ico Société Lausanne: dealers et toxicomanes ont pris le pouvoir

26 mai 2018 | Catégorie: société

Surprise chez beaucoup de lecteurs de 24 Heures de lire le 24 mai une charge virulente du cinéaste Fernand Melgar contre la Municipalité de Lausanne, qui selon lui a baissé les bras face au deal de rue. Il n’a malheureusement pas tort.

Les dealers qui débarquent munis de papiers de l’Union européenne ont parfaitement le droit d’être à Lausanne, et c’est pourquoi, selon Melgar, on en rencontre parfois 50 dans un rayon de 100 mètres dans le quartier du Maupas ! Ils ne se contentent pas d’attendre le client, ils sollicitent les gamins et les ados qui vont à l’école. A dix francs la boulette, c’est facile ! Ce quartier n’est pas le seul à être infecté par ce mal: à la rue de Bourg ou à Saint-Laurent, il y a parfois autant de passants que de vendeurs de mort.

Face à ce fléau, le responsable de la sécurité, le PLR Pierre-Antoine Hildbrand répond que la loi protège ces dealers – puisqu’ils ont des papiers – et que les conditions nécessaires pour pouvoir les interpeller sont si restrictives que les policiers sont pieds et poings liés – ce qui n’est pas le cas des dealers ! Ce que confirment les ricanements de ceux-ci devant les agents, certains de l’impunité que leur garantit, malheureusement, le Code pénal suisse: les vendeurs de drogue sont mieux protégés que nos écoliers… Au reste, lorsque la police interpelle un de ces criminels et que les choses tournent mal, toute la république lui tombe sur dos. Alors, autant rester au poste !

La réponse de M. Hildbrand, et donc des autorités lausannoises, est un aveu d’impuissance désolant. Il se défend en laissant entendre que ce n’est pas pire qu’ailleurs. En politique, c’est la réponse qui tue, c’est la réponse-type des incompétents et des impuissants. Mais élit-on un politicien, une municipalité, pour s’entendre dire qu’on ne peut rien faire ?

Il est évident que Lausanne, depuis longtemps, est victime de la toxicomanie, à tous les étages. Non seulement elle laisse la bride sur le cou aux dealers, mais elle laisse aussi les toxicomanes investir les lieux publics, au détriment de la population, mais aussi de l’image de Lausanne. Un exemple ? Le 23 mai dernier, concert exceptionnel à la Cathédrale. Il n’y a naturellement pas de sanitaires dans ou autour de l’édifice (qui relève du Canton); on m’envoie aimablement aux toilettes publiques de la Cité, où je vois avec amusement un monsieur en cravate sortir des toilettes des dames. J’ai vite compris pourquoi: les toilettes des hommes sont inutilisables, une demi-douzaine de toxicomanes occupent tout l’espace, assis ou couchés par terre, à chauffer leurs petites cuillères. Quelle belle image de la culture à Lausanne ! Encore bravo, et merci pour le public de la «Cathé» !

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Commentaire de Isabelle Delasoie le 28 mai 2018 à 7:23

Très bon résumé. En fait, nous sommes prisonniers du “il est interdit d’interdire”, et nous sabordons tout simplement notre civilisation par une bien-pensance destructrice, c’est un vrai suicide collectif.

Commentaire de François de Montmollin le 28 mai 2018 à 22:27

Quel est la surprise ? Tout le monde le sait depuis plusieurs années ! La surprise est donc que la censure a cessé momentanément de fonctionner.Rassurons-nous, tout va rentrer dans l’ordre voulu en 68.

Plus sérieusement, pourriez-vous donner un exemple de mandat postal pour le versement d’un don ? Où placer ces interminables codes?

Commentaire de Pierre-Alain Tissot le 29 mai 2018 à 14:21

Le cinéaste Fernand Melgar, icône de la gauche, militant pour une immigration sans limite, découvre, enfin… et refuse alors, une des conséquences du Grand Remplacement, tant mieux !
Il était confronté dans Forum du 27 mai, à la logorrhée communiste du conseiller communal lausannois, Pierre Conscience, qui défendait les dealers africains, pauvres « jeunes victimes d’un exil forcé… ».
La nuisance de cette idéologie marxiste dépasse l’entendement ; depuis la destruction de la Russie en 1917, elle continue à ronger la société à tous les niveaux.

https://www.rts.ch/play/radio/forum/audio/deal-de-rue-fernand-melgar-fustige-les-autorites-lausannoises?id=9586833

Commentaire de Steve Spurley le 5 juin 2018 à 15:23

J’ai aussi des papiers pour vivre en Suisse puisque j’y suis né de parents suisses. Cela ne m’autorise pas à dealer. Nombre de criminels étrangers ont déjà été expulsés du pays pour avoir commis des délits à répétition, le fait d’avoir des papiers de l’UE ne nous oblige pas à garder ces racailles.
Quant aux promesses de la Municipalité, contentons-nous de penser qu’elles ne feront que rendre les fous heureux. On a vu ça en 2012 déjà, on voit le résultat.

https://www.rts.ch/info/regions/vaud/4137533-daniel-brelaz-promet-de-supprimer-la-scene-de-la-drogue-a-lausanne.html

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