ico Suisse Histoire: un révisionnisme qui salit

17 juillet 2010 | Catégorie: suisse

PHILIPPE BARRAUD

(Cet article aurait dû paraître dans L’Hebdo, qui nous l’avait commandé en guise de réplique à la campagne de dénigrement (non moins de trois articles) menée par l’hebdomadaire ce printemps contre le Général Guisan. Finalement, il n’a pas été publié, pas davantage d’ailleurs que la réplique cinglante de l’historien Jean-Jacques Langendorf  aux prétendues “révélations” du magazine.  Voulait-on éviter de froisser le mentor de L’Hebdo, l’historien Hans-Ulrich Jost? En tous les cas, cette censure est regrettable, puisqu’elle s’assimile à un refus du débat historique).

La commémoration du 50e anniversaire de la mort du Général Guisan a donné lieu à des  célébrations émouvantes et dignes. Elles ne pouvaient évidemment pas aller sans quelques coups bas colatéraux: Guisan est un mythe trop vivace, trop ancré dans la mémoire collective pour qu’on  s’en prive. C’est ainsi que L’Hebdo, relayant la démarche d’historiens estampillés «critiques» a entrepris de «casser le mythe», pour faire «jaillir la vérité» et «faire un indispensable travail de mémoire».

Un travail de mémoire se justifie pour faire venir au jour une réalité cachée inavouable, en particulier des crimes contre l’humanité, et qu’on a toujours niés. Appliquer les mêmes critères à l’histoire suisse pendant la IIe Guerre mondiale n’a guère de sens, dans la mesure où il n’y a rien de volontairement caché ou d’inavouable dans celle-ci. Bien sûr, et les travaux des historiens au cours des décennies passées, parmi lesquels ceux de la Commission Bergier, ont apporté un éclairage plus précis, et parfois moins flatteur il faut bien le dire, sur les acteurs de cette période et les décisions qui ont été prises, dans un contexte très tendu souvent – ce qu’on se plaît à occulter.

Il reste que cette ambition proclamée de «briser les mythes» ressortit dans la plupart des cas à ce qu’on pourrait appeler un révisionnisme malveillant: il ne s’agit pas d’une démarche scientifique visant à une meilleure connaissance de l’Histoire, mais de procès idéologiques a posteriori.  Des historiens engagés et des procureurs improvisés s’acharnent à juger les comportements des acteurs de l’époque à l’aune de la morale d’aujourd’hui, sans tenir compte du contexte – ce qui est un non-sens absolu. Or, c’est exactement ainsi que procèdent ceux qui s’acharnent à salir Guisan: n’était-il pas antisocialiste? N’a-t-il pas manifesté, à une époque, de l’admiration pour Mussolini? N’était-il pas un petit peu antisémite?

Pour appâter l’auditeur, on accrédite la thèse que l’Histoire telle qu’on la connaît relève d’un vaste mensonge ou d’une machination, la «bourgeoisie» ayant construit un mythe pour cacher la vérité. L’historien lausannois Hans-Ulrich Jost est un spécialiste du genre, détracteur quasi officiel de Guisan, en qui il voit un représentant du “totalitarisme suisse” (!). Le plus désolant est que cet historien d’extrême-gauche est devenu l’interlocuteur obligatoire, sinon unique, des journalistes romands depuis… une quarantaine d’années, et le maître à penser de nombreux historiens formés à l’Université de Lausanne.

