ico Société En somme, qui est le plus manipulé?

25 novembre 2009 | Catégorie: société, suisse

PHILIPPE BARRAUD

A quelques jours du sommet de Copenhague, une manipulation étrange ravit les négateurs du réchauffement. Mais qui tire les ficelles?

On peut lire sur ce site un commentaire de Ludovic Monnerat (reproduit par un lecteur) qui, comme tous les négateurs du réchauffement, se réjouit du piratage de milliers de courriels de scientifiques d’un institut britannique, et prétend y voir l’écroulement de la «citadelle idéologique» des climatologues qui nous alarment sur le réchauffement.

En premier lieu, on s’étonne qu’un spécialiste de la guerre, chaude ou froide, mette son esprit critique en stand-by lorsque survient, comme par hasard à deux semaines d’un sommet important sur le réchauffement, une remise en cause des méthodes d’un petit nombre de scientifiques. Cette publication n’est évidemment pas fortuite, c’est une manipulation en bonne et due forme: elle a été planifiée, organisée et financée par quelqu’un, qui n’a pas hésité à recruter de nombreux criminels du net pour voler et exploiter des données personnelles – et peut-être les  “arranger”, qui sait. Ce qui en soi pourrait susciter un semblant de réprobation, non?

La moindre des choses serait donc de faire preuve d’un peu de prudence: en relayant sans réserve ces ragots de bas étage, obtenus par des moyens illégaux, les négateurs du réchauffement se font les complices de lobbies qu’ils ne connaissent même pas, et pour cause, ce qu’ils pourraient regretter le jour où la lumière sera faite sur leur identité et leurs objectifs véritables. On sait qu’aux Etats-Unis, des sociétés pétrolières financent ouvertement des «études scientifiques» dont les conclusions sont définies à l’avance par les commanditaires, selon une vieille tradition pratiquée par l’industrie du tabac, aux Etats-Unis et en Suisse.

Les scientifiques sont des femmes et des hommes comme les autres, avec une éthique bien sûr, mais aussi des faiblesses, des convictions, et la volonté de convaincre. Que tout ne soit pas luxe, calme et volupté dans ce monde-là n’est dès lors en rien surprenant. Mais il ne faut pas confondre l’arbre et la forêt. De la même manière qu’on ne condamne pas l’ensemble de l’armée suisse à cause des agissements d’un cadre incompétent (on parle du drame de la Kander), les indélicatesses éventuelles de quelques scientifiques d’un institut d’un seul seul pays dans leurs relations personnelles, ne remettent évidemment pas en cause le fond de l’affaire, et la réalité du réchauffement. Celui-ci est confirmé chaque jour par les faits, qu’il s’agisse de la disparition des glaciers, de la fonte des calottes polaires, ou de l’aggravation des phénomènes extrêmes. C’est choses-là sont visibles et mesurables: une excursion en montagne suffit! Ainsi, les sceptiques et les manipulateurs peuvent dire ce qu’ils veulent, les faits sont là, et ils sont têtus.

Il se dessine d’ailleurs une position de repli chez les sceptiques, face précisément à l’insistance des faits: elle consiste à dire qu’il y a peut-être bien un réchauffement, mais que les activités humaines n’en sont pas responsables. Et alors? Lorsqu’il y a le feu quelque part, les pompiers n’attendent pas de savoir qui a mis le feu pour décider d’intervenir ou non! L’important est de savoir que le réchauffement aura des conséquences extrêmement graves, quelle qu’en soit l’origine, et que par conséquent il faut s’y préparer, en particulier en n’ajoutant pas encore des gaz à effet de serre à ceux que la nature va relâcher, précisément à cause du réchauffement: la fonte du permafrost en Sibérie et au Canada va libérer des quantités colossales de méthane, un gaz à effet de serre bien plus nocif que le CO 2.

C’est peut-être naïf, mais nous préférons écouter, avec l’esprit critique qui convient, des climatologues qui ont fait leurs preuves, ceux du GIEC et ceux de nos hautes écoles, comme Martin Beniston et Martine Rebetez. Eux du moins ne défendent pas des intérêts économiques secrets, mais l’intérêt général, et ne cherchent pas à nous manipuler pour des motifs inavouables. C’est déjà pas mal, non?

* * *     39 votes




Commentaire de Christos Nüssli le 25 novembre 2009 à 11:39

Monsieur Barraud,

Pour contrer les opinions qui nous désapprouvons, il est évidemment toujours plus efficace de s’attaquer à la personne qui les exprime plutôt que de réfuter ses arguments. Il est ainsi facile d’annoncer haut et fort que cette personne propage des ragots de bas étage obtenus par des moyens illégaux (ben tiens?). En outre cette personne serait “vendue” à des intérêts financiers supérieurs qui, sans être ceux des fabricants de tabac, sont tout aussi méprisables. De plus, il y aurait un “complot” etc..

Le grand avantage de ce type d’argumentation est qu’elle vous évite de répondre à des questions scientifiques qui ont l’air simples mais qui ne le sont pas.

Voici par exemple:

a) depuis combien de temps est-on en mesure de mesurer l’évolution des températures sur notre planète?

b) la fiabilité des mesures effectuée est-elle constante?

c) les mesures effectuée avant l’ère informatique sont-elles comparables à celles effectuées actuellement?

d) la fiabilité spatiale des mesures est-elle homogène?

e) est-il possible de prédire le temps qu’il fera à 2 jours, 5 jours, 6 mois, 1 an?

f) pourquoi les ordinateurs traitant de calculs climatiques sont-ils les plus puissants du monde?

g) comment les données concernant le climat sont-elles recueillies?

h) comment ces données sont-elles traitées?

i) comment les modélisations climatiques sont-elles effectuées?

