Face à la montée de la violence à Lausanne, les autorités s’obstinent dans la dénégation et les assurances patelines. En réalité, elles sont complètement dépassées.
Dans son édition du 15 septembre, Le Matin dresse la liste des dix «zones dangereuses de Lausanne». Elles couvent une telle surface qu’il eût été plus simple de dresser la liste des zones sûres, s’il en existe encore ! On entend déjà M. Vuilleumier, Municipal de la police, rétorquer que c’est du sensationnalisme, et que la situation est sous contrôle. Tout dépend évidemment de ce qu’on entend par là, mais lorsqu’un Lausannois explique à 24 Heures du même jour avoir compté quinze (!) dealers africains un samedi soir à la seule rue du Petit-Rocher, qui n’est pas bien grande, force est d’admettre que M. Vuilleumier divague sur une autre planète.
Faisant suite à une série de faits divers et d’agressions sanglants, ces événements jettent une lumière crue sur la dégradation à grande vitesse de la sécurité publique à Lausanne – comme à Genève d’ailleurs. Nous avons la chance de vivre sur une réputation très ancienne, mais désormais surfaite, de sécurité. Les entreprises étrangères et les touristes finiront rapidement par s’en aviser.
Mais à qui la faute? Il serait injuste de jeter la pierre à la seule police, qui est peut-être bien la seule institution à faire correctement son boulot dans ce domaine. Le problème est beaucoup plus vaste, et on peut schématiquement relever trois causes:
- Une politique d’asile de plus en plus laxiste, inadaptée aux réalités actuelles. Les dealers «importés» par les réseaux de trafiquants travaillent peinard à Lausanne, parce qu’ils ne risquent rien sur le plan pénal, et rentrent au petit matin dans leur centre d’accueil de Soleure ou de Berne, retrouver le gîte et le couvert offert par le contribuable. Et il faut malheureusement des faits divers effrayants pour nous montrer que la loi est appliquée de manière fantaisiste. L’homme qui a assassiné un sans-papier algérien, il y a deux semaines à Lausanne, était un requérant d’asile arménien de 17 ans, en Suisse depuis quatre ans, et déjà poursuivi pour une tentative de meurtre! Pourquoi était-il toujours en Suisse? Pas de réponse. Et que faisait la victime elle-même, sans papiers, en Suisse? Ah oui ! J’oubliais: il n’y a plus de frontières, on entre en Suisse comme dans un moulin, et on y mène ses petites affaires en toute tranquillité.
- Un système judiciaire défaillant. Aujourd’hui, les juges nous présentent comme extrêmement sévère une peine de deux ans avec sursis! Et toujours davantage, les délinquants sont libérés après quelques heures, voire immédiatement, comme les mineurs qui ont tabassé le commissaire de police de Bex, donnant par là le signal que «casser du flic», c’est anodin, voire permis. Le Procureur du Canton de Vaud, Eric Cottier, ne dit pas autre chose: «Dans des cas similaires d’agression de policier, j’ai le sentiment que les peines infligées sont trop clémentes. Peut-être par banalisation, on imagine que ces actes font partie du quotidien de ce métier.» Le problème supplémentaire est que les juges appliquent avec une grande mollesse un code pénal lui-même complètement dépassé par l’explosion de la violence actuelle, particulièrement chez les jeunes.
- Une classe politique paralysée. Face à cette véritable urgence, les politiques tergiversent et n’agissent pas. Toute révision du Code pénal voit se dresser contre elle la vieille gauche qui veut «comprendre» et éduquer plutôt que punir, aveugle au changement. Ainsi, personne ne se demande s’il est normal que le couteau fasse partie de l’ «équipement» standard des jeunes: si on a interdit le port d’armes à feu, pourquoi pas celui d’un couteau?
