On peut comprendre que certains aient beaucoup à perdre financièrement avec la nouvelle Loi sur l’aménagement du territoire (LAT), encore qu’ils aient sans doute bien profité jusqu’ici… Pour autant, on ne saurait soutenir un référendum qui vise à perpétuer le mitage du territoire, dont les Suisses ne veulent plus.
Nouveau président de l’USAM, M. Jean-François Rime n’est pas très convaincant lorsqu’il invoque un futur manque de zones à bâtir pour les PME; de même, le PDC valaisan fait sourire lorsqu’il affirme qu’il «n’hésitera pas à descendre dans la rue» pour récolter les signatures. Oui, en effet, pour récolter des signatures, il faut descendre dans la rue!
L’argument fédéraliste qu’on oppose généralement à la LAT – ou à l’initiative de Pro Natura – est en réalité un cache-misère, il n’est pas crédible. Que nous dit-on? Que les autorités communales, et subsidiairement cantonales, sont les mieux placées pour savoir comment gérer leur territoire, dans le respect des moeurs locales et du génie du lieu. Vraiment? Si c’était le cas, les citoyens n’auraient pas massivement signé l’initiative de Pro Natura, les députés n’auraient pas voté la LAT, et nos paysages ne seraient pas dévastés par des constructions laides et anarchiques.
Il ne l’auraient pas fait parce que, si les communes et les cantons avaient fait leur boulot, cela aurait été inutile. Malheureusement, trop de communes ont fait n’importe quoi et délimité des zones à bâtir absurdes, par faiblesse ou par incompétence – même le Conseil d’Etat valaisan le reconnaît.
On comprend facilement pourquoi cette large autonomie ne peut pas fonctionner dans ce domaine économiquement sensible: le passage d’une parcelle en zone à bâtir en multiplie la valeur par dix, par cent ou davantage. Or, les autorités communales sont parfois des deux côtés de la barrière, décideur et propriétaire, et donc le mélange des intérêts est inextricable – et parfaitement malsain.
On veut bien croire que cette réforme va coûter des plumes à certains, mais on ne fait de l’aménagement du territoire sans égratigner des positions abusives. De plus, ces immenses réserves de terrains à bâtir constituent un encouragement à la saturation démographique. Les réduire amènera donc un peu de raison dans l’esprit de municipalités enivrées par les vieux mythes du développement – la comparaison entre Payerne et Avenches et frappante à cet égard: la première, au nom d’une gestion publique devenue ringarde, veut bétonner à tout va; la seconde, qui voit que l’explosion de la population a beaucoup d’inconvénients et peu d’avantages, ne veut plus entendre parler de nouvelles constructions pléthoriques. Une attitude de raison qui, Dieu merci, se répand petit à petit: le syndic de Nyon est sur la même ligne.
Aujourd’hui déjà, l’enlaidissement du paysage suisse est considérable, et il est irréversible. La LAT est un minimum pour sauver ce qui peut l’être encore, et introduire un soupçon de durabilité dans la gestion de notre espace vital. Par respect pour les générations futures, nous ne pouvons pas faire à moins.
Le soutien de l’UDC au référendum contre la vignette à 100 francs suscite quelque colère dans le canton de Vaud. On laisse entendre en effet que le succès du référendum devant le peuple compromettrait le financement du contournement autoroutier de Morges.
Sachant l’impact dévastateur de ce projet sur une région encore relativement préservée, comme le montre cette vidéo effarante, on se dit que la vignette à 50 francs a du bon !
Pour les épargnants européens, le moment est peut-être venu de vider leur compte-épargne, d’acheter une maison, un cheval, ou de prendre une retraite largement anticipée. Bref, mieux vaut tout dépenser avant la Grande Confiscation. Selon le patron d’UniCredit, l’une des grandes banques italiennes, cité par Le Temps, il est “acceptable de confisquer les comptes d’épargne pour sauver les banques pour autant qu’il s’agisse d’une solution européenne commune.”
Quand on vous disait que le précédent de Chypre allait faire des petits! Les Suisses sont-ils à l’abri? Bien sûr que non, puisque notre gouvernement veut tout faire comme les Européens.
Personnellement je suis favorable à la protection du paysage..Qui ne le serait pas ?
Cependant la population augmente, augmente…Où la loger ?
Vous parlez d’ Avenche et des inconvénients de l’explosion de sa population..
Mais où mettre tous ces nouveaux venus? A Payerne ? Il faut bien que des communes les accueillent ! Et donc, construisent… des logements , de nouvelles entreprises pour donner du boulot aux arrivants…
On se mord la queue là…
Une solution… limiter l’augmentation de la population ….
Oui Madame Oberson, on se mord la queue, on marche sur la tête et on se tire des balles dans les pieds !
La solution dont vous parlez est bien la seule réaliste : protégeons notre environnement en limitant drastiquement la croissance de la population !
Nous avons de la chance : nul besoin d’instaurer un contrôle des naissances pour cela …
Votre analyse à l’emporte-pièce de la situation de Payerne, Monsieur Barraud, est tout simplement fallacieuse !
Commune de 9’000 habitants cherchant depuis fort longtemps à créer des places de travail à haute valeur ajoutée sur son territoire, permettant ainsi d’équilibrer un peu la fiscalité de ses contribuables, Payerne vise à réaliser un développement semblable à celui que les communes de l’arc lémanique ont connu depuis plus de 20 ans.
Par ailleurs, on peut aussi penser que Payerne souhaite inverser la tendance pseudo-écologiste selon laquelle toutes les places de travail doivent se concentrer à Lausanne et environs dans le but de créer un maximum de bouchons sur les routes, histoire de renflouer un réseau de transports publics autant foireux que dispendieux.