Ce que j’aimerais dénoncer, c’est la méthode manipulatrice utilisée aussi bien par ces historiens que par les journalistes qui les écoutent. Un exemple édifiant nous en est donné dans le film, au demeurant estimable, de Felice Zenoni, Le Général. A un moment donné, un historien critique susurre fielleusement: «Je sens chez Guisan un relent d’antisémitisme». L’historien sait parfaitement que, sortie du contexte historique, sa petite phrase aura un effet dévastateur sur l’image de Guisan, et c’est bien là-dessus qu’il compte: le grand public, en 2010, ignore que dans les années 30, l’antisémitisme était largement répandu en Suisse, notamment dans les campagnes – rapport aux marchands de bétail. Le célèbre article de Marcel Regamey, «Défie-toi du Juif»,  en 1932, était emblématique d’un sentiment populaire très répandu, et qui d’ailleurs perdurera après la guerre. Un historien intellectuellement honnête prendrait la peine de rappeler ce contexte socio-culturel, essentiel à la compréhension des faits, et qui relativise la gravité de son propos. La démarche qui consiste au contraire à le sortir délibérément de son contexte, pour aggraver le jugement moral que l’auditeur ne manquera pas de porter, est un procédé grossier. Au passage, rappelons que des hommes tels que Constam, Commandant de corps, Dolfuss, Divisionnaire, ou Mayer, premier adjudant du Général, étaient Juifs…

La même désinformation sévit autour du Réduit. Je ne suis pas loin de penser que certains intellectuels contemporains auraient préféré que la Suisse connaisse les affres de la défaite, de l’occupation, des représailles, des exécutions, des déportations de Juifs et de la famine – histoire de punir la «bourgeoisie», sans doute. Le Réduit ne fut ni une trahison de l’armée, ni un abandon de la population. En réalité, ce dispositif était le seul et unique moyen de préserver la Suisse de la guerre. En 1939, l’armée suisse, mal préparée, n’avait aucune chance de contenir une offensive allemande sur le Plateau: on n’arrête pas des vagues de blindés, appuyés par l’aviation, avec des fusils, fussent-ils excellents, et de bons tireurs. Cinq à sept jours, c’est ce qu’aurait duré notre armée, avant d’être taillée en pièces, comme l’a été l’armée française.

Guisan l’avait bien compris, lui qui ne jurait que par le terrain. Face à une armée surpuissante, conduite par des généraux jeunes et audacieux (les Rommel, Guderian, von Rundstedt…), la meilleure et la seule défense réside dans l’occupation d’un terrain difficile – les Alpes –, où les blindés sont peu utilisables. Et puisque Guisan avait pour mot d’ordre: «Tenir à tout prix, jusqu’au bout», il fallait s’en donner les moyens, plutôt que de sacrifier les hommes sur la Glatt et la Menthue. Car tenir les Alpes, c’était tenir les passages alpins, dont la destruction volontaire aurait été catastrophique pour les Allemands. Nous avions là un argument majeur, justifiant parfaitement la stratégie du Réduit.

Le 14 mai 1940, les Suisses ont cru que c’était leur tour, un vent de panique a soufflé sur le pays, les habitants de Bâle fuyaient leurs maisons. De telles flambées d’angoisse se sont reproduites jusqu’à la fin de la guerre, tandis que, les hommes mobilisés, les femmes faisaient tourner le pays. Nos grands-parents ont fait du mieux qu’ils ont pu, y compris dans l’accueil des réfugiés, dans un contexte que ceux qui les jugent aujourd’hui du haut de leur suffisance dédaigneuse n’auraient probablement pas supporté.

Voilà pourquoi certaines démarches prétendument historiques me mettent en colère, voilà pourquoi je n’accepte pas que des bobos confits dans leur confort traitent nos grands-parents de salauds, et s’acharnent à salir la mémoire d’un Guisan qui a su, lui et lui seul, donner confiance aux Suisses, et leur insuffler l’esprit de résistance, lorsque le monde craquait de partout.

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Commentaire de Jean-Claude Küng le 17 juillet 2010 à 19:31

Ces mêmes personnes sont celles que l’on retrouve à peu près partout dans les médias et dans leurs coulisses adjacentes: celles qui se croient intelligentes en disant que la Suisse ne vaut rien, qu’elle est perdue, qu’elle n’avance pas sans la bonne pensée des progressistes et autre pro-européens, prosélytes influencés souvent sans le savoir par la pensée unique!
Quelle méconnaissance de notre histoire pour être aussi lâche ou inconscient cela!
On est dans la droite ligne de l’affaire des fonds en déshérence!

Commentaire de Olivier Grivat le 17 juillet 2010 à 19:49

C’est vrai que l’historien H.-U. Jost – par ailleurs ex-pilote militaire sur Mirage III – est un radoteur qui a passé sa vie à salir la mémoire du Général. Non sans succès, Pilote indiscipliné, piètre historien, cela nourrit quand même son homme durant toute une carrière. Rétrospectivement, on frémit à l’idée d’une Suisse en guerre qui aurait été placée sous le commandement d’un Général Jost!
Il faut préciser que L’Hebdo a quand même publié une version plus conforme à la vérité historique dans la série consacrée aux grandes familles vaudoises. Il n’a seulement paru que dans l’édition vaudoise, mais il a échappé aux trotskistes de la rédaction..

Commentaire de Jean-Paul Guisan le 18 juillet 2010 à 1:18

Comment le dire: cette incompréhension, cet acharnement évoquent ce qu’on pourrait un “handicap spirituel”. On pourrait aussi dire que ces gens vivent sur une autre planète, de sorte qu’il y a une ou plusieurs dimensions de l’âme humaine qui leur échappe. Un peu comme un esprit calculateur ne verra que des calcules et des calculateurs. Leur sont étrangers des sentiments tels que que l’amour d’un pays, le paradoxe d’une fierté humble, dispositions morales qui impliquent l’esprit de service.

Pour autant, dans une démocratie libérale, la possibilité de dénoncer les excès d’une certaine hagiographie et d’une vénération qui parfois frisa le culte de la personnalité est un signe de santé que nous pourrions récupérer en en faisant un motif supplémentaire de fierté et d’amour du pays. Tout en déplorant les effets pour l’instant ravageurs que provoquent leur docte acharnement et leur vertu intransigeante.

Commentaire de E. Coquoz le 18 juillet 2010 à 18:03

Il me semble qu’on ne peut qu’adhérer à ces propos. Pourquoi L’Hebdo s’est acoquiné avec Hans-Ulrich Jost ? Une explication pourrait être que son jugement anticonformiste, qui n’a plus rien à voir avec un travail d’historien mais de moraliste-polémiste, se soit couplé avec bonheur au conformisme “anti-conformiste” de l’Hebdo. Avec des ambitions affichées au début d’un journalisme d’opinion et d’enquêtes, notre meilleur hebdomadaire suisse-francophone glisse peu à peu dans le créneau inodore des “loisirs, économie et divers”. A partir de là, sa liberté d’expression, que ses rédacteurs défendent probablement comme des pucelles leur virginité, n’a plus qu’un rôle secondaire. Force donc est de constater que sa crédibilité a les limites que M. Barraud vient de toucher du doigt. On sait dès lors à quoi s’en tenir. La censure ou la non-auto-censure auront tjrs leurs bonnes ou mauvaises raisons. Dure réalité, mais réalité. Mais au moins l’Hebdo ne va pas jusqu’à ratisser dans le caniveau, à l’exemple du Matin de M. Rothenbühler qui annonça en 2005 et en primeur l’escapade new-yorkaise d’une certaine Cecilia S., ou de la TdG avec les photos inappropriées “face-profil” d’un certain jet-setteur mal-élevé prénommé Hannibal, 2 exemples qui font encore aujourd’hui honte à la liberté d’expression, pour ceux du moins qui ont un peu d’éthique et de mémoire.

Commentaire de Berger Jean-Claude le 18 juillet 2010 à 19:36

Dans leur fringale de réécriture de l’histoire suisse à l’usage de ceux qui croient encore que ce pays a pu avoir quelques vertus, Jost et ses petits camarades en pantoufles ne risquent-ils pas de découvrir qu’Hitler était Bernois et qu’Auschwitz était dans le Simmental ?