Que faire? Une fois de plus sans doute, l’initiative devra venir des citoyens. Il s’agira notamment d’exiger une révision en profondeur du Code pénal, singulièrement à l’égard des mineurs. Il serait opportun aussi de prévoir des peines aggravées lorsque des fonctionnaires de police sont agressés, afin de créer une sorte de «tabou». De plus, il s’agira de veiller à ce que le code soit appliqué, et si les juges ne font pas leur travail, alors il faudra les remplacer. Il s’agira aussi de renforcer considérablement les effectifs policiers, et d’en accepter le coût dans les budgets des cantons et des communes.
Ce qu’on voit autour de nous est si désagréable, si étranger à l’image traditionnelle que nous avons de notre pays et de nos villes, qu’on a tendance à minimiser les problèmes, à en faire des événements exceptionnels, à les occulter. Hélas… Toute la réalité crue des changements que nous vivons est dans ce cri du cœur du Président du Tribunal des mineurs du canton de Vaud, Philippe Husser, qui pourtant en a vu d’autres au fil des ans, à propos de l’agression de Montbenon: «Je suis atterré, consterné et effaré. Jusqu’où cette violence va-t-elle aller?»
La balle est dans le camp des politiques, il serait temps qu’ils la saisissent avant que la situation n devienne incontrôlable.
L’historien romain Ammien Marcellin, qui était par ailleurs un haut gradé de l’armée impériale, était clairvoiyant, réfléchi et, selon les spécialistes, étonnnamment impartial. Il a ainsi pressenti l’imminence de la chute de l’Empire, en décrivant un monde ployant sous le poids des impôts, et victime de la paupérisation de vastes segments de la population.
Tiens tiens! Serions-nous donc à la veille de la chute d’un empire?
Le soutien de l’UDC au référendum contre la vignette à 100 francs suscite quelque colère dans le canton de Vaud. On laisse entendre en effet que le succès du référendum devant le peuple compromettrait le financement du contournement autoroutier de Morges.
Sachant l’impact dévastateur de ce projet sur une région encore relativement préservée, comme le montre cette vidéo effarante, on se dit que la vignette à 50 francs a du bon !
Je suis absolument d’accord avec votre réflexion M. Barraud, les peines ne sont de loin pas assez sévères. Je salue le geste, il faut que quelqu’un dénonce ses incohérences au nom, j’en suis sur, de beaucoup de suisse.
La génération au pouvoir – celle des 89ards – vit sur les idéaux, les illusions et la représentation du monde issus de la chute du mur de Berlin (fusion économique et politique, village global, etc..). Quel décalage avec celle de l’”âge numérique” d’un article précédent qui subit comme jamais criminalité, chômage et scolarité déficiente. Mais tout est question d’illusion comme le fait remarquer M. Brélaz dans le Matin d’aujourd’hui : “Je ne me sens pas personnellement en danger à Lausanne. Mais je comprends qu’on puisse avoir l’impression de l’être.”
On peut être franchement à gauche sur la majorité des grands dossiers de société comme moi, et adhérer sans réserve à ce commentaire de Philippe Barraud sur la révoltante dégradation du climat urbain en général, et à Lausanne particulièrement.
Ce climat de violence a infesté nos villes romandes. Il suffit d’un rien pour qu’il engendre des tragédies.
Mais j’en ai aussi, plus simplement et en tant que citoyen de base, plus que marre de me faire apostropher, de jour comme de nuit, de manière méprisante, goguenarde et agressive par ces rats de dealers ou par certains individus à casquette à l’envers, de la place Chauderon jusqu’au sommet de la rue de Bourg. Je sens très bien que la moindre réplique agacée pourrait me valoir un passage à tabac en règle. Même sentiment chez ma fille de 17 ans et de ses amies gymnasiennes qui font des détours la nuit pour éviter le harcèlement sexuel systématique, dégueulasse et ordurier, de cette racaille. J’ai pu moi-même le vérifier au retour d’une séance de cinéma en famille, ce qui m’a mis hors de moi. Ces salopards trouvent sans doute encore plus émoustillant d’accoster avec vulgarité une jeune fille devant ses parents. Il est vrai qu’ils doivent trouver irrésistible d’adopter impunément dans ce coin d’Europe des comportements qui, en Afrique ou dans les Balkans, ne leur laisseraient sans doute que quelques minutes d’espérance de vie.
Je conseille à toute personne qui douterait de la violence ouverte ou larvée sévissant au centre ville de Lausanne de rester une petite heure sur un banc d’arrêt de bus de la place Bel-Air, un vendredi ou un samedi soir, à partir de 22h30 et d’observer les différentes scénettes qui se succèdent. J’ai visité beaucoup de vraies grandes villes dans le monde, dont leurs quartiers dits “chauds”, je n’ai jamais vu un tel Bronx.
Qui est responsable? La police? La Justice? Les autorités politiques? Les citoyens? Les riches? Les pauvres?
Ma réponse est simple: tout le monde, et à des degrés assez comparables.
Je rappellerai en effet que la structure financière de cette violence urbaine reste le commerce de cocaïne. En l’occurrence, les premiers responsables sont donc les consommateurs, qui se comptent sans doute surtout parmi les classes plutôt favorisées des bons Suisses, comme l’a démontré de manière piquante la condamnation d’un célèbre promoteur immobilier lausannois particulièrement réactionnaire. Si le camouflet du pilori médiatique infligé à ce notable, camouflet assorti d’une amende salée, était systématiquement pratiqué, les jeunes et vieux bobos lausannois seraient nettement moins nombreux à enrichir indirectement les cartels mafieux de la cocaïne et leurs escadrons de la mort.
Je doute aussi qu’une Municipalité de droite ferait beaucoup mieux à Lausanne, même si, c’est vrai, le brave M. Vuilleumier me semble totalement dépassé, sclérosé qu’il est par le politiquement correct pavlovien de mise quand on est à gauche. Mais, à mon avis, il faut surtout de nouvelles lois pour permettre à la police de pouvoir faire son travail et, hélas, de nouveaux locaux pénitentiaires. Cela me peine de devoir tenir un “discours de facho”, mais la situation actuelle impose de taper fort pour que tous les gens de bonne volonté, Suisses et étrangers, puissent vivre en sécurité et dans un environnement urbain convivial.
J’ajouterai enfin que cette société et ses élus devraient aussi rétablir le respect des lois, des valeurs citoyennes et de la solidarité auprès de tous ceux qui, dans la finance, dans le business et face à leur déclaration d’impôts, trichent, magouillent, fraudent, volent. Ces flibustiers-là, fidèlement défendus, voire glorifiés sur ce site adorateur des inégalités sociales, jouissent d’une impunité tout aussi révoltante.
Cette société a tout simplement besoin d’en redevenir une.
Cette fois, au vu des derniers événements mettant en cause la violence atavique de ces migrants, la moutarde me monte au nez = un flux et reflux incoercible, cataclysmique même qui balaie, que dis-je qui ravage mon cortex, niveau reptilien, à chacun de ces renvois avortés de requérants d’asile y.c. pr raison « humanitaire ». Il est patent que trop de ces gens se complaisent dans l’illégalité et font ainsi fi des règles DEMOCRATIQUES qui gèrent un droit d’asile déjà infiniment trop prodigue, une attitude par ailleurs encouragée par tout ce qui se définit comme les « bien-pensants », savoir la gauche en général, les églises (chrétiennes, cela va sans dire, pas l’autre (…) et autres Amnisty.
Pire même, la responsable de la sécurité du canton de Vaud en personne, une libérale-radicale si je ne m’abuse, ose encore nous bassiner avec les poncifs les plus hasardeux, style, … « viennent de pays en guerre, sont traumatisés, etc.… « . Pauvre de nous (…). Implicitement, elle admet préférer que la guerre s’installe chez nous.
