Genève va voter pour que le mercredi matin soit ou non un jour travaillé à l’école primaire (élèves de 8 – 12 ans). La plupart des partis politiques et des associations concernées se prononcent pour 4,5 jours d’école, alors que le canton compte 4 jours actuellement, ce qui en fait le canton qui enseigne le moins d’heures à ses élèves. Suite au retour des notes en 2006, au refus par le peuple des cycles bisannuels, voilà une mesure qui va dans le sens de refaire de l’école : il est important que les élèves soient plus en classe, et les thuriféraires du moins d’école se trompent. Or, cela n’est pas suffisant car il s’agit en fait de refaire entièrement l’école, c’est à dire de revenir d’urgence, une fois ce mercredi matin introduit, sur le contenu des cours dispensés à nos élèves.
L’IUFE (institut universitaire de formation des enseignants) forme les futurs professeurs; c’est lui qui dispense en 4 ans (3 ans dans les autres cantons, en Hep), par un goutte à goutte nocif, la «bonne parole» qui sera ensuite répandue consciencieusement dans les classes. Le socio-constructivisme est toxique pour les élèves, il ne permet qu’à une minorité aidée à la maison de se former correctement; et il largue sur le bord du chemin quantité d’élèves que la seule méthode efficace – la méthode explicite – aurait su intégrer. C’est cela qu’il faut prendre à bras le corps. Charles Beer aura-t-il la volonté et le temps de nettoyer les écuries d’Augias? Pas certain.
Mais avec ou sans son ministre de l’éducation, Genève doit se rendre compte que, par exemple, le livre «Mon Manuel de Français», récemment adopté pour l’apprentissage de la lecture dans les classes du primaire, est le plus mauvais choix. Et les exemples de mauvais choix sont légions. Rien ne sert de se doter de structures fortes et de laisser aux gourous du département la latitude de métamorphoser notre école, comme ils le font depuis 30 ans, en terrain d’expérimentations hasardeuses pour chercheurs en «sciences» de l’éducation.
Les nostalgiques du nucléaire avaient cru voir renaître l’espoir: selon la SonntagsZeitung, Mme Doris Leuthard envisagerait de retarder la fermeture de la centrale de Leibstadt. Or il apparaît que cette information était totalement fausse, une manipulation lancée par on ne sait qui (mais on devine!). Il va devenir de plus en plus difficile de trier le vrai du faux, puisque manifestement les journalistes, dont c’est le métier, ne le font plus.
Ajoutons qu’ils font des choix surprenants parfois: il y a quelques jours, le plus grand chantier jamais entrepris par l’humanité a commencé en Ukraine. Il s’agit d’un chantier colossal à 1,54 milliards d’euros, le nouveau sarcophage de la centrale de Tchernobyl, appelé “L’Arche de Tchernobyl” – on a les symboles qu’on peut. Or, les médias n’en ont parlé que du bout des lèvres, voire pas du tout. Etonnant,non? Commentaires.com y reviendra quand même…
J’aime beaucoup cette phrase de Joseph Conrad dans Victory – un auteur qu’il faut lire et relire absolument si on aime bourlinguer par l’imaginaire dans les ports du Sud-Est asiatique d’il y a cent ans: “L’Orchestre Zangiacomo ne jouait pas de la musique; il assassinait tout simplement le silence, avec une énergie vulgaire et féroce.”
Comme cela reste vrai! Un siècle plus tard, le silence est à l’agonie, et les Zangiacomo sévissent plus que jamais...
Bravo pour les 2 der. de l’Atout et le courage des prises de positions sans équivoque.Et pour l’école VD renvoyons le cheffe au désert !
pourrait-on être libéré de ces pédagocrates ?
LUTTEZ !! Merci