Et bien d’autres questions encore qui, à mon sens, ne sont pas des “ragots de bas étage”.

Je voudrais faire une remarque encore: GlakoSmithKline débourse 40 millions de dollars et paiera jusqu’à 500 millions de dollars pour le NicVAX, un vaccin anti-tabac développé par le groupe américain Nabi Biopharmaceuticals (24Heures du 22.11.09), sans parler de ce que débourse Novartis pour des recherches équivalentes. Ainsi donc le monde est assez bien fait puisque maintenant les “anti-tabac” ont aussi leur lobby financier.

Avec mes meilleurs salutations

Commentaire de Jacques Rey le 25 novembre 2009 à 11:51

Cher Monsieur Barraud,
En effet : qui est le plus manipulé ? Et par qui ?
Vos arguments sur le complot des prétendus « négateurs » peuvent être retournés de manière parfaitement symétrique contre les idéologues du réchauffement climatique causé par l’homme (anthropique) : l’industrie nucléaire et/ou (à choix) les industriels du Nord contre leurs concurrents en croissance du Sud.
Vos arguments n’en sont donc pas.
De plus, les « scientifiques » pris la main dans le sac du tripatouillage des données ne sont pas n’importe qui, comme vous le laissez entendre, mais les leaders de cette imposture : Phil Jones et Michael Mann notamment.
Enfin, on peut faire l’hypothèse que la publication de ces documents est le fait non de hackers à la solde des méchants pollueurs, mais bien plutôt de scientifiques qui y avaient accès de l’intérieur et qui sont écœurés par ces pratiques de charlatans.
Allez-y voir vous-même, via un site qui mérite le détour : http://www.pensee-unique.fr/index.html.
Il est heureux que tout cela soit déballé avant le sommet de Copenhague.
Si le fait – car c’est un fait – du réchauffement climatique se confirme, ne pas s’engouffrer dans des mesures financièrement colossales contre l’émission de CO2 à cause de la thèse de son caractère anthropique – avez-vous oublié, vous le scientifique de formation, qu’une thèse scientifique n’est toujours et seulement qu’une hypothèse vraisemblable (Popper) – permettra d’utiliser cet argent pour sauver – non pas « la Planète » – mais les êtres humains menacés par les conséquences de ce réchauffement. Si celui-ci se confirme sur le long terme.
Il est regrettable que vous ne fassiez pas preuve de votre non-conformisme habituel sur ces questions d’écologie, nouvelle religion de notre temps.
Avec mes remerciements pour votre site, néanmoins stimulant sur le reste.
Jacques Rey
Fribourg

Commentaire de Bernard Erlicz le 25 novembre 2009 à 12:06

“Lorsqu’il y a le feu quelque part, les pompiers n’attendent pas de savoir qui a mis le feu pour décider d’intervenir ou non!”… C’est vrai! Mais est-ce raisonable d’évacuer l’eau de la cave à la place d’éteindre le toît en feu? Faire quelque chose, c’est bien! Encore faut-il faire quelque chose d’utile… Si le CO2 n’est pas un “gaz à effet de serre”, comme l’affirme une récente étude allemande (http://arxiv.org/PS_cache/arxiv/pdf/0707/0707.1161v4.pdf), à quoi sert-il de perdre son temps et des milliards de francs à le réduire? Et si le réchauffement est dû à l’activité solaire et/ou volcanique, ou à d’autres causes naturelles, comme l’affirme de nombreux scientifiques… que voulez-vous faire pour l’empêcher? Éteindre le soleil?

Prétendre que les scientifiques “pro-réchauffement” sont honnêtes, intègres et ne défendent que l’intérêt général, et que les “anti-réchauffements” sont payés par l’industrie pétrolière (ou autre) et ne cherchent qu’à nous manipuler est un peu simple… et même franchement simpliste!

C’est ni plus, ni moins que du “reductio ad hitlerum”… on ne discute plus avec le dissidant, on le condamne, l’insulte et le dénigre… Ca manque singulièrement de panache, mais c’est reposant… on n’a plus à expliquer son avis et le confronter à celui des autres, on l’impose… Vive la pensée unique. Dans ces conditions, les scientifiques ont en effet intérêt à être “pro-réchauffement”, s’ils veulent garder leur poste et continuer à recevoir des subsides… ils ne défendent donc pas forcément “l’intérêt général”, mais peut-être simplement leur beefsteak….

Robert Carter (http://www.laterredufutur.com/html/modules.php?name=News&file=article&sid=925), paléoclimatologue australien rappelle notamment, comme d’autres climatologues, que l’augmentation du CO2 SUIT un réchauffement climatique, et ne le précède pas… il affirme de plus, comme notamment M. Mojeb Latif, climatologue et rédacteur du GIEC (http://www.laterredufutur.com/html/modules.php?name=News&file=article&sid=966), qu’on se dirige plutôt vers un refroidissement. Augusto Mangini, autre paléoclimatologue, met également en doute les façons de travailler du GIEC (http://www.laterredufutur.com/html/modules.php?name=News&file=article&sid=924). Les études du climatologue français Marcel Leroux (http://lcre.univ-lyon3.fr/climato/actualites.htm) sont également très intéressantes.

Mais naturellement, si ce sont tous des menteurs, payés pour nous tromper, inutile même de chercher à se renseigner sur ce qu’ils disent. Nous n’avons qu’à suivre aveuglément le dogme en cour… Et brûler les hérétiques!

D’autres infos sur ce site: http://skyfal.free.fr/

Commentaire de Michel Perdrisat le 25 novembre 2009 à 14:10

D’accord avec ces messieurs !
La science ne nous permet pas d’affirmer à coup sûr que le réchauffement climatique est un fait irréfutable.
D’accord, nous devons rester critiques et ne pas suivre les moutons.
Oui, mais …!
Les mesures concernant les énergies renouvelables sont, elles, parfaitement indispensables. Tout simplement parce que l’ère du pétrole bon marché va tirer à sa fin dans un avenir pas trop lointain.
À mon avis, qu’il y ait réchauffement ou pas, des mesures draconiennes devront être prises.

Commentaire de Stéphane Montabert le 25 novembre 2009 à 14:29

Alors, on n’aime plus les whistle blowers quand ils mettent un terme à l’arnaque du réchauffement climatique?

Je vous comprends, ce n’est pas facile à avaler. Mais outre-manche et outre-atlantique, la polémique est devenue un brasier. Quand même George Monbiot du Guardian (l’équivalent anglais du Nicolas Hulot exagonal) admet qu’il s’est fait berner, que les études doivent être refaites et que les scientifiques coupables de fraude doivent être jugés, on devine que cette affaire n’est pas un feu de paille…

Comprenons-nous bien: le réchauffement climatique est mort.

Non seulement ces révélations ne font que commencer, et auront des suites pénales (une enquête va vraisemblablement être ordonnée par le Congrès Américain). Tout l’édifice prétendument scientifique du réchauffement vient de voler en éclats, infectant de proche en proche tous les réseaux utilisant ces résultats pour leurs propres conclusions.

Je suis un lecteur de commentaires.com parce que je crois que vous êtes un homme honnête, M. Barraud. Vous avez le droit de vouloir défendre la nature. Mais plus vite vous comprendrez à quel point vous avez été la victime d’une abjecte manipulation, plus vite vous préserverez ce qui reste de crédibilité pour votre cause.

Croyez-moi, nous n’en sommes qu’au début. Le Climatgate va donner lieu à un raz-de-marée comme on en a rarement vu dans les opinions publiques mondiales.

Commentaire de Patrick Dupont le 25 novembre 2009 à 15:23

monsieur Barraud, je suis désolé de le dire, mais vous êtes d’une extraordinaire partialité.

Allez un peu lire la presse britannique et américaine svp.
allez voir là où la démocratie, et donc le pluralisme ,fonctionne un peu mieux que chez nous.

Parceque tout de même il serait très utile de favoriser la confrontation d’idées.
Et curieusement on ne voit et n’entend QUE ceux qui mettre en cause l’activité humaine comme étant responsable du “réchauffement climatique”
On ne voit et n’entend QUE ceux qui affirment que la terre se réchauffe !

vous auriez du lire attentivement l’article de ce professeur du MIT et consulter les liens fournis par L. Monnerat.

Et aussi , pour nous tous, avec un peu de bon sens, nous savons que notre bonne vieille planète a connu depuis qu’elle existe, soit des centaines de millions d’années, des périodes de réchauffement et des périodes de refroidissement.
Et pourtant, l’Homme n’était par encore là !!………….

Commentaire de Patrick Dupont le 25 novembre 2009 à 15:43

suite
Alarmisme climatique : Polemia fait le point

A quelques jours du sommet sur le climat qui doit se tenir à Copenhague, début décembre 2009, l’alarmisme climatique fait rage dans les médias.

La polémique s’amplifie, connaitrons-nous une guerre du réchauffement ? L’Inde a, déjà en juillet dernier, dit NON à l’alarmisme climatique. Ce pays creuse l’écart entre les pays riches et les pays pauvres en rejettant les thèses climatistes alarmistes. Le Financial Times a consacré dès le 24 juillet de cette année un article à la déclaration du Ministre Indien de l’Environnement Jairam Ramesh, en réponse à l’appel lancé par l’Union Européenne aux pays en voie de développement pour une réduction des émissions de gaz à effet de serre.
La fin de non recevoir ne peut être plus claire : « Jairam Ramesh, le ministre Indien de l’environnement, a accusé le monde développé de lancer des alarmes inutiles au sujet de la fonte des glaciers Himalayens. » (…) « Il a écarté les prédictions scientifiques prétendant que les glaciers Himalayens pourraient disparaître d’ici 40 ans du fait du réchauffement climatique. » (…) Nous devons nous débarrasser de l’idée préconçue, basée sur les média occidentaux, et investir notre recherche scientifique et nos autres capacités à étudier l’atmosphère de l’Himalaya » et pour conclure, Le ministre a également été clair sur le fait que l’Inde n’acceptera pas d’objectifs sur la réduction des émissions. (1)
Le 21 novembre dernier, « la BBC confirme cette information qui a mis la blogosphère anglophone en ébullition, et commence à toucher la grande presse. Un pirate aurait réussi à pénétrer les ordinateurs du Hadley Center (parfois désigné sous le vocable de CRU, Climate Research Unit), le centre d’études climatologiques de référence du GIEC », qui refusait, semble-t-il, de communiquer ses données brutes, laissant prospérer quelques soupçons de fraude scientifique contre son directeur. (2)
Si la presse anglo-saxonne s’est emparée du conflit latent, la presse française, encore une fois, reste dans le camp du politiquement correct et se contient dans une discrétion de violette.