Dommage que la censure ne saurait admettre les seuls qualificatifs qui s’accordent avec une attitude aussi inique.
Et pourtant toute autre formulation n’est que vacuité puisque chaque jour apporte la preuve par neuf d’un endoctrinement des masses grégaires abouti. La parfaite quadrature du cercle quoi !
Pour le surplus, je suis parfaitement d’accord avec l’analyse du toujours excellent et lucide Philippe Barraud, à la différence que je mettrais un sérieux bémol en ce qui concerne l’attitude, la posture de la police. Voir le cas de Bex, le « commissaire » de ce corps de police faisant dans la nuance la plus éhontée dès lors que l’on s’exprime en termes de répression. Le discours abscons et débile qu’il a osé émettre (???) devant les journalistes étant en parfaite adéquation avec sa vision de l’Ordre sur la voie publique. Mais a-il seulement, comme d’ailleurs d’autres « responsables » du maintien de l’ordre, une quelconque vision en la matière. Pour ma part, j’en doute.
Ajoutons à cette liste la présence d’un prospère marché de la drogue, les consommateurs n’étant plus inquiétés, une gauche angéliste, une justice molle et désarmée et une police elle-même dépassée, et nous obtiendrons ainsi un biotope extrêmement accueillant pour les dealers. Au centre de Lausanne, il y a plus de risque d’être amendé pour une affaire de parking que de trafic de drogue.
Signalons tout de même que le trafic de coke a explosé à Lausanne avec l’ouverture à la chaîne des boîtes de nuit, rendue possible par l’abolition de la clause du besoin voulue par la droite du Grand Conseil, en 1995, au nom de la liberté du commerce et d’entreprendre. Les clients des dealers, ce ne sont pas tellement les toxs de la Riponne que les innombrables clubbeurs qui envahissent la ville le week-end. Cela a coïncidé aussi, tous les habitants du centre et les flics sont unanimes à ce sujet, avec une augmentation de la violence nocturne et des déprédations. Donc quand on allume un incendie, faut pas s’étonner après que ça brûle.
J’ai vécu 5 ans dans une grande ville sudeuropéenne: à Barcelone, je m’y sentais très tranquille au point de marcher à de nombreuses reprises en ville, la nuit tombée. Jamais je n’ai eu de problème ni entendu quelqu’un en avoir, en matière d’agressions. Depuis mon retour à Lausanne, j’ai peur. Les agressions parfois mortelles s’y multiplient. Il suffit d’ailleurs de se balader au centre en fin d’après-midi pour avoir un aperçu des tronches qui y rôdent. Comment en est-on arrivé là? Comment une ville suisse de 130’000 habitants peut être plus dangereuses que Barcelone, laquelle compte 3,5 millions d’habitants? Inutile de dire que je suis en train de regarder pour quitter Lausanne et m’installer en Suisse allemande ou à l’étranger. Ce n’est qu’une question de temps…
Qu’il est vivifiant de constater que certaines “belles âmes” se réveillent enfin et se confessent sur ce site. Pourvu que NOS RESPONSABLES POLITIQUES entendent cette fois leur désarroi…N’est-ce pas Mme De Quattro ? n’est-ce pas M. Broulis, n’est-ce pas M. Vuilleumier, n’est-ce pas M. Brélaz ?
Qui regretter ? Un CF viré qui pose les bonnes questions et qui, paraît-il, n’a pas les bonnes réponses. Nest-ce pas M. Schwaller ? N’est-ce pas M. Levrat ? N’est-ce pas, M. Darbellay ? Mais au moins ce politicien a-t-il le courage de poser ces questions dérangeantes ?
On voit bien qui mérite le respect dans ce pays et qui ne mérite que notre mépris.
Bonne remarque de M. Spoerli sur l’abolition de la clause du besoin.
Quand, par ultralibéralisme obsessionnel, on favorise la mutation d’une ville campagnarde en vaste discothèque drainant jusqu’à 30 000 noctambules par week-end, on porte une grande part de responsabilité dans cette dérive.
“Dieu se rit des hommes qui se plaignent des conséquences alors qu’ils en chérissent les causes” disait Bossuet. Et ma grand-maman de compléter : “comme on fait son lit, on se couche”. Il serait presque amusant de constater la déconvenue des bien-pensants, marxistes culturels et “droite qui n’exclut pas” confondus, face au formidable “enrichissement” que nous procure la “Diversité”. Lors d’un récent Infrarouge, j’étais, je l’avoue, plié en deux de rire, quand le grand cosmopolite Raymond Lorétan réclamait des policiers au bas de son immeuble, parce que la réalité des Pâquis ne correspondait pas exactement à son rêve de “New-York” du bout du lac. Oui, tout cela serait franchement drôle si, nous autres, les fâcheux, les méchants, les ennuyeux Cassandre, nous qui annonçons cette débâcle depuis des années, n’étions pas également pris, et bien pris, dans la nasse gluante du “progrès” !
Sous prétexte d’un multi-culturalisme allié à un laxisme déroutant, sous la pression de certains milieux “bien intentionnés”, nous avons là le résultat de cette “politique” dite d’ouverture au prochain!
Et dire qu’il en est pour continuer cette acte de contrition à continuer de vouloir ouvrir nos frontières qui ne sont même plus des passoires!
Et cette invasion prend toutes sortes de visages dont nous n’avons pas fini de parler!!!
Effectivement, l’image d’Epinal de la Suisse changera quand on cessera de parler de montres et de chocolat emballés dans les écrins de nos montagnes, pour dire Lausanne sur Bronx ou Genève 42e rue!!!
Cette situation consternante relevée dans l’excellent article de Philippe Baraud est effectivement due à plusieurs facteurs. S’il en est un qu’il faut mettre en exergue toutefois c’est l”inexplicable démission de nos autorités face au problème de l’immigration. Ainsi le requérant d’asile, contrairement aux commun des mortels, est au-dessus des lois et peut se soustraire aux décisions de l’administration en toute impunité, contrairement à un usager de la route ou un contribuable par exemple.
Les effets néfastes de cette politique laxiste devenant de plus en plus criards, ne serait-il pas temps de remettre totalement en question notre politique d’asile en rendant le statut de requérant d’asile beaucoup moins attrayant ? Un requérant d’asile ne devrait pouvoir se déplacer librement et bénéficier d’avantages tant qu’il n’a pas été reconnu comme réfugié. Sa demande d’asile deverait faire l’objet d’une décision rapide et en cas de refus le requérant devrait à son choix être interné administrativement ou renvoyé. Une telle politique mettrait en valeur le vrai réfugié et irait dans le sens souhaité par une vaste majorité de nos concitoyens.
Beaucoup de blabla sur ce sujet. Attendez que quelques juges doivent affronter cette violence qui pourrait toucher leurs familles. Ils auraient soudain du poil quelque part et le ton changerait.
Evidemment, il est beaucoup plus politiquement correct de dire que s’il y a de la violence, c’est à cause de ces vilains Suisses et de leurs armes d’ordonnance…!
J’ai lu l’article et tous les commentaires postés jusqu’ici et une chose m’énerve et me désespère: presque personne ne fait la différence entre solutions énergiques et solutions simplistes. Je le dis pour une fois car cette propriété semble être caractéristique de ce site de débats. Il y est proposé une série de mesures taillées à la hache probablement aussi néfastes qu’inefficaces, souvent basées sur un coup de tête ou un ras-le-bol. Le problème est que, contrairement à ce que pense certains, la politique ne devrait pas être basée sur des montées de testostérone ou d’adrénaline. La moindre réflexion proposant une approche avec des objectifs à long terme plutôt que la répression brute est ici systématiquement considérée comme venant d’un-sale-gauchiste-bien-pensant-qui-veut-détruire-la-Suisse et donc rejetée sans autre forme de procès. Si être bien-pensant signifie voir plus loin que ses intérêts égoïstes et le bout de son nez, je me considère comme tel.
M. Falquet, et si, au lieu de critiquer les “commentaires postés jusqu’ici” vous nous diziez vos propositions ? Si vous nous expliquiez ce qu’est pour vous “la moindre réflexion proposant une approche avec des objectifs à long terme….” car tout ce que vous nous déballez-là, je l’entends depuis des lustres : du blabla vide de sens..de la théorie de bobos.
De quoi se plaignent les gens qui sont confrontés au type de comportements bien décrits dans l’article ? Notre raisonnement doit partir de cette interrogation. Nous pouvons d’ors et déjà exclure les personnes en elles-même comme facteur de perturbation; en effet, un individu, dépourvu de toute attribut autre que sa présence, ne peut déranger par sa simple existence (à moins que vous soyer très raciste). C’est donc le comportement et/ou les actions qu’accomplit cet individu qui créent le malaise, la peur, etc…
D’où vient cette agressivité, cette volonté d’impressionner l’autre ? Il existe trois causes possibles:
a) génétique, mais dans ce cas, à moins de supprimer le sujet en question, vous ne pouvez pas faire grand chose
b) culturelle, mais je doute que quiconque puisse-t-affirmer que sa culture est moins violente que celle des autres à moins de faire preuve d’un orgueil sans borne. Même si c’était le cas, c’est par un travail d’assimilation et non la répression que vous pourriez espérer régler le problème de manière efficace.
c) sociale, et c’est a mon avis là que réside la plus grosse racine du problème. L’agressivité vient, à mon humble avis, de l’esprit de compétition et d’affrontement général qui caractérise notre vie sociale et économique (merci le néolbéralisme) : On se doit d’être ou de se montrer plus fort, plus riche, etc que les autres. Et si, pour atteindre cette objectif, on se doit de piétiner l’autre et bien on le fera. C’est donc à cet état d’esprit qu’il faut s’attaquer et ce dès la maternelle. On ne désamorcera cette “bombe sociale” que du moment qu’on enseignera la valeur de la coopération et d’une forme de communication exempt de toute agressivité. J’ajouterai que la relative précarité dans laquelle vit une partie de la population entraîne forcement un sentiment de frustration qui pousse à commettre des actes illégaux pour obtenir ce que l’on ne peut avoir autrement. Deux axes d’action doivent donc être privilégiés: la lutte contre la pauvreté et le changement de mentalité à travers l’éducation et éventuellement les médias.Oui ce sera long, oui cela demandera des moyens importants mais cela en vaut la peine.
En lisant le message ci-dessus et face à ceci par exemple…
http://www.fdesouche.com/articles/67858#comments
… on ne peut qu’être atterré par l’aveuglement suicidaire de la bien-pensance libérale-républicaine, aveuglée par la fiction de l’Universel et incapable, donc, de conceptualiser une situation en termes ethno-identitaires.
@Paul Bär: pourriez-vous traduire en français ordinaire votre dernière publication, ou s’agit-il d’un message codé réservé aux sociologues ?
Dire que la débâcle de la “société ouverte” n’est pas dûe uniquement à la gauche, mais aussi et peut-être surtout à la droite “hors-sol” vous pose problème ?
De Malmö à Roubaix, de Madrid à Lausanne, populations allogènes sociologiquement identiques, expressions identitaires similaires :
http://www.youtube.com/watch?v=gt77xc8ESkE&feature=channel_page
Evidemment, c’est sociâââl et cela sera résolu avec des “moyens”, au plus grand profit des populations locales ! Franchement qui peut encore croire à ces sornettes républicaines ?
Ca ne me pose pas de problème, mais quand on dit les choses avec des mots simples, j’ai tendance à mieux comprendre
Merci de la traduction !