Le week end venu, Lausanne se transforme en une sorte de ville de garnison, où des milliers d’amateurs de défonce multiple (alcool, bruit, stupéfiants) se rassemblent dans une nuée de boîtes de nuit pour communier dans l’excès supposé festif.
Au petit jour, tout ce monde pas très frais déferle dans les rues, vomit sur les trottoirs, déclenche des bagarres, souille les parcs de déchets, et caillasse la police. Quelle ville vivante ! Quelle animation culturelle !
Bienvenue dans la capitale olympique, dans la ville du Béjart Ballet et du Théâtre de Vidy, où les habitants n’osent plus sortir le soir, de peur de se ramasser un coup de couteau pour une cigarette refusée, un regard distrait, ou l’appartenance à une ethnie indésirable.
Un discours lénifiant consiste à dire que Lausanne est simplement devenue une ville comme les autres, emportée par l’urbanisation générale du monde, que c’est l’évolution naturelle des choses, et qu’il faut bien s’y faire. Pas si vite ! Si la capitale vaudoise est tombée si bas dans le désordre du week end, la violence, la laideur des bâtiments souillés par des graffitis débiles, c’est que ses autorités l’ont bien voulu.
Au début, elles étaient toutes fières de dire que Lausanne avait la réputation d’être la ville de Suisse romande où on s’amuse, où l’on vient le soir depuis Genève ou Fribourg. Malheureusement, les habitants, eux, ne s’amusent plus depuis longtemps, et il semble que la Municipalité commence à s’en aviser. Envahis de dealers africains, de requérants d’asile hors de tout contrôle et de mendiants, les rues et les passages souterrains inspirent une réelle inquiétude. Même la rue de Bourg, qui avait autrefois une réputation, est livrée au commerce de la drogue dès la fin du jour.
En clair, la réputation de Lausanne en prend un coup tous les jours, et ceux qui ont choisi de vivre au centre ville, par choix ou par obligation, se disent qu’ils paient cher le privilège d’un maximum de nuisances. Oh ! Il existe bien un Municipal de la police, qui bougonne lorsque les médias se font pressants, mais sur le terrain rien ne change. Il est vrai que la police est pieds et poings liés face aux délinquants et aux dealers, en faveur desquels il semble que le Code pénal ait été écrit. Et comme la Municipalité se montre d’une tolérance systématique – à moins que plus simplement, elle ne se f… de ce qui se passe ! – la sécurité n’est pas près de revenir dans les rues de Lausanne.
L’exemple de la capitale devrait être médité par les villes moyennes dont les autorités rêvent de doubler la population, comme s’il s’agissait d’une contribution au «développement» et au bien-être de la population. Or, on voit bien que l’explosion démographique que certains appellent de leurs voeux conduit inévitablement à une baisse généralisée de la qualité de vie pour tous. Promiscuité, logements chers et rares, bruit, circulation intense, violence, conflits ethniques, voilà à quoi conduit cette politique insensée. Les nouveaux contribuables rêvés ne seront en réalité que des familles immigrées pauvres, qui émargeront largement à la caisse communale pour le social, la santé et les écoles. Des villes comme Payerne, Villeneuve ou Monthey mesurent déjà aujourd’hui à quelles violences peut conduire cette politique, notamment chez des jeunes livrés à eux-mêmes.
Pour corriger ce qui doit l’être à Lausanne, il est indispensable que soit révisée la loi vaudoise sur les auberges, et que l’on réintroduise la clause du besoin que le Grand Conseil avait imprudemment supprimée voici une vingtaine d’années, dans un grand élan de libéralisme irréfléchi. Ce serait un moyen, parmi d’autres, de mettre de l’ordre dans une nébuleuse de boîtes de nuit et claques plus ou moins louches, qui attirent une certaine faune comme autre chose attire les mouches. Encore faudrait-il qu’une réelle volonté politique existe: on la cherche encore.
Les autorités lausannoises paraissent ne pas comprendre que la réputation d’une ville ne dépend pas seulement de constructions de prestige, de la cravate du Syndic, et d’une offre culturelle importante. Si une ville veut rester attractive et ne pas perdre ses habitants, elle se doit de leur offrir un cadre de vie agréable, et surtout un niveau de sécurité convenable, qui permette à tout un chacun, et surtout aux plus vulnérables, de sortir quand bon leur semble, sans mettre leurs biens ou leur vie en danger. Lorsque les personnes âgées doivent se barricader dans leur appartement, il y a clairement un problème; lorsque les parents doivent interdire à leurs ados de fréquenter le quartier du Flon, qui est objectivement dangereux, il y a aussi un problème.
Le plus triste, en somme, est que Lausanne ait délibérément perdu sa réputation de belle paysanne qui a fait ses humanités. Elle a définitivement rompu avec son arrière-pays rural – et les moeurs qui vont avec; quant aux humanités, elles ne sont plus l’apanage que d’une petite minorité – écoutez comme on parle le français dans les rues de Lausanne…
Samedi matin sur Espace 2, un chroniqueur dont je n’ai pas retenu le nom a violemment critiqué Mme Jacqueline de Quattro, qui avait constaté que chez nous, les droits des criminels sont mieux défendus que ceux des victimes. La ministre vaudoise aurait ainsi abusé de sa position pour faire connaître son opinion.
C’est l’éternelle histoire de la paille et de la poutre: le chroniqueur d’Espace 2 n’a-t-il pas abusé outrageusement du privilège que lui offre la RTS, pour régler ses comptes et faire connaître son opinion à lui?
Ancien directeur au HCR, M. Alexandre Casella n’a pas pour autant sa langue dans sa poche. Dans une interview roborative sur l’immigration (24 Heures du 23 mai 2013), il dit tout le mal qu’il faut penser du militantisme des églises opposées au renforcement de la Loi sur l’asile: «J’ai été ébranlé de constater à quel point [les Eglises] connaissent mal le dossier. Et de voir que n’ayant aucune responsabilité dans la mise en pratique de ce qu’elles prêchent, elles se permettent d’autant plus de dire n’importe quoi».
Excellente analyse de la situation de la ville et des Lausannois. Pour ma part, je me pose toujours cette question : où habitent nos chers politiques. Au centre ville ? dans la belle campagne lausannoise ? Subissent-ils les nuisances ? si oui, comment font-ils. Ils pourraient peut-être aider les habitants qui n’en peuvent plus avec des techniques particulières..si non, alors, il est normal qu’ils ne se préoccupent qu’aussi peu de tout ce qui se passe en ville les week-end.
“Un discours lénifiant consiste à dire que Lausanne est simplement devenue une ville comme les autres, emportée par l’urbanisation générale du monde, que c’est l’évolution naturelle des choses, et qu’il faut bien s’y faire.”
Cela me rappelle ce que déclarait un certain Bernard Crettaz dans l’édition du 17 février 1994 de l’hebdomadaire français “L’Express”, dépité par le résultat d’un certain vote d’un certain 6 décembre 1992 et enragé contre ses concitoyens sur lesquels il déversait son fiel.
Un tout petit extrait:
“Nous n’avons pas le choix : nous devons quitter l’illusion lyrique de la “forteresse helvétique” pour entrer dans le monde de la laideur urbaine et des conflits sociaux. Sinon, nous deviendrons le plus grand Disneyworld du globe. Donc, nous n’existerons plus.”
Ben voilà, Crettaz peut descendre de sa montagne valaisanne pour venir participer à la vie “culturelle ” de Lausanne, et constater ainsi que , grâce à la laideur urbaine qu’il appelait de ses voeux en 94 , la Suisse existe enfin ….
Comme d’habitude, pas grand-chose à redire aux propos de Philippe Barraud.
Si ce n’est d’ajouter que des enfants de 12 ans jouant à Simcity comprennent mieux que les autorités lausannoises la nécessité de faire la chasse aux petits délinquants et autres rastaquouères.
C’est bien beau de parler de “moeurs”, de “valeurs” ou d’éducation, bref d’éléments abstraits, de bidules conceptuels.
Mais rien ne changera (il est probablement déjà trop tard pour une bonne partie des pays occidentaux) (1), tant que l’on n’osera pas aborder la question par le bon bout, par le vrai bout (2) :
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Comprenez, condamnés à mort ! tous les sangs des races de couleurs sont “dominants”, jaune, rouge ou parme… le sang des blancs est “dominé”… toujours ! les enfants des belles unions mixtes seront jaunes, noirs, rouges, jamais blancs, jamais plus blancs !
Croyez pas que j’exagère… si je vous dis que demain la France sera toute jaune par les seuls effets des mariages, que toute la politique est conne, puisqu’elle s’occupe que des harangues et des mélis-mélos de partis, autant dire de bulles, que la seule réalité qui compte est celle qui ne se voit pas, s’entend pas, discrète, secrète, biologique, que le sang des blancs est dominé, que les blancs peuvent aller tous s’atteler, très vite, leur dernière chance… pousse-pousse ou mourir de faim… allez pas dire que j’exagère…
Seule la biologie existe, le reste est blabla !… tout le reste !… je maintiens, au « Bal des Gamètes », la grande ronde du monde, les noirs, les jaunes gagnent toujours !… les blancs sont toujours perdants, « fonds de teint », recouverts, effacé !… politiques, discours, faridoles !… qu’une vérité : biologique !… dans un demi-siècle, peut-être avant, la France sera jaune, noire sur les bords…Rien à côté de ce que vous verrez… tenez par exemple, cette petite idylle entre votre femme de ménage, blanche et votre facteur, noir… sang dominé, sang dominant !… les jeux sont faits !… laissez aux somptueux chefs d’Etats le monopole du Vide, des Emphases, leurs gardes sur la bride, trompettes, fermez le ban ! j’aurais pu dire un facteur jaune, encore bien plus triomphal ! ça que nos princes ne parlent jamais, si absorbés, confondants divagants blablas… sang, blanc perdant !… et nous voici au Brésil !… Amazone !… au Turkestan !… aviation, fusées pour la Lune sont en tout et pour tout que bruits de gueule, clowneries… Il n’y aura plus de blancs. (Rigodon, 1961)
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(1) les USA viennent de sortir aujourd’hui, PRATIQUEMENT, de la sphère occidentale :
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/05/17/97001-20120517FILWWW00441-les-bebes-blancs-minoritaires-aux-usa.php
(2) imprimez cet extrait de Céline et faites l’essai de le lire, par exemple, dans un bus lausannois ou à la gare de Genève. Et sondez vos impressions, pour voir, même si vous n’êtes pas un “mal-pensant”, si quelque part, au fond de vous-même, il n’y a pas quand même un petit malaise qui stagne…
Petite remarque encore, Rigodon, imprimé en 61 fait partie des oeuvres “citables” du bon docteur Destouches
P.S. sur Crettaz, c’est fou comme les chantres de la “diversité” (j’ai failli écrire “chancres”) peuvent souvent, en bons nantis de la vie, se replier sur leurs villages campagnards ou de moyenne montagne bien tranquilles, bien mono-ethniques, dans la jolie maison héritée des parents, avec les jolis géraniums aux balcons. Pendant que le “petit Blanc”, pas riche, pas héritier, lui, il doit se tapper le quartier “divers”, en pleine “laideur urbaine”, comme dit le sot-ciologue.
Egalement “citable”, Cioran, avec un petit extrait parfaitement calibré pour une lecture dans les transports lausannois :
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Dans le métro, un soir, je regardais attentivement autour de moi : nous étions tous venus d’ailleurs… Parmi nous pourtant, deux ou trois figures d’ici, silhouettes embarrassées qui avaient l’air de demander pardon d’être là.
Les migrations, aujourd’hui, ne se font plus par déplacements compacts mais par infiltrations successives : on s’insinue petit à petit parmi les “indigènes”, trop exsangues et trop distingués pour s’abaisser encore à l’idée d’un “territoire”. Après mille ans de vigilance, on ouvre les portes… Quand on songe aux longues rivalités entre Français et Anglais, puis entre Français et Allemands, on dirait qu’eux tous, en s’affaiblissant réciproquement, n’avaient pour tache que de hâter l’heure de la déconfiture commune afin que d’autres spécimens d’humanité viennent prendre la relève. De même que l’ancienne, la nouvelle Völkerwanderung suscitera une confusion ethnique dont on ne peut prévoir nettement les phases. Devant ces gueules si disparates, l’idée d’une communauté tant soit peu homogène est inconcevable. La possibilité même d’une multitude si hétérogène suggère que dans l’espace qu’elle occupe n’existait plus, chez les autochtones, le désir de sauvegarder ne fût-ce que l’ombre d’une identité. A Rome, au IIIe siècle de notre ère, sur un million d’habitants, soixante mille seulement auraient été des Latins de souche. Dès qu’un peuple a mené à bien l’idée historique qu’il avait mission d’incarner, il n’a plus aucun motif de préserver ses traits au milieu d’un chaos de visages. Après avoir régenté les deux hémisphères, les Occidentaux sont en passe d’en devenir la risée : des spectres subtils, des fins de race au sens propre du terme, voués à une condition de parias, d’esclaves défaillants et flasques, à laquelle échapperont peut-être les Russes, ces derniers Blancs. C’est qu’ils ont encore de l’orgueil, ce moteur, non, cette cause de l’histoire. Quand une nation n’en possède plus, et qu’elle cesse de s’estimer la raison ou l’excuse de l’univers, elle s’exclut elle-même du devenir. (Ecartèlement, 1979)
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Bon Sang, comme j’aimerais qu’un républicain “conceptuel” me dise quoi faire face à cela, autre chose qu’un discours ectoplasmique sur les “valeurs” ou “l’éducation”, façon vieille buse abonnée au Figaro et croyant toujours que c’est un journal de droite !!!
Le tableau dressé par M. Barraud me semble un peu extrapolé à partir de 3 ou 4 lieux lausannois bien connus mais, si rien de sérieux n’est entrepris, pourrait s’avérer prophétique pour toute la commune.
D’accord avec vous, l’augmentation de la population suisse, dûe pour l’essentiel à l’immigration, a des conséquences, notamment par les différences culturelles souvent énormes entre les autochtones et lesdits migrants (pas tous bronzés et pauvres d’ailleurs).
Pour ce qui est des boîtes de nuit, je crois que de tous temps les vomis, pipis et verres cassés en caractérisaient les abords matinaux. Mais de marginal autrefois ce phénomène est devenu un vrai secteur économique, avec ses défenseurs au PLR et ailleurs qui s’ingénient à en socialiser les coûts tout en gardant bien privés les bénéfices.
Le rétablissement de la clause du besoin ne va au mieux que freiner le développement de nouvelles boîtes mais pas réduire les existantes dont la patente se transmettra à prix d’or. Au fait, on pourrait s’intéresser de plus près au rôle probable de blanchiment d’argent douteux de ce genre d’établissement,par exemple en corrélant la fréquentation effective et le chiffre d’affaires déclaré.
La police lausannoise se déclare débordée (mais pas pour les amendes de stationnement) et ne se concentre que sur les vraies urgences comme des bagarres au couteau, des blessés ou des comas éthyliques. Cela l’empêche d’agir en amont, d’autant plus que les responsables de petits délits sont plus vite relâchés que pris et recommencent volontiers.
Histoire de jouer au Café du Commerce un petit moment, trois idées pour réduire ces nuisances en pourrissant la vie des brebis galeuses:
1) Installer dans les écoulements d’eaux usées de chaque établissement un appareil de mesure en ligne du taux de divers stupéfiants (ça existe,Londres a estimé sa consommation globale de cocaine à plusieurs kg par week-end ainsi), et obliger lesdits établissements à respecter par un contrôle à l’entrée un total maximum de substances détectées sous peine de fermeture pour infraction à la LStup. Réduire peu à peu ce seuil. Les moyens de contrôle à l’entrée sont parfaitement à la portée des boîtes de nuit, de la simple fouille au contrôle d’urine. Aujourd’hui elles ne s’intéressent qu’au portemonnaie de leurs clients, elles devront en faire plus.
2) Rien n’empêche la police lausannoise que la Municipalité est si fière d’avoir sauvée d’ennuyer sérieusement les dealers en toute légalité, aucune loi ne fixant une durée de moins de 12h pour un simple contrôle: des inspecteurs en civil arrêtent les dealers qui traînent dès le début de la soirée, les amènent dans un lieu fermé pas trop fragile (genre stade) pour contrôle d’identité avec vérification de l’authenticité des papiers durant suffisamment de temps pour ne les relâcher que quand leur clientèle se sera couchée. Rebelote le lendemain. Collation matinale ironiquement offerte?
Si jouer aux clients est malheureusement devenu illégal pour les policiers dans la lutte contre le trafic, rien n’empêche le municipal de police d’engager quelques indics temporaires ou de susciter les témoignages anonymes d’habitants excédés. Et bien sûr saisir tous les natels de ces petits commerçants pour en recouper les données, attaquer leurs réseaux et/ou vérifier si ces natels ont été volés. Perquisitions dans tous les cas positifs.
3) Comme la plupart des clients des boîtes s’enivrent (Oui,on y va pour ça…) et repartent en auto, des contrôles d’alcool et de stupéfiants aux sorties des parkings ou de la ville sont possibles et légaux. Si vous savez avoir une grosse probabilité de vous faire retirer votre permis, vous ne boirez pas, ne prendrez pas de coke, ne fumerez pas de beuh, c’est toujours ça de pris. Eventuellement vérifier dans quelle mesure les boîtes incitent à la consommation et réviser la loi cantonale dans un sens plus restrictif.
Au sortir du Café du Commerce il me faut bien reconnaître que toutes ces nuisances et incivilités sont aussi la conséquence d’une société pleine d’abrutissoirs en tous genres, de renonciations égoistes aux égards envers autrui et d’une somme de petites lâchetés individuelles.
Contre cela, aucune police ne peut faire quoi que ce soit.
si on interdisait aux voitures l’acces au centre ville, on faisait des pistes de velo, et si on n’avait pas demoli une bonne partie de la vieille Lausanne pour batir des monstruosites en beton, cela aiderait beaucoup la vie sociale.