Certains estiment que le sommet de Copenhague sur le climat, du 7 au 18 décembre, constitue la «dernière chance» pour éviter une catastrophe climatique. Il n’est pas besoin d’être prophète pour deviner que ce sera un échec.
Ce ne sont pas les grands discours ni les professions de foi qui font la différence, puisque ces déclarations ne sont jamais suivies d’effets. Beaucoup plus intéressantes sont les déclarations faites avant: où l’on voit les grands pays producteurs s’engager à diminuer un peu les gaz à effet de serre, voire un peu plus si les autres le font aussi. Mais seulement s’ils le font aussi. Ce genre d’engagement conditionnel est évidemment de la roupie de sansonnet, et l’on peut donc s’attendre à ce que les grands pays pollueurs s’engagent au plus petit minimum possible.
Les décisions, ou non-décisions prises au jour le jour sont aussi très révélatrices de ce que l’on peut attendre des grands Etats. Un magnifique exemple: à trois semaines de Copenhague, on apprend que l’Union européenne «a décidé de reporter sine die l’adoption de mesures contestées destinées à rendre la pêche plus sélective et plus respectueuse des ressources en poisson (…). La plupart des Etats pêcheurs, dont la France, l’Espagne, le Portugal, ou l’Italie, y étaient opposés.»
Et voilà le travail! Les lobbies des marins-pêcheurs et de la grande distribution ont décidé, contre l’avis de l’ensemble de la communauté scientifique, de continuer à vider la Mer du Nord et l’Atlantique de leurs poissons, déjà devenus rares. Mais que feront ces gouvernements abouliques lorsque les chaluts seront vides, et que les marins-pêcheurs brûleront des voitures? M. Sarkozy vient d’arroser les paysans, alors que son budget ne le permet pas; pourra-t-il demain arroser les métiers de la mer? Bah! Demain est un autre jour, n’est-ce pas?
On sait bien que dans le domaine de l’écologie, toute décision d’une certaine portée a des incidences économiques et sociales très profondes. Par conséquent, et alors que l’économie mondiale peine à sortir de la crise, il est inimaginable qu’un quelconque Etat prenne des mesures susceptibles de précipiter son économie dans une nouvelle crise, ce qui serait probablement le prix à payer pour des mesures réellement efficaces.
Les individus comme les Etats sont incapables de raisonner à long terme. Seul compte le lendemain. Et si vraiment il faut réfléchir à l’avenir, c’est pour s’en laver les mains: advienne que pourra, aujourd’hui est déjà bien assez compliqué. C’est pourquoi, au-delà même du sommet de Copenhague et de ses éventuels résultats, le plus grand pessimisme s’impose. Car ce n’est pas sur deux degrés Celsius de plus en 2050 qu’il faut compter, mais plus vraisemblablement six, voire davantage. Les chefs d’Etat le savent et ne feront rien. Déjà, consciemment ou non, ils ont sacrifié des millions d’humains, et d’immenses surfaces de terres qui, demain, disparaîtront sous l’eau, sans que l’on y puisse rien y faire. A leur décharge, on peut admettre qu’il est déjà bien tard, compte tenu de l’inertie des systèmes climatiques: des mesures drastiques prises aujourd’hui ne déploieraient des effets visibles que dans plusieurs décennies seulement.
Encore aurait-on tort de croire que d’ici 2050, nous serons tranquilles! Pour l’Europe et l’Amérique du Nord en particulier, il s’avère que le climat de l’Atlantique Nord peut basculer en quelques mois – alors qu’on pensait jusqu’ici qu’il fallait plusieurs décennies. C’est ce que révèle une étude canadienne tout à fait surprenante publiée le 31 octobre dernier. Des détails sur Commentaires.com le 23 novembre.
Le combat du socialiste Georges Frêche, président de la région Languedoc-Roussillon, contre les énarques glacés de la direction nationale du PS, est délectable. Voici un homme très populaire, prof de droit romain, qui ose parler librement avec sa faconde méridionale, faire des blagues un peu grasses, et refuse de “se mettre un boeuf sur la langue”. Impardonnable pour les Parisiens, évidemment, qui ont juré de le descendre. Oui mais! Encore faudrait-il que l’électeur soit d’accord, et là, Mme Aubry et ses complices peuvent toujours courir…
On trouvera de délicieux extraits de son livre-règlement de comptes dans Marianne No 670 du 20 février.