Polemia a jugé utile de faire le point dans une série d’articles :

I – Réchauffement de la terre ou alarmisme climatique ? L’état des lieux.
http://www.polemia.com/article.php?id=2538
II – Alarmisme climatique : « double pensée » et incohérences de la superclasse mondiale (SCM).
http://www.polemia.com/article.php?id=2536
III – Alarmisme climatique : une arme idéologique au service de la superclasse mondiale (SCM).
http://www.polemia.com/article.php?id=2535

Ces articles ont pour objectif d’apporter une réflexion de nature idéologique et politique sur le sujet.

Sur le fond, Polemia a déjà publié plusieurs articles climato-sceptiques. Non parce que nous prétendrions trancher dans un débat scientifique mais parce que le rôle d’internet en général — et de Polemia en particulier — est de donner accès aux opinions dissidentes, occultées ou marginalisées par les grands médias financiers et commerciaux.

Nos lecteurs trouveront ci-dessous un rappel de ces articles avec le lien y conduisant. Nous y avons ajouté, sur la suggestion d’un de nos correspondants, un lien vers un article du site « sauvons le climat » ; argumentaire mesuré en réponse aux climato-sceptiques. A chacun ensuite de se faire une opinion. !

Enfin, le texte de Jean-Yves Le Gallou « pour une écologie humaine » prononcé, en 2007, au Club de l’Horloge replace le débat dans le cadre d’une vision plus large en même temps que plus enracinée des questions idéologiques.

Polémia
23/11/2009

Commentaire de Paul Bär le 25 novembre 2009 à 19:23

Mode parano on :

D’un côté, les pro-réchauffement, globalistes systémistes qui utilisent l’argument du climat pour faire avancer leur modèle conceptuel de monde unique, de planète intégrée, de sociétés sans frontières.

De l’autre, les anti-réchauffement, globalistes économiques qui dénient le réchauffement pour préserver leur modèle de société basé sur les prébendes énergétiques.

Globalistes pour globalistes, les deux faces de la même médaille.

Mode parano off.

Commentaire de Marie-France Oberson le 25 novembre 2009 à 19:33

Comment comprendre le fait que le livre de Vaclav Klaus “Planete Bleue en péril verts” est introuvable depuis sa parution au printemps dernier?
Malgré les nombreux téléphones et mails de mon libraire au diffuseur (La bibliothèque de l’Université d’Aix-en Provence) malgré mes propres mails, mes investigations auprès d’autres librairies FNAC comprise ici ou en France, je n’ai toujours pas pu obtenir ce livre.(je ne suis pas la seul à lire les messages des internautes dans différents blogs de France !
Il est vrai que Vaclav Klaus n’est pas la tasse de thé de l’UE .
Le ministre britanique de l’environnement avait même osé déclaré: ” De même que les terrosistes n’ont pas le droit d’apparaitre dans les médias, devraient aussi être exclus les sceptiques du réchauffement d ela planète”
Il est donc indéniable que le livre de Klaus a été boycotté par les plus hautes instances qui jouent sur la peur du réchauffement.
On peut quand même lire le livre de Claude Allègre : “Ma vérité sur la planète”
Allègre était à deux doigts d’être appelé par Sarkozy. Puis il y a eu la “victoire” des verts français aux européennes…C’est pas le vent qui tourne, c’est la girouette.

Commentaire de Marc Grandjean le 25 novembre 2009 à 20:33

M. Barraud, je réagis très froidement à votre commentaire. Je ne puis résister ici à penser qu’il s’agit d’un “Barraud d’honneur” de votre part.
Premièrement, parler de “ragots de bas étage” c’est faire preuve de peu de considération pour vos lecteurs que le sens critique pousse à se conduire en sceptiques devant les évidences qui n’en sont pas et le consensus soviétique imposé par le GIEC.
Deuxièmement, votre argument du complot de la part des lobbies pétroliers est facile à retourner. Encore une fois, je me réfère à cette excellente émission de la chaîne britannique Channel 4 en 2006, qui nous apprend que l’ancien premier ministre Margaret Thatcher, appréhendant une prochaine crise pétrolière, entendait mener une politique d’encouragement à l’alternative que représente le nucléaire. Ce faisant, elle a sciemment encouragé les recherches sur le réchauffement induit par le CO2 dans l’espoir de monter cette théorie en obstacle au pétrole. On voit par là que, les subventions, il y en a peut être plus (si l’on considère tout l’argent publique, partout dans le monde, qui finance les universitaires) pour soutenir la théorie du réchauffement anthropique que celui dépensé par le camp opposé.

Commentaire de Michel Perdrisat le 25 novembre 2009 à 22:42

A l’adresse de Mme Oberson :

Le livre de Vaclav Klaus est disponible sur amazon.fr.
Je viens de le commander.

Cordialement

Commentaire de Paul Bär le 25 novembre 2009 à 23:01

“En premier lieu, on s’étonne qu’un spécialiste de la guerre, chaude ou froide, mette son esprit critique en stand-by…”
Sur cet aspect de la question, un paramètre à ne pas oublier, ceux qui contestent avec virulence l’hypothèse du réchauffement de la planète font souvent partie de la sphère atlanto-étasunienne, avec les représentations conceptuelles afférentes, puisque pour eux, d’une façon quasi fantasmatique, s’inquiéter pour le climat de la planète, c’est forcément aller contre les USA et, plus largement, contre la société occidentaliste (que je distingue évidemment du véritable Occident) fonctionnant sur la consommation et la croissance sans frein.
En face, ceux qui croient, de façon tout aussi implicitement religieuse, à la réalité du réchauffement, parce qu’anti-américains et, par extension, souvent anti-occidentaux par ethnomasochisme.
Inutile de préciser que j’estime les deux attitudes, symétriquement opposées mais fonctionnant sur le même mode de pensée, autant erronnées et délétères l’une que l’autre, tout le ravage des pensées colonisées.

Commentaire de Raoul Menton le 26 novembre 2009 à 9:25

N’oublions pas non plus les manipulations effectuées par les négateurs de la thèse du réchauffement induit par l’homme. Elles ne sont pas moins grossières.

http://www.realclimate.org/index.php/archives/2007/12/les-chevaliers-de-l%e2%80%99ordre-de-la-terre-plate-part-ii-courtillots-geomagnetic-excursion/langswitch_lang/fr/

Commentaire de Denys Pierrehumbert le 26 novembre 2009 à 14:04

Toute la problématique du réchauffement anthropique tourne autour des courbes de températures globales. La construction de ces courbes, car il s’agit de véritable construction, est d’une extrême complexité, elle fait intervenir une invraisemblable quantité de paramètres, de correctifs, d’estimations etc. De ce fait, ces courbes sont très sensibles aux biais. La probité scientifique de ceux qui les construisent est essentielle. S’il y a un doute quant à cette probité, les résultats sont propre à rejoindre sans détours la corbeille à papiers. De ce point de vue, les mails révélés sont on ne peut plus éclairants.

Commentaire de Jacques Rey le 27 novembre 2009 à 8:05

A l’attention de M. Menton

Merci de votre indication.

Vous faites référence à « l’affaire Courtillot » de 2007 telle qu’elle a été traitée par le site « Real Climat ».

Le problème c’est que ce site, sauf erreur de ma part mais j’ai cherché longtemps, ne mentionne pas la nouvelle étude de Courtillot et al. datant de 2008. Nous sommes pourtant à la fin de 2009.

Comme la première, cette étude – si je l’ai bien comprise – a tenu compte des critiques et démontre seulement qu’en matière d’évolution climatique, d’autres corrélations que celle posée avec l’unique CO2 sont constatables empiriquement.

Ce qui signifie que d’autres hypothèses sont non seulement possibles, mais fort vraisemblables. Car corrélation ne signifie pas causalité.

Ce qui signifie donc qu’il faut être très prudent dans les conclusions politiques et financières tirées de cette science jeune qu’est la climatologie, à l’inverse de l’hystérie religieuse qui se manifeste aujourd’hui, « la Planète » étant devenue l’idole à laquelle on doit (se) sacrifier.

L’autre problème posé par votre référence, plus fondamental, c’est que le site « Real Climat » a été lancé par Michaël Mann entre autres, l’inventeur de la courbe en « crosse de hockey », qui restera probablement dans la l’histoire de la science un cas d’école en matière de manipulation. Ce qui vient d’être à nouveau démontré par la publication des courriers internes des Grands Prêtres du GIEC.

Ceci expliquant peut-être cela.

Je préfère donc m’en remettre, moi le citoyen spectateur d’une controverse qui devrait rester scientifique, à des sites comme « pensée-unique.fr » ou « climat-sceptique.fr » dont le nom indique bien la prudence qui est de mise en pareil cas.

A ce propos, quand donc le vocable de «négateurs» pour désigner les sceptiques glissera-t-il à celui de «négationnistes» ?

Pas très longtemps, je le crains.

Commentaire de Raoul Menton le 27 novembre 2009 à 10:07

M. Rey,

Je vous rejoins complètement sur bien des points de votre réponse. L’important à ce sujet semble de garder un point de vue scientifique pour n’exclure aucune hypothèse avant que cela puisse être démontré et revu.

Je m’éloigne de votre position en m’en remettant au “consensus” exprimé par la majorité des scientifiques actuellement, plutôt qu’au scepticisme. Le vôtre semble d’ailleurs plutôt de bon sens, au contraire de la majorité des commentaires ci-dessus, dont les auteurs semblent peu au fait du fonctionnement du monde scientifique.

Commentaire de Jacques Rey le 27 novembre 2009 à 11:24

Merci M. Menton, mais rappelez-vous, en matière de consensus scientifique, l’exemple de Pasteur et de son prédécesseur Semmelweis.

Le consensus a mené le premier à être jeté hors de son laboratoire et de l’Académie des sciences, et le second – persécuté lui aussi – à être jeté dans un asile de fous.

La logique de la science véritable est anti-consensuelle par définition.

Commentaire de Paul Bär le 27 novembre 2009 à 15:54

Un peu HS, mais en parlant de manipulation, j’écoute présentemment “Un Dromadaire sur l’Epaule” consacré à l’Afrique du Sud…. à tomber à la renverse, tellement la présentation de l’émission est biaisée !

Commentaire de Raoul Menton le 27 novembre 2009 à 16:27

Tiens, je ne connaissais pas cette épisode de la vie de Pasteur et je n’en ai trouvé aucune trace. Pouvez-vous me donner des références à ce sujet?

