venez d’écrire une nouvelle bêtise : c’est au sujet des juges étrangers. Cette référence au Pacte de 1291 est complètement inexacte depuuis lors, ce qui fait longtemps. Les juges de la CEDH ne sont pas “étrangers”. Même s’ils l’étaient, leur avis serait intéressant…
François de Rougemont
De manière quelque peu provocante, j’en conviens, je ne résiste pas à la tentation de reprendre la substance du mot de Joëlle Kuntz dans le Temps (journal socialiste et relevant de la dictature de la pensée unique pour beaucoup sur ce site, je sais, je sais…
de ce jour. Elle y revient sur l’origine de l’expression VOX POPULI, VOX DEI.
En fait, l’expression en question serait apparue pour la première fois dans une lettre envoyée par Alcuin d’York à Charlemagne en 798. Alcuin d’York disait ceci: “Nec audiendi qui solent dicere, vox populi, vox dei, quum tumultuositas vulgi semper insaniae proxima sit” Ce qui signifie:
“Et ces gens qui continuent à dire que la voix du peuple est la voix de Dieu ne devraient pas être écoutés car la nature turbulente de la foule est toujours très proche de la folie”….
Je rajouterais qu’en Suisse, un parti politique plus que d’autres aime par-dessus tout exciter la “folie” du peuple. C’est cela qui est réellement inquiétant pour notre démocratie….
Croyez-vous que si le peuple allemand avait pu se prononcer sur l’élection d’Hitler, il l’aurait élu? Pour le coup, lci sont bien les représentants du peuple qui se sont montrés les plus fous!
De plus, personne aujourd’hui ne prétend que le peuple est la voix de Dieu ! Vous parlez d’une époque où les peuples étaient soumis à l’Eglise et à leurs princes.Princes et Eglise étaient le pouvoir suprême.qIls se considéraient comme étant”eux. la voix de Dieu.
A cette époque-là il y avait le peuple , analphabète qui parlait un latin un peu “barbare” issu des Gallo-Romain, alors que l’administration et l’Eglise utilisaient un latin classique auquel le peuple ne comprenait rien. Administration et Eglise étaient on ne peut plus éloigné du peuple !On comprend le mépris de ladite Eglise et de ladite administration pour le peuple. Faut comparer ce qui est comparable et remettre les citations dans leur conteste.
A propos du journal Le Temps, il est un livre qui devarit vous plaire puisque écrit par un journaliste au Temps , Sylvain Besson:
“La conquête de l’Occident; le Projet secret des islamistes” Edit Seuil.
Au fait, avez-vous regarder Arte ce soir ?
La croix gammée et le turban.
On espère que Azzam Tamimi cet intellectuel (sic!) proche du hamas qui qualifia hier Freysinger de nouveau Hitler a aussi vu l’émission!
Quan on sait le succès de “Mein Kampf” dans les pays musulmans et surtout en Turquie, on peut dire que Tamimi a perdu là une occasion de se taire!
Ne croyez-vous pas, pour reprendre une réplique de Gabin, que c’est précisément parce que le peuple peut tout qu’il ne peut pas tout se permettre… ?
Mme Oberson, je pensais qu’une femme de grande culture telle que vous, ou en tout cas prétendant l’être, était au courant qu’Hitler a été élu par le peuple le 19 août 1934.
Il s’agissait d’un plébiscite qui a vu le peuple allemand accepter qu’Hitler cumule les mandats de chancelier et de président. Résultat de l’élection: 38 millions, 362 mille et 760 OUI pour 4 million, 294 mille et 654 NON…
Il n’est donc pas faux du tout d’affrmer qu’Hitler a été mis au pouvoir – ou en tout cas renouvelé dans fonctions – directement par le peuple….. Et je n’y vois là rien d’étonnant du tout. L’humain est capable du meilleur comme du pire, ce dernier cas étant tout particulièrement vrai dans les périodes troublées….
