De récentes statistiques nous apprennent que les grandes villes de Suisse comptent parmi les plus grandes consommatrices de cocaïne au monde. C’est sans doute le résultat de la politique «exemplaire» de la Confédération.
Comme les laboratoires ont découvert de grandes quantités d’opiacées dans les égouts qui finissent dans le Léman, on commence à comprendre pourquoi les Romands aiment tant les filets de perches. En réalité, il n’y a pas de quoi rire. Pour l’Association romande contre la drogue, «cette politique «moderne et efficace» est définie dans la loi fédérale sur les stupéfiants dont l’administration fédérale a la prétention de faire un modèle exportable. Jugée à l’aune de ces révélations d’égouts, il est légitime au moins de s’interroger et de douter de sa pertinence.»
Le fait que des dizaines de milliers de Suisses se shootent quotidiennement avec des produits coupés au lévamisole, un vermifuge à bétail (!) dangereux pour l’homme, devrait peut-être alerter, un tout petit peu, nos autorités sanitaires et politiques. Il n’en est rien. Le pompon est décroché par la ville de Zurich qui, selon L’Hebdo, lors de la Street Parade, met un laboratoire à disposition des fêtards pour… contrôler leur drogue, et s’assurer qu’ils ne vont pas mourir tout de suite ! Là, on ne comprend plus.
Ou plutôt on comprend que, complètement dépassées par les événements, les autorités essaient littéralement n’importe quoi, pathétiquement impuissante à endiguer un véritable tsunami de drogue qui submerge notre pays, à travers ses frontières grandes ouvertes. C’est probablement la dernière étape avant l’abandon de toute limitation en la matière.
A Lausanne, l’invasion des rues par les petits dealers africains exaspère la population mais, comme la justice ne peut rien contre eux, la situation ne va pas changer de sitôt. Même la chanson de Gainsbourg est dépassée, inimaginable sur les radios d’aujourd’hui: «Dites-leur, de casser la gueule aux dealers.»
De toute façon, le marché de la cocaïne se retire progressivement de la rue, et s’installe dans les appartements cossus des consommateurs et de leurs fournisseurs. Ni vu ni connu.
Cette chienlit assumée contribue à la dégradation à grande vitesse non seulement de la sécurité en ville, mais du bien-vivre qu’on pouvait encore y trouver. Lausanne est devenue une ville dangereuse et sale, parce que ceux qui s’en servent comme défouloir sont sales dans leur tête, et ne respectent rien.
Au grand magasin Manor, les vols ont explosé ces derniers mois, tandis que les autres commerçants du centre de Lausanne en arrivent à réclamer des… milices privées pour les protéger ! Solution impossible à mettre en place, évidemment, mais qui stigmatise bien l’impuissance des pouvoirs publics, qui au pire minimisent les problèmes, et au mieux font des promesses auxquelles plus personne ne croit depuis longtemps.
Malheureusement, les Lausannois vont devoir subir encore longtemps la dégradation de leur ville et de leur cadre de vie. D’abord parce que la délinquance et le vandalisme vont augmenter encore, grâce à l’apport quotidien de «troupes fraîches» – pas besoin d’épiloguer là-dessus. Ensuite, parce qu’il faudra plusieurs années avant que les effectifs policiers n’augmentent, et que le Code pénal soit enfin adapté à la société actuelle, s’il l’est un jour.
Le soutien de l’UDC au référendum contre la vignette à 100 francs suscite quelque colère dans le canton de Vaud. On laisse entendre en effet que le succès du référendum devant le peuple compromettrait le financement du contournement autoroutier de Morges.
Sachant l’impact dévastateur de ce projet sur une région encore relativement préservée, comme le montre cette vidéo effarante, on se dit que la vignette à 50 francs a du bon !
Pour les épargnants européens, le moment est peut-être venu de vider leur compte-épargne, d’acheter une maison, un cheval, ou de prendre une retraite largement anticipée. Bref, mieux vaut tout dépenser avant la Grande Confiscation. Selon le patron d’UniCredit, l’une des grandes banques italiennes, cité par Le Temps, il est “acceptable de confisquer les comptes d’épargne pour sauver les banques pour autant qu’il s’agisse d’une solution européenne commune.”
Quand on vous disait que le précédent de Chypre allait faire des petits! Les Suisses sont-ils à l’abri? Bien sûr que non, puisque notre gouvernement veut tout faire comme les Européens.
Ces “troupes fraiches” sont, je pense , celles dont vous parlez dans votre commentaire
“L’axe lagos-lausanne”
On connait donc les dealer que l’on pourrait arrêter… mais faut pas stigmatiser..
Ah… “l’ouverture” au monde, aux autres cultures, quel enrichissement pour notre pays!
Le Lausanne que vous décrivez , M. Barraud est la réalisation – comme Genève-du rêve de Bernard Crettaz qui s’exprimait comme suit dans l’hebdomadaire français L’Express du 17 février 94 :
“Nous devons quitter l’illusion lyrique de la forteresse helvétique pour entrer dans le monde de la laideur urbaine et des conflits sociaux. Sinon,, nous deviendrons le plus grand Disneyworld du globe; donc nous n’existerons plus”
M. Crettaz était alors conservateur du Musée d’ethnographie de Genève et, avec d’autres Suisses bien pensants, déversait sa haine de la Suisse qui avait mal voté un certain 6 déc. 92.
Aujourd’hui, M. Crettaz ne peut craindre la laideur urbaine , planqué qu’il est , bien à l’abri dans son Valais !
“…planqué qu’il est , bien à l’abri dans son Valais !”
Bien vu, c’est vraiment un classique le cas du grand universaliste à la ville, mais qui a toujours le loisir d’aller se réfugier dans la maison familiale héritée de sa môman au fin fond d’une vallée alpine.
“met un laboratoire à disposition des fêtards pour… contrôler leur drogue”
Ces laboratoires ne sont pas du n’importe quoi ni un essai pathétique mais existent depuis 20 ans et quoique on en dise ont leur utilité.
http://www.saferparty.ch/allgemein.html
Ne venez pas après dire que ce site n’est pas un blog mais un journal si vous ne prenez même pas la peine de vous renseigner.
Il faut être clair. Dans le trafic de drogue les politiciens sont complices. Pas directement comme parfois en Italie (Mafia) mais d’une autre façon, par incompétence et aucune envie de résoudre le problème (car combien de voix en plus pour être élu ?).
Si on avait un politicien du type de l’ancien maire de New York (Giuliani) avec tolérance zéro pour les dealers ET consommateurs.
Alors on élimine plus ou moins le trafic et la consommation. Donc imaginez 5 ans de prison ferme (sans compression de peine) pour toute consommation de cocaïne, un peu comme l’Indonésie (sans la peine de mort, on est d’accord).
On assèche le trafic. Le problème est que certains amis des politiciens et peut-être eux-mêmes (de droite et de gauche) consomment de la “coke”. Donc c’est pourquoi c’est insoluble. Personne ne veut embêter le banquier consommateur de drogue ou le “bourgeois-bohême” se shootant à la cocaïne. Les Africains étant simplement là dans la partie offre de la célèbre règle d’économie libérale: offre et demande. Pour bloquer un business vous pouvez travailler sur l’offre ou la demande.
On a donc ce qu’on mérite, et cela est plutôt mondial dans l’Occident “chrétien”. Peut-être que les pays musulmans dans ce cas sont bien plus stricts. Pourquoi ne pas s’inspirer d’eux dans ce cas ?