ico Société A Noël, on fête la naissance de Jésus. Point à la ligne !

23 décembre 2017 | Catégorie: société

PHILIPPE BARRAUD

Affirmons-le une fois pour toutes: Noël n’est pas une manifestation culturelle, ni le triomphe des marchands du Temple. C’est la commémoration de la naissance du Christ, et nous devons nous battre pour le dire et le redire, pendant que c’est encore permis.

Il semble que pour certains, la vue d’une crèche représentant la Nativité, voire d’une simple croix chrétienne, soit une épreuve insupportable, une apparition propre à susciter un choc psychologique irrémédiable. Il est vrai que la vision d’un bébé dans un berceau, c’est épouvantable, n’est-ce pas ? Certes, le bébé dont on parle n’est pas ordinaire…

Le paradoxe dans cette pénible affaire, qui nous revient chaque année, c’est que ce sont avant tout nos concitoyens d’origine chrétienne qui mènent ce travail de sape. On veut complaire aux Musulmans, alors même que ceux-ci font plutôt profil bas dans ce débat et ne demandent rien. Pas besoin, les militants anti-chrétiens travaillent pour eux ! Les athées, libre-penseurs et autres évêques de la laïcité sont en réalité les vrais artisans de ce combat. Ils ont tout compris de la marche du monde et des fins dernières, ce qui leur permet de prétendre nous arracher par la force à l’ignorance et aux croyances.

L’athéisme, la religion de la laïcité et la libre-pensée (appellation bien abusive au demeurant), sont des idéologies nihilistes, arrogantes et volontiers totalitaires, qui traduisent non seulement une désespérance revendiquée, mais aussi et surtout la haine de tout ce qui peut s’apparenter à la foi chrétienne (les autres religions ne leur posent apparemment pas de problèmes, curieusement). S’ils sont relativement peu nombreux, ils sont bruyants, et font l’objet d’un suivisme redoutable: ne pas croire est tendance, croire est ringard, ou le signe d’une regrettable imbécillité, d’un refus de voir la réalité en face. Et comme personne n’aime avoir l’air d’un imbécile, on met sa foi résiduelle en veilleuse, et on se laisse emporter par le courant. Ecoutez la réponse des gens à qui l’on demande s’ils croient en Dieu: ils bafouilleront d’un air gêné, pour finalement accoucher d’une phrase du genre: «N…non, je ne crois pas en Dieu mais, comment dire, ouais ben, je crois qu’il y a quelque chose, quoi». Cette peur des mots… étonnant, non ?

C’est souvent par rapport aux immigrants non-chrétiens que se développe le discours anti-chrétien, en une pure démarche politiquement correcte: nous ne voulons en aucun cas imposer à nos hôtes étrangers nos traditions et nos coutumes, dont la religion est une composante essentielle. Mais paradoxalement, on tient des discours alambiqués sur la nécessaire… intégration des immigrants ! Mais intégration à quoi, alors, si ce n’est à notre société et à notre civilisation, à nos moeurs, à nos coutumes, à nos nourritures ? Comment veut-on qu’une personne s’intègre si le cadre sociétal et culturel est fuyant, si les valeurs sont cachées, si les croyants constituent une honte nationale ?

Beaucoup d’immigrés, adeptes d’autres religions, sont choqués par cette haine de notre foi et cette haine de soi que nous portons. Par exemple, pour un Hindou, un Chrétien est certes un intouchable, mais il reste fréquentable, tandis qu’un athée n’est guère plus qu’un animal, dépourvu d’âme et donc méprisable. Et vous ne verrez jamais un Hindou, un Musulman ou un Bouddhiste tenter de cacher sa foi comme si c’était une maladie honteuse. Elle est là, un point c’est tout, elle fait partie de la civilisation à laquelle on appartient, tout naturellement, et cela ne se discute pas.

Petite prière de Noël…

Je voudrais que les Chrétiens arrêtent enfin de s’excuser d’exister, car ils pourraient bien disparaître pour de bon, et plus rapidement qu’ils ne le croient. Je voudrais qu’ils assument leur foi, