ico Société L’Académie de police de Savatan et l’esprit de corps

1 mai 2018 | Catégorie: société

OLIVIER DELACRETAZ*

Depuis plusieurs années, les mouvements d’extrême gauche et certains médias de Suisse romande font la guerre à la police en général et au colonel Alain Bergonzoli, directeur de l’Académie de police de Savatan, en particulier.

Ces derniers temps, le caillassage médiatique est devenu à peu près permanent. Il couvre des pages entières de la presse dite «d’information», au point qu’il est difficile de ne pas penser à une volonté délibérée de démolir l’institution et celui qui l’incarne. Se trouvera-t-il un média non conformiste pour remonter la piste ?

 Les griefs vont de l’inadéquation de la formation des agents genevois (!) au caractère peu fédéraliste du badge «Gendarmerie-Police Suisse» en passant par la discrimination à l’égard des femmes, la violence des exercices et le manque de préparation des troupes à l’approche psychologique. C’est dire qu’on ratisse large. Plus d’un policier juge ces griefs excessifs, dépassés, voire infondés.

Un reproche récurrent est celui de la «militarisation» de la formation des aspirants, illustrée par la levée quotidienne du drapeau, les chants martiaux, la marche au pas et l’intransigeance de la discipline. On ne va pas contester cet aspect militaire. Mais celui-ci s’explique parfaitement par sa finalité, qui est de créer un esprit de corps indéfectible entre ces professionnels du maintien de l’ordre.

L’esprit de corps a pour effet premier que chaque policier renforce son propre engagement de l’engagement des autres. Il donne aussi, à chaque membre du corps, la garantie morale qu’il ne sera jamais lâché au cours d’une opération: chaque agent est prêt à sacrifier son intégrité corporelle pour accomplir la mission et, dans le même esprit de service, protéger son camarade.

Discipline et routine

C’est aussi une question d’efficacité. Lors d’une intervention urgente sur le terrain, la concertation argumentée n’est plus de mise. Les gestes des intervenants doivent être à la fois instantanés et coordonnés. La discipline et la routine de type militaire sont seules à même de créer les dispositions psychologiques et physiques nécessaires à une telle action collective.

Accessoirement, l’esprit de corps permet aux policiers de supporter les lâchages occasionnels des autorités politiques et l’hypocrisie d’une société qui les envoie au casse-pipe tout en leur reprochant de faire leur travail.

L’esprit de corps peut déborder de son cadre, certes, au point que les intérêts propres de la police priment à ses yeux sur l’intérêt général. Il appartient à son chef d’éviter la dérive de «l’État dans l’État» et de maintenir l’esprit des troupes sur la ligne de crête. Il le fera d’autant mieux si le travail des agents est reconnu à sa juste valeur, notamment qu’on les dispense des attaques mesquines contre leur difficile métier et ceux qui les y préparent. (24 heures).

* Président de la Ligue Vaudoise.

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Commentaire de DELITROZ Pierre-André le 1 mai 2018 à 17:07

Une école de police, avec un brevet, cela se mérite et même si certaines pratiques semblent dépassées. L’esprit de corps, celui de la solidarité, de l’honneur est la 1ère valeur pour celle ou celui qui prêtera le Serment devant les autorités. Oui, chaque canton a et avait ses propres règles de formation et, en décidant de former une Académie, il n’est pas possible d’avoir des statuts différents pour les différents candidats (femme et homme) des cantons qui financent cette Ecole. Oui le Commandant Bergonzoli a ses principes et à ses yeux, la Loyauté, l’Honneur, la Fidélité sont les bases fondamentales pour porter dignement l’uniforme. Une année de formation rigide et stricte, c’est long mais tellement vite oublié une fois que l’on est sur le terrain, celui que l’on doit découvrir au fil du temps. Cette rigidité peut sauver des vies suivant la ou les situations que l’on rencontrera par la suite. Laissons aux monde politique, celui des médias, de rapporter, de critiquer des méthodes qui leurs semblent disproportionnées, mais n’oubliez pas que vous, jeunes gens qui voulez servir votre canton, votre pays, vous vous êtes engagé(e)s à suivre cette Académie qui n’a rien d’une colonie de vacances. Je vous souhaite de vivre une carrière magnifique qui vous apportera tellement de richesse et autre plaisir, parfois mélangée avec de la peine et tristesse. J’ai travaillé sous les ordres du Commandant Alain Bergonzoli. Pas toujours d’accord avec lui, ses manières de diriger et d’exiger, on pouvait dialoguer et lui exposer nos idées, même si pas toujours et trop souvent ignorées. mais bon un Chef c’est toujours un CHEF !!!!