Commentaire de Martin Leu le 19 juillet 2010 à 18:24

Merci Philippe Barraud! Mais je crains que vous ne meniez un combat d’arrière-garde, hélas. Né pendant la guerre, mon enfance, en Suisse allemande, a été marquée par le respect qu’inspirait le Général, dont le portrait trônait encore dans tous les bistrots. Ce portrait a depuis longtemps été décroché et le travail de sape des Jost et consorts a fait son nid. S’il progresse encore, c’est «grâce» aux journalistes félons qui leur ouvrent complaisamment colonnes et micros. Les vieux qui se rappellent encore ce que la Suisse doit au Général, il n’en restera bientôt plus. Les moins vieux s’en fichent bien. Alors, dans quelques lustres ou décennies, existera-t-il encore des Suisses (s’il en reste, des «vrais») pour se souvenir de Guisan? Pour ma part, je ne verrai pas, c’est heureux, se poursuivre ce révisionnisme détestable.

Commentaire de Marie-France Oberson le 19 juillet 2010 à 20:28

M. Barraud, lorsque vous dites “ne pas être loin de penser que certains intellectuels contemporains auraient préféré que la Suisse connaisse les affres de la défaite, de l’occupation (…) histoire de punir la “bourgeoisie” sans doute” , je vous rejoins tout à fait et je rajouterais que ce sont les mêmes qui nous ont laissé entendre récemment que nous aurions dû être dans l’UE pour être solidaire de cet empire alors qu’il traverse une mauvaise passe avec son euro et que certains de ses membres sont au bord de la faillite. Nos voisins sont dans la m…. il est honteux de ne pas y être aussi…. En fait , des suisses malades d’être en bonne santé!

Commentaire de Frédèric Burnand le 19 juillet 2010 à 20:54

L’histoire est une science humaine, trop humaine ?

Cher confrère, vous écrivez : « Le célèbre article de Marcel Regamey, «Défie-toi du Juif», en 1932, était emblématique d’un sentiment populaire très répandu, et qui d’ailleurs perdurera après la guerre (…) Un historien intellectuellement honnête prendrait la peine de rappeler ce contexte socio-culturel, essentiel à la compréhension des faits, et qui relativise la gravité de son propos. »

En quoi au juste, la fait que «l’antisémitisme était largement répandu en Suisse, notamment dans les campagnes – rapport aux marchands de bétail », selon vos termes, relativise les éventuels penchants antisémites du général Guisan ? Que signifie au juste cette manière de banaliser le racisme au prétexte qu’il aurait été commun à l’époque ?

L’Histoire est en effet affaire d’interprétations à partir de sources plus ou moins solides. L’Histoire n’est donc pas une science exacte, mais le regard plus ou moins intéressé, politiquement orienté que l’on jette sur le passé, en utilisant – mais c’est capital – des méthodes d’analyse reconnues par les pairs et des sources fiables. Sans quoi, le récit historique resterait un instrument de légitimation des politiques étatiques du moment .

Je rends grâce à Jost dont j’ai suivi les cours de m’avoir fait comprendre cette dynamique.

Commentaire de E. Coquoz le 21 juillet 2010 à 18:04

Cher M. Burnand, chacun a le droit d’avoir ses opinions. Si l’on se base pourtant sur le bon sens, toute personne a des côtés positifs et d’autres qui le sont moins, ce qui concerne chacun et donc Henri Guisan également. Personne n’a jamais contesté le bien-fondé de sa nomination par l’Assemblée Nationale. Il a ensuite assumé sa tâche avec autorité et clairvoyance, dans un moment très difficile de notre Histoire qui est, il faut bien le dire, de moins en moins dans nos mémoires. Qu’on se soit mis après sa disparition à relever certains aspects qui ont déplu à certains n’est pas si important, dès lors que ces éléments ne remettent pas en cause l’ensemble de son action. On peut donc, avec bon sens, considérer ces gens-là comme des pisses-froid, qui ne pourront jamais vraiment remettre en cause la réalité historique largement positive du Général. Vous pouvez en faire partie et préférer reporter votre admiration sur M. Ulrich, c’est votre droit le plus strict, en vous rappelant simplement que nous ne sommes dans un pays où la réalité historique a dû se plier aux exigences dictées par un parti unique, si vous voyez à quoi je fais allusion. Bien à vous.

Commentaire de Xavier Gruffat le 21 juillet 2010 à 19:49

Ce site est toujours intéressant, car il offre une vision différente.
Toutefois j’aimerais que ce site intègre plus la notion de cynisme, vous pouvez retourner le monde dans tous les sens.
Mais ne pas intégrer le cynisme en politique et surtout en journalisme, peut-être une erreur de nombreux journalistes est grave, exemple avec l’Union Européenne (j’en parle car tout es lié, Histoire, Conservatisme,…). La Suisse doit en immense majorité sa richesse grâce aux exportations: pharmacie, Nestlé, montres,… et notre plus grand marché est l’Union Européenne avec je crois 40%, donc on est riche grâce aux Français, aux Italiens, aux Allemands,… et on ne veut pas rentrer dans l’Union Europénne, on veut le beurre et l’argent du beurre. C’est super mais c’est cynique, donc le Suisse est cynique, mais dans le monde entier c’est pareil. Car si le Suisse n’était pas cynique, soit il exporte plus en Europe ou beaucoup moins et rentre pas dans l’UE ou alors il continue à exporter et rentre dans l’UE.
A mon avis c’est important de le savoir. Et peut-être que le monde se porterait mieux si on était davantage cynique dans les médias. Car l’homme est égoïste et c’est comme ça. Mon analyse est que les journalistes sont parfois trop peu cyniques et il existe donc un écart important avec le peuple, d’où leur perte d’influence peut-être.
Cordialement,

Commentaire de Jean-Pierre Blanc le 21 juillet 2010 à 21:38

M. Gruffat, je ne vois vraiment pas en quoi le fait de faire du commerce avec des tiers, l’UE en l’occurence, nous oblige à nous mettre sous leur allégeance. Je n’y vois strictement rien d’immoral (cynique). Devrions-nous également rentrer dans les USA ? Etrange raisonnement…. Cordialement.

Commentaire de E. Coquoz le 23 juillet 2010 à 0:19

Monsieur Gruffat, est-il possible que vous utilisiez le mot Cynisme à la place de Réalité ? Si tel est le cas, l’opposeriez-vous à l’Ethique dont on parlerait trop sur ce site ? En fait tous les discours se situent entre ces 2 pôles: il n’y a rien de nouveau et rien à changer.

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Griffures



La Suisse finance-t-elle un haras national en Roumanie?

Le même jour, le Conseil fédéral parvient à liquider le Haras national et 160 lignes de bus régionales, et à jeter 290 millions supplémentaires par les fenêtres au titre de l’aide aux Pays de l’Est.

Pour la même somme, on aurait pu maintenir une dizaine de haras nationaux et de lignes de transports publics.
Evidemment, c’est en Suisse…

Vérifiez vos sources, les gars…

Admirable, ce canular de la caserne de Bière! Et révélateur de la légèreté des médias qui, tout affairés à tirer sur l’armée, se dispensent des vérifications élémentaires. Le plus accablant est que tous, sans exception, ont repris sans le moindre esprit critique  la vidéo du Blick, et l’ont présentée comme un fait divers authentique.
Espérons que cela servira de leçon, car ce genre de mystification est appelé à se multiplier, si les médias persistent à privilégier l’immédiateté à la vérité. Et cela pourrait porter sur des sujets autrement plus graves qu’un bizutage bidon.
Qui a dit que la qualité de la presse s’effondrait?



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