Un ancien footballeur français de couleur publie un livre intitulé “Mes étoiles noires, de Lucy à Barack Obama”. Curieusement, personne ne s’est demandé si cette démarche n’avait pas un petit côté raciste, quelque part. Absurde? Imaginez alors qu’un sportif blanc publie un livre qui s’appellerait, par exemple: “Mes étoiles blanches, de Socrate à Winston Churchill”. Vous imaginez le tollé? Les dénonciations et les manifs? Mme Manon Schick plein pot sur La Première, et une mise au point de la Fédération des Eglises protestantes?
Dans certains cas précis, les minorités ont manifestement davantage de droits que les autres. Au moins, cela fait réfléchir.
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Et c’est bien là qu’on voit à quoi servent tous ces “verts-tueux” et leurs partis respectifs. De la politique politicienne histoire de satisfaire des besoins personnels d’autorité et de goût du pouvoir, sans oublier bien sûr les tantièmes de leur présence pour débiter des sornettes à longueur de colonnes de journaux et de temps d’antenne ou de tribune!
Les vrais écologistes ont le tort de ne pas monter au créneau. Mais peut-être sont-ils découragés d’avance par “l’appareil” en place qui, de toute façon ne ferait que la sourde oreille, histoire de ne pas perdre pied dans un domaine qui devrait pourtant leur être familier!!
“des mesures drastiques prises aujourd’hui ne déploieraient des effets visibles que dans plusieurs décennies seulement”
et
il s’avère que le climat de l’Atlantique Nord peut basculer en quelques mois –
Contradiction ?
Monsieur Barraud je ne partage pas vos craintes car le climat est tellement complexe à étudier qu’une seule étude ne parviendrait pas à nous faire tirer des conclusions définitives. Pour mémoire, toutes les hypothèses avancées par M. Gore dans son film apocalyptique ont dans le meilleure des cas (du point de vue du camp des alarmistes) été relativisées, et dans le pire des cas tout simplement invalidées. Se référer notamment à un récent article en une de l’Agefi.
Le jour où vous ferez un inventaire crédible des arguments avancés de part et d’autre avec – bien évidemment – une synthèse et une conclusion, je vous tirerai mon chapeau !
Mais en lieu et place, vous nous promettez monts et merveilles avec un article pas encore publié. Ce n’est pas très constructif.
La plupart de ces “sommets” prônent une diminution drastique des “gaz à effet de serre”, principalement le CO2… Je me permets donc de signaler un étude de deux physiciens allemands, publiée en début d’année: “Falsification Of The Atmospheric CO2 Greenhouse Effects Within The Frame Of Physics” que l’on peut trouver ici: http://arxiv.org/PS_cache/arxiv/pdf/0707/0707.1161v4.pdf . L’étude est bien entendu en anglais, en voici l’intro.:
“The atmospheric greenhouse effect, an idea that many authors trace back to the traditional works of Fourier (1824), Tyndall (1861), and Arrhenius (1896), and which is still supported in global climatology, essentially describes a fictitious mechanism, in which a planetary atmosphere acts as a heat pump driven by an environment that is radiatively interacting with but radiatively equilibrated to the atmospheric system. According to the second law of thermodynamics such a planetary machine can never exist. Nevertheless, in almost all texts of global climatology and in a widespread secondary literature it is taken for granted that such mechanism is real and stands on a firm scientific foundation. In this paper the popular conjecture is analyzed and the underlying physical principles are clarified. By showing that (a) there are no common physical laws between the warming phenomenon in glass houses and the fictitious atmospheric green-house effects, (b) there are no calculations to determine an average surface temperature of a planet, (c) the frequently mentioned difference of 33 °C is a meaningless number calculated wrongly, (d) the formulas of cavity radiation are used inappropriately, (e) the assumption of a radiative balance is unphysical, (f) thermal conductivity and friction must not be set to zero, the atmospheric greenhouse conjecture is falsified.”