Il ne faut pas oublier que les moyens de communications actuels permettent à des milliers de scientifiques dans des milliers d’universités ou d’instituts de rechercher de prendre connaissance des travaux de leurs collègues au contraire des évènements que vous citez.

Le consensus en science ne réside pas dans le fait qu’il faut suivre les hypothèses et observations des autres. Mais plutôt que si une majorité de scientifiques obtiennent des résultats similaires et reproductibles malgré des postulats différents, alors on peut parvenir à une “vérité” scientifique.

Commentaire de Glaisen marc le 27 novembre 2009 à 18:52

Pourrions-nous savoir, M. Bär, les raisons qui vous voient considérer l’émission sur l’Afrique du Sud comme relevant de la manipulation?

Commentaire de Jacques Rey le 28 novembre 2009 à 11:25

A M. Menton.

La «persécution de Pasteur», dont j’ai parlé, nous avait été narrée par notre prof de biologie au collège (ou au gymnase ?), il y a donc fort longtemps de cela.

Parti sur Internet chercher les références que vous demandiez, je me rends compte que cette histoire faisait sans doute écho à la démission de Pasteur de sa direction de l’Ecole normale supérieure… mais sous la pression de ses collègues et surtout des étudiants, ainsi que de la presse libérale opposée à Napoléon III, ferme soutien de Pasteur, au contraire de ce qu’on nous avait raconté, puisque Pasteur se voit offrir une chaire en Sorbonne et un nouveau laboratoire ! Allez voir l’article de Wikipédia qui semble digne de foi en donnant de nombreuses références.

Comme quoi la libre discussion est la condition même du progrès de la connaissance. Merci de votre scepticisme à l’égard de mon hagiographie de Pasteur !

Cet article sur Pasteur est d’autant plus intéressant qu’on y trouve, comme dans le débat d’aujourd’hui en climatologie, l’indication d’accusations de manipulations ou de dissimulations par Pasteur lui-même, présenté davantage comme un génial expérimentateur que comme un découvreur véritablement original.

Pour en revenir au fond du débat, je suis d’accord avec la définition que vous donnez du «consensus scientifique».

Le problème en climatologie, c’est que l’expérimentation est impossible. Il s’agit d’une science empirique et probabiliste, avec des variables en très grand nombre dont la modélisation informatique ne peut, à l’heure actuelle, tenir entièrement compte. Son caractère prédictif est, par analogie, peut-être aussi limité que la météorologie.

Nous ne sommes malheureusement pas dans la situation des physiciens qui peuvent imaginer des «expériences cruciales» (à l’intersection de deux théories au moins) permettant sans le moindre doute de déclarer fausse une théorie et plus vraisemblable sa rivale (en attendant mieux). Le cas d’école, comme vous le savez, est celui, respectivement, de Newton face à d’Einstein. En science, on sait toujours avec certitude qu’on est dans le faux, mais jamais si l’on est dans le vrai.

La climatologie est aussi une science historique. Or, à cet égard, l’existence qui semble prouvée d’une période de réchauffement très marqué entre les Xe et XIIIe siècles (« l’optimum médiéval », d’où le nom donné à l’époque par les Vikings de « Terre verdoyante » au Groenland), sans donc la moindre activité industrielle humaine, devrait rendre les climatologues très prudents.

Sans aucun doute d’autre(s) facteur(s) que les gaz à effet de serre permette(nt) d’expliquer «l’optimum médiéval». Ce qui ne signifie pas pour autant que ceux-ci ne jouent pas de rôle aujourd’hui !

Cette prudence épistémologique devrait se traduire en matière politique. En poussant les Etats, non pas à mettre tous leurs moyens financiers dans la lutte contre l’émission de CO2, mais, par exemple, à alimenter régulièrement, de manière significative, sans toutefois bloquer la croissance économique des plus pauvres, le fonds “environnement” de la Banque mondiale.

Celui-ci pourrait ainsi devenir une réserve «bloquée» (en or ? en diamants ? mais en tout cas pas en argent virtuel) à n’utiliser qu’en cas de problème avéré. Comme c’est déjà le cas aujourd’hui pour les populations de certaines îles de l’Océan indien, lentement submergées par la montée des eaux.

Mais peut-être, demain, pour aider d’autres populations à lutter contre les conséquences d’un… refroidissement !

Celui-ci ne peut en effet être complètement exclu, d’après ce que j’ai vu sur les sites climat-sceptique.fr et pensee-unique.fr.

Merci encore.

Commentaire de Richard Golay le 28 novembre 2009 à 16:18

Merci à Monsieur Barraud pour ces 3 billets et les débats qui ont suivi.

Cela m’a en effet poussé à chercher sur la contestation du modèle du GIEC. Le résultat est la découverte de conférences (juin et sept 2009) et un interview très récent (aujourd’hui) du professeur Vincent Courtillot, géologue/géophysicien et membre de l’Académie des sciences.
Ecouter l’interview de FRANCE INFO diffusé aujourd’hui : http://www.france-info.com/chroniques-parlons-net-2009-11-27-parlons-net-vincent-courtillot-un-climatosceptique-tempere-373798-81-264.html

Voir également pour les liens mon billet sur mon blog mediapart http://www.mediapart.fr/club/blog/richard-golay/271109/rechauffement-climatique-serieuse-contestation-du-modele-du-giec

Je ne suis pas un expert du climat, mais ma formation ing dipl EPFL me permet d’affirmer que le discours de ce Monsieur mérite toute notre attention.

Cordialement

Commentaire de Raoul Menton le 28 novembre 2009 à 22:20

A M. Rey,

Merci de votre réponse. Votre différentiation entre la climatologie et la physique me semble tout à fait pertinente. A ce titre, la climatologie se rapproche plus de la modélisation financière que de la chimie. Et l’on ne connait que trop bien la “qualité” des modélisations financières.

Ce qui me ramène à votre deuxième point concernant les états “mettant tous leurs moyens financiers dans la lutte contre le CO2″. Je doute sérieusement que les états vont investir plus que quelques pécadilles dans la lutte contre le CO2. Ces montants seront à mettre en perspective avec les sommes allouées aux plans de relance, sachant que ceux-ci n’ont servi qu’à confirmer les spéculateurs dans leurs folies et à creuser malheureusement encore plus l’écart entre les très riches et les autres.

De plus, constatant le courage que ces états ont eu à proposer une réglementation plus stricte des marchés financiers ou à atteindre les objectifs du processus de kyoto, je me ferai à votre place pas trop de soucis à les voir mettre tous leurs moyens dans la lultte contre le CO2. La responsabilité sera laissée à chacun de modifier certaines mauvaises habitudes pour protéger la nature.

Votre idée de fonds est effectivement très bonne, mais malheureusement utopique. Je ne doute pas que vous en êtes également bien conscient.

Merci de contribuer à ce débat fort intéressant.

Commentaire de Denys Pierrehumbert le 29 novembre 2009 à 0:03

Franchement, je trouve que l’on fait beaucoup de bruit pour pas grand chose. Pendant des siècles les décisions importantes ont été prises sur la foi des astrologues, qu’aujourd’hui elles soient prises sur la foi des climatologues n’est qu’un réjouissant retour aux traditions.

Commentaire de Glaisen marc le 29 novembre 2009 à 2:36

L’étude du climat est sans aucun doute une science complexe qui doit prendre en compte de multiples facteurs, dont le paramètre temporel. Par ailleurs, le monde dans lequel nous vivons devient de plus en plus complexe et difficile à déchiffrer (mondialisation économique, de l’information, effondrement des idéologies et du sacré, migrations, etc.). Comme si cela ne suffisait pas, il nous faut de surcroît composer avec des changements climatiques indiqués comme importants et potentiellement ravageurs. Il n’est dans ce sens pas étonnant de voir fleurir une ou des théories du complot niant les changements climatiques en question ou en tout les cas l’influence humaine sur lesdites modifications climatiques.

A moins d’être un climatologue éclairé, il me semble plus raisonnable de laisser les experts en la matière se prononcer. Nous pouvons toutes et tous, par contre, tenter de réfléchir aux raisons qui voient de plus en plus de théories relevant du complot essaimer. Il y a eu les théories conspirationnistes mettant en scène différentes sociétés secrètes (juives et franc-maçonnes, le groupe de Bilderberg, etc.), celles entourant le 11 septembre, et voilà que maintenant c’est autour du climat que les esprits conspirationnistes se focalisent. Rien de très étonnant finalement puisque, pour reprendre Frédéric Charpier (L’obsession du complot, Bourin Editeur, 2005) :

« Les théories du complot (sont) destinées aux esprits superficiels et paresseux, elles bourgeonnent lors de séquences historiques troublées ayant suscitées une grande anxiété et prolifèrent sur la peur et l’incompréhension ».

« La paresse intellectuelle, la crédulité et l’ignorance sont les meilleures alliées du conspirationnisme comme elles étaient autrefois les piliers de l’inquisition et des croyances superstitieuses ».

« Faire barrage aux thèses et aux discours conspirationnistes semble devenu aussi urgent que nécessaire ».

« Il s’agit de renouer avec l’esprit critique et même une certaine éthique. En effet, c’est toute une façon de penser, de voir, d’analyser, de comprendre le monde et de s’y situer, une conception de l’Homme et de la liberté qui sont en jeu ».

Les adeptes de la théorie du complot (et je pense ici à ceux qui nient les changement climatiques actuels) feraient mieux de réfléchir aux raisons qui les voient s’intéresser à de telles représentations, plutôt que de tenter de décrypter une réalité qui de toute façon les dépasse complètement. Je vois une bonne raison de s’adonner à ce nouveau négationnisme : si les changements climatiques décrits sont bien réels, la seule façon de limiter la casse consistera à changer nos comportements. Et tout le monde ne voit pas d’un bon œil les changements en question…

Commentaire de Patrick Dupont le 29 novembre 2009 à 10:48

encore un peu pour la route….