Commentaire de Landry Christiane le 4 mai 2018 à 12:22

Articles sur L’Académie de police de Savatan et « Portrait » de son Directeur
J’ai lu tous les derniers articles parus. Vagues d’attaques et critiques des plus basses contre cette Académie de police que tous devraient considérer comme un fleuron de la Romandie à l’instar de nos grandes Entreprises.
Oui un fleuron car MONSIEUR le Colonel Alain Bergonzoli, homme d’exception, est parvenu, comme nos grands dirigeants d’Entreprises, nos chercheurs, nos Grandes écoles, à faire de cette Académie une Ecole de police reconnue pour la qualité de son enseignement, ceci également bien au-delà de nos frontières (fait que relevé du reste dans l’un des articles) Il a aussi su s’entourer de cadres et instructeurs, professionnels du métier, des plus compétents (qui sont également attaqués..). Les résultats, obtenus par les jeunes aspirants lors des examens d’obtention du brevet fédéral, années après années, le prouvent, cette Académie connaissant un taux d’échec des plus faible.
Bien évidemment certains problèmes et dérapages peuvent et sont survenus. Quelle est l’école qui n’a pas été touchée ou qui peut certifier que jamais cela ne pourra arriver en son établissement ? Le plus important est que les mesures adéquates soient prises, ce qui a été le cas à l’Académie de Savatan, Mme la Conseillère d’Etat Métraux l’attestant.
Bien, les résultats ne pouvant trop prêter à critiques, les attaques se focaliseront donc sur le Directeur. Ainsi toutes sortes de détracteurs et sombres personnages, sournoisement, profiteront d’un article pour s’engouffrer dans la brèche dans le but certainement de tenter d’obtenir la « tête » de MONSIEUR le Colonel Bergonzoli.
Mais pour quels motifs ? Là est la bonne question. Question qu’un journaliste se devrait de se poser….Non ? Et qui sont-ils ? On ne le sait pas car bien évidemment, courageusement, les plus virulents se cachent sous couvert de l’anonymat. Même ce « politique valaisan » qui se permet gratuitement d’affirmer que M. Alain Bergonzoli a été placé à la tête de l’Académie car l’on ne savait plus où le mettre… allégation non prouvée, humiliante, dégradante, méchanceté gratuite, soulignée en caractères gras dans l’ « article Portrait» car intéressante ? Détrompez-vous. Nombres de personnes, amis, connaissances, m’ont dit que cet article était une ignominie, d’autres ont utilisé des qualificatifs beaucoup plus triviaux.
Que reproche-t-on à MONSIEUR le Colonel Bergonzoli ? De défendre des valeurs, d’aimer l’uniforme, la rigueur, la loyauté, de créer un badge, de porter une tenue « Désert » lors d’une mission auprès d’une police africaine (certains vrais journalistes n’en portent-ils pas lorsqu’ils oeuvrent dans les pays chauds ?)… Et la militarité… permettez-moi d’en parler brièvement. Tout Corps de police et/ou de gendarmerie et/ou de sécurité, est basé sur une structure hiérarchisée de type militaire… Lors d’interventions la coordination et la conduite des hommes/femmes et groupes est de type militaire ce qui permet à ces intervenants d’être efficaces et d’assurer mutuellement leur sécurité. Et ceci, comment l’obtient-on ? Certainement pas en organisant un Brainstorming au moment d’agir ou pendant l’opération.
Et le lever des couleurs ainsi que le chant et la marche au pas… Pas possible, quelle horreur, dans quel siècle vit donc cet homme ? Je n’apporterais, si ce n’est mon approbation à ce rituel, aucun commentaire à ce sujet. En revanche, savez-vous que le concept de police de proximité pratiqué notamment dans nos cantons, qui veut que l’agent soit proche de la population et à son écoute, s’est fortement inspiré des pratiques anglaises et canadiennes. Ces aspirants québécois suivent quinze mois de formation pratique et là Oh surprise, horreur, tous les jours ces jeunes marchent au pas, font des évolutions, s’alignent, se mettent au garde à vous et après 20 à 30 minutes de ce régime d’un autre temps au regard de certains… subissent une inspection en règle de la part de leurs supérieurs… Il faut croire que ceux-ci vivent dans le même siècle que le Directeur de l’Académie de Savatan.
Bien je m’arrête là en réitérant que je me suis forcée à lire tous ces articles qui ne sont de loin pas à mon sens de l’information, même le dernier, intitulé pompeusement PORTRAIT; article particulièrement odieux.
Mon profond respect MONSIEUR le Colonel et mes sincères remerciements à vous et vos enseignants. Poursuivez à faire que nos jeunes policières et policiers puissent faire face dans les meilleures conditions à la réalité de la vie actuelle. Je suis sûre que leurs familles ainsi que la population vous en seront reconnaissants.

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