Absolument correct, M. Glaisen. Seulement il arrive également au peuple de suivre d’autres figures charismatiques, comme p.ex. le Général De Gaulle. Il a fallu longtemps au peuple pour comprendre qu’il faillait se distancer du Maréchal Pétain. Puisque vous nous faites l’amabilité de faire un parallèle avec Hitler, laissez-moi vous rendre la politesse en vous avouant reconnaître à beaucoup de nos contemporains gauchistes des traits pétainistes !
Difficile de vous suivre sur la fin de votre intervention M. Grandjean, mais cela est sans doute lié à l’heure tardive. Pour ce qui est de mon commentaire précédent abordant l’élection d’un fameux sinistre personnage par le peuple, je n’ai fait que reprendre et compléter des propos figurant plus haut et ne m’appartenant pas…..
Non Monsieur Glaisen , où avez-vous lu mes prétentions à être une femme de grande culture? Je me réfère seulement à mes lectures, qui c’est vrai depuis fort longtemps sont nombreuses..ce que je dis c’est d’abord ce que je pense , mais comme je ne suis ni historienne, ni journaliste ni politicienne, mes arguments ne peuvent guère être pris en considération; mon statut de Mme Toulemonde ne rend guère crédible mes arguments. C’est pourquoi, je me réfère à mes lectures qui sont le résultat du travail de personnes plus qualifiées que moi , lectures évidemment qui viennent confirmer mon opinion .
Pour en revenir à votre post du 10 à 17h20, je dois être honnête ,en considérant que ce plébiscite fait de Hitler un élu par le peuple.
Mais je n’en démors pas car, au hasard de mes lectures il m’était surtout resté le souvenir de la nomination d’Hitler comme chancelier par le président Hindenburg et des législatives de 1932 où le parti nazi, bien que devenu par ces élections 1er parti , n’avait pas la majorité absolue et avait même perdu des voix au 2ème tour.
Avec 37% des voix env. cela veut dire que 63% des Allemänds n’avaient pas voté pour les nazi et que Hitler au 1er comme au 2ème tour des présidentielles avait été 2ème..
Que s’est-il donc passé entre 1932 et août 1934 date du plébiscite (90% jecrois!) il n’y a que dans les républiques bananières et les dictatures que l’on voit de tels scores!
Oui, peut-on réellement retenir que ce plébiscite fut démocratique?
Dans “La Dictature Allemande” me semble-t-il , je n’en suis pas sûre, Karl Bracher souligne le régime de terreur que le parti nazi avait instauré en créant la Gestapo en avril 33 après que Hitler nommé chancelier par le président Hindenburg se soit autoproclamé et chancelier et président ,à la mort de Hindenburg.
La nuit des longs couteaux se passa en juin 34….Le plébiscite eu lieu en août.
Oui, ce plébiscite est suspect . les Allemands étaient “fliqués” et l’on peut penser qu’ils se sont prononcé sous une certaine contrainte si ce n’est une contrainte certaine..Il ne faut pas oublier qu’en même temps que la Gestapo, les nazi créèrent les premiers camps de concentration pour les allemands suspectés d’être des opposants au seul parti désormais unique..
Non , je ne croîs pas que le peuple allemand ait élu Hitler démocratiquement mais sous la contrainte du régime de terreur instauré par les nazi..
Mme Oberson, moi non plus je ne suis pas historien, et encore moins journaliste. Moi également, j’interprète les événements passés et actuels avec ma subjectivité. Mais j’ai le très net sentiment que la subjectivité prend bien souvent complètement le dessus sur l’objectivité dans ce qu’on peut lire de vos commentaires. Le cas de la montée du national-socialisme en Allemagne et du comportement du peuple allemand dans cette affaire en est à mon sens l’illustration. En effet, vous affirmez ne pas croire « que le peuple allemand ait élu Hitler démocratiquement mais sous la contrainte du régime de terreur instauré par les nazi », évacuant de ce fait toute autre option que celle d’un dictateur s’étant hissé au sommet du pouvoir par la force et la contrainte uniquement. Il me semble que c’est un peu court et que cette vision de la réalité vous arrange bien, parce que dédouanant en quelque sorte le peuple (occidental en l’occurrence) de la possibilité de faire des choix erronés ayant des conséquences désastreuses pour l’humanité.
La réalité allemande de l’entre-deux guerre a sans doute été fort complexe et empreinte de crainte, voire de terreur. Mais il me semble que l’honnêteté intellectuelle consiste à prendre en compte les différents paramètres ayant permis l’accession d’Hitler au pouvoir. Lorsqu’on se penche sur les travaux historiques en la matière, on constate que parmi les facteurs explicatifs se trouvent également un soutien populaire important qui reposait notamment sur : une politique de redistribution fiscale généreuse, la diminution du chômage, la possibilité d’une ascension sociale, l’accroissement de l’Etat providence, le désir de revanche de l’humiliation subie en 1918, etc., etc.
Vous mettez par ailleurs en avant le fait que vous vous référez à des lectures qui viennent confirmer votre opinion. Je constate effectivement que vous faites étalage de références nombreuses allant toutes dans le même sens et défendant les mêmes thèses. Nul besoin d’être historien ou journaliste pour élargir le prisme de ses représentations et nourrir sa réflexion. Mais pour ce faire, il s’agit de prendre le risque de se pencher sur des travaux variés qui ne défendent pas toujours la même vision du monde. C’est peut-être ce qu’on nomme l’intelligence…
Monsieur Glaisen, et si vous arrêtiez de donner des leçons à tout le monde!
Vous-même n’allez-vous pas chercher sur Internet les textes qui vous plaisent parce qu’ils correpondent à vos propres théories et en occultant , voire en réfutant ceux qui vous déplaisent, comme vosu le faites avec certains bloggers?
Pour ma part, je ne vois pas pourquoi j’irais chercher des références qui ne correspondent pas à mon opinion pour appuyer ma thèse! Ce serait idiot!
Mais par contre , s’appuyer sur des ouvrages qui confortent votre opinion c’est la logique même; mais cela veut-il dire que vous n’êtes pas allé chercher ailleurs?
Prenons un exemple qui me vient à l’esprit:
Le rapport Bergier, qui a dû vous plaire!..
Il est en effet très dur envers la Suisse. Mais l’on sent bien en le lisant qu’il n’est pas objectif puisquil est unilatéral dans le choix des témoins: un peu comme les micro-trottoirs où l’on ne passe ensuite à la TV que ceux qui disent ce qu’il faut dire..
Alors, après avoir lu le rapport Bergier, vous allez lire par exemple “La Suisse face au chantage, critiques du rapport Bergier” écrit par le “Groupe de Travail Histoire vécue” et en hommage à Delamuraz.
Et si ce livre correspond mieux à votre point de vue, qu’iriez-vous faire référence au rapport Bergier pour défendre votre thèse? Si vosu n’y fait epas référence, est-ce pour autant que vous ne l’avez pas lu?
Idem si nous prenons notre Ziegler national.
Vous lisez “Une Suisse au dessus de tout soupçon” ou encore “La Suisse, l’or et les morts” et vous voyez que c’est tellement gros que c’en est même ridicule… mais que ça fait quand même mal.Vous vosu dites ce n’est pas possible, c’est trop gros, trop méchant! A qui ce livre veut-il plaire?
Alors, vous allez lire “Une Suisse insoupçonnée” de Victor Lasserre ou encore “Jean Ziegler ou l’histoire falsifiée” de Félix Auer, préfacé par G.A. Chevallaz et là, vous êtes satisfait de constater que des personnes qualifiées viennent , par leurs écrits, conforter votre sentiment d’incrédulité face aux élucubrations d’un narcissique.
Alors, sur les sujets abordés par ses ouvrages, vous allez donc vous référer à ces auteurs beaucoup plus crédibles que Ziegler..Ce qui ne veut pas dire que vous n’avez pas lu ce dernier!
Oui, M. Glaisen mes lectures sont beaucoup plus variées que vous ne le pensez..