La bulle verte éclate
C’est le constat de Nathalie Elgrably-Lévy, économiste sénior, Institut économique de Montréal :
“Les lecteurs habitués à lire cette chronique savent que j’ai régulièrement dénoncé le pseudoconsensus quant aux causes anthropogéniques du réchauffement climatique. Évidemment, oser m’élever contre l’hystérie climatique, résister à l’endoctrinement exercé par les gourous verts et militer en faveur d’un réel débat scientifique m’a valu des torrents de courriels haineux de la part d’écofascistes en croisade environnementale.
Pourtant, les raisons de douter du consensus étaient nombreuses. Des centaines de scientifiques, voire des milliers, contestaient depuis longtemps les propos alarmistes du GIEC, mais on refusait systématiquement de prendre en considération leurs recherches. D’autres posaient des questions pertinentes et légitimes pour lesquelles ils n’obtenaient aucune réponse. Les chercheurs qui contredisaient le prêt-à-penser environnemental étaient ostracisés. Certains, comme Timothy Ball, recevaient des menaces de mort pour avoir profané le catéchisme climatique. Plus récemment, Richard Lindzen, climatologue au célèbre MIT et ancien membre du GIEC, a publié une étude invalidant les théories réchauffistes, mais personne n’en fit cas. «Le débat est clos!», nous disait-on (…)

Quand la science est mafieuse, le scandale est colossal; les implications, dramatiques. Nous aurions donc été manipulés par des escrocs plus intéressés par leurs subventions de recherche et leur prestige que par l’intégrité scientifique.
Des scientifiques intègres sont éclaboussés par les malversations intellectuelles de chercheurs véreux. Des gouvernements se sont laissé convaincre d’adopter des politiques coûteuses pour lutter contre un réchauffement monté de toutes pièces. Et que dire de la réglementation contraignante imposée pour sauver la planète d’un danger fictif? Si des compagnies de tabac s’étaient rendues coupables des mêmes délits, si elles avaient comploté pour cacher la vérité, elles auraient été clouées au pilori. Qu’en sera-t-il dans le cas du CRU?

Si les révélations sur l’arnaque climatique sont consternantes, le quasi-mutisme de l’élite médiatique, habituellement friande de scandales, l’est tout autant : c’est à peine si la nouvelle est mentionnée par les journalistes spécialisés en environnement; et les manchettes sont consacrées à des nouvelles relativement insignifiantes en regard de l’éclatement de la bulle verte. Se pourrait-il qu’on tente d’étouffer l’affaire? L’information qu’on nous rapporte serait-elle choisie en fonction d’objectifs partisans? Et on se demande pourquoi les médias traversent une crise?!?!”
Le constat est valable aujourd’hui en France : L’Académie des sciences vient de publier un rapport [ici] au sujet du changement climatique sans trancher sur la question du rôle du CO2 car l’avis de ses membres diverge.

Plus que jamais l’extrême prudence s’impose dans un domaine où le pseudo-dogmatisme aveugle qui en est d’autant moins scientifique, entraîne sur sa vague de certitudes sans preuve et rebattues, des spécialistes auto-proclamés et des gens de bonne volonté cherchant parfois un appui dans des interprétations erronées de déclarations du Vatican. Surtout à l’ère de Benoît XVI, il est particulièrement irrévérencieux de laisser croire que l’Église, gardienne de la foi, imposerait des vérités de science dans un secteur en pleine incertitude.

Lahire

Commentaire de Jacques Rey le 29 novembre 2009 à 13:16

A l’adresse de M. Barraud.

Je pensais que vous modériez les interventions sur votre site, en y interdisant notamment l’insulte et la calomnie – sinon la bêtise, ce qui serait bien sûr mission impossible.

Or ce que je disais craindre avant-hier s’est produit aujourd’hui : les citoyens comme nous, qui nous interrogeons sur la politique environnementale qu’on veut nous imposer, sommes passés de «négateurs» à «négationnistes», qui plus est «nouveaux négationnistes», ce qui signifie bien que nous serions de la même qualité que les «anciens», c’est-à-dire les imposteurs qui cherchent à faire passer l’élimination physique des Juifs d’Europe pour une fable « sioniste ».

A quand l’épithète de « nazis » ?

Commentaire de Glaisen marc le 29 novembre 2009 à 16:39

Le terme “négationniste” est effectivement très chargé historiquement. Il n’y avait aucune volonté, dans mon commentaire précédent, de faire quelque lien que ce soit entre les “négateurs climatiques” et ceux qui ont nié (ou nient encore aujourd’hui) certains aspects tragiques de notre histoire passée et qu’on nomme “négationnistes”. J’utiliserai donc dorénavant le terme de “négateur” …

Commentaire de Mar Grandjean le 29 novembre 2009 à 23:16

Je viens d’écouter le professeur Vincent COURTILLOT. Son exposé m’a fasciné . Il est d’une clareté remarquable. A tel point que cela me donne presque l’envie d’aller étudier à l’université où il enseigne, celle de Nantes.
M. Barraud, je ne puis que vous inciter à écouter cet homme. Et je vous vois mal, mais alors très mal, lui reprocher des ragots de bas étage.
D’ailleurs cette remarque s’adresse aussi bien à Paul Bär qui accuse les sceptiques d’Altantisme et M. Glaisen qui nous accuse d’être des négateurs ou encore des adeptes de la théorie du complot.

Commentaire de Richard Golay le 3 décembre 2009 à 13:57

Vincent Courtillot a été interviewé par la RSR1 le 27.11
http://savoirs.rsr.ch/article/science/environnement/querelle-sur-lorigine-du-rechauffement-climatique/audio.html

@Glaisen
« A mon avis, “théorie du complot” est devenu l’équivalent intellectuel d’un mot de cinq lettres. C’est quelque chose que les gens disent quand ils ne veulent pas que vous réfléchissiez à ce qui se passe vraiment » Noam Chomsky

*
*


* Ces champs sont obligatoires ! Veuillez entrer votre nom complet, les commentaires ayant un pseudonymes ne seront pas pris en considération.