Je ne suis pas physicien bien sûr, mais si ceux-là ont raison, on se plante complètement, et il serait urgent de se réveiller… Mais la “réduction du CO2″ est une telle manne… pour l’État, qui taxe le CO2, pour l’industrie nucléaire bien sûr, mais aussi pour celles du solaire et de l’éolien, etc. … et même pour les fabricants de voitures: “Virez votre voiture polluante et achetez la nôtre, qui produit moins de CO2, vous contribuerez à sauver la planète!”.
Vous trouverez sur le site suivant de nombreux articles fort intéressants sur le climat: http://www.laterredufutur.com/html/modules.php?name=News&new_topic=4
Mais je ne dis pas ça pour jeter un froid, bien sûr {
les pseudo-scientifiques ,dont les rapports rendent l’Homme responsable du réchauffement climatique, viennent d’être pris la main dans le sac de leurs mensonges.
La BBC vient de confirmer et le Wall Street Journal vient de faire un article.
deux sources pour s’informer:
http://www.ludovicmonnerat.com (un de vos compatriotes ) et http://www.rebelles.info
forts de ces révélations les français vont-ils accepter de payer leur “taxe carbone” ?
Fort heureusement ,les médias (merdias ?) français veillent et ,à cette heure ,il n’y a rien dans la presse de notre pauvre pays..
faisons une large diffusion de cette information
en réponse à l’article cité par Bernard Erlic, lire
http://scienceblogs.com/illconsidered/2008/09/greenhouse-violates-thermodynamics.php
M. Golay, votre site est en effet, extrêmement intéressant et, en tant sceptique de la première heure, je vous suis reconnaissant d’apporter de nombreuses réponses à mes interrogations. J’ai commencé à douter du réchauffement induit par l’homme après avoir visionné sur youtube la fameuse émission de Channel 4 (2006) où étaient invalidés les principaux arguments repris dans le film d’Al Gore, notamment sur l’inversion de causalité dans le film entre le CO2 et la température, et en affirmant que le principal gaz à effet de serre reste de très loin la vapeur d’eau. J’ai bien pris note que le site auquel vous faites référence répond à une quantité impressionnante de questions, et notamment aux arguments précités. Je relève cependant, en tant que sceptique invétéré, que la primauté de la vapeur d’eau n’est pas contestée. Selon votre site, le CO2 contribue au maximum à concurrence de 30 % des gaz à effets de serre. De plus, il est très difficile d’établir des corrélations entre différentes périodes historiques et le taux de CO2 émis. Dans l’ensemble, les arguments émis par les scientifiques dans l’émission de Channel 4 restent valables en tant que tels. L’importance activité solaire n’est pas non plus niée.
Ce que ce site permet de mettre en évidence, c’est l’extrême complexité de cette science qui, de toute évidence, paraît difficile à traduire en actes politiques. Mais je vous suis très reconnaissant pour cette contribution factuelle.
M. Grandjean, merci pour votre réponse à mon lien.
Je n’ai pas les compétences pour juger, je m’en réfère donc aux spécialistes (GIEC). Si l’on peut discuter sur l’origine et les conséquences des changements climatiques observés, il y a un autre sujet pour moi bien plus important : la problématique du pic pétrolier (peak oil) et l’augmentation très importante à terme (10 ans ?) des prix des énergies non-renouvelables. L’économie d’énergie et la transition vers les énergies renouvelables (autant que possible) vont nous permettre d’amortir les effets de cette grave crise annoncée.
Je soutiens donc les propositions politiques d’investissements qui vont dans ce sens et invite chacun à le faire indépendamment de sa couleur politique.
Lire : Pic pétrolier : l’AIE connaît les faits depuis 1998, par Colin Campbell
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2888
M. Golay, je vous rejoins entièrement sur cet aspect. Mais entendre p.ex. hier soir sur Soir 3, l’un des chefs de files écologistes ainsi que Yann Arthus Bertrand déclarer les yeux dans les yeux du journaliste que, hormis Claude Allègre, personne en France ne ne met en doute les thèses du réchauffement anthropique, c’est tout simplement grotesque, et c’est très révélateur de l’incroyable déni de la part de ces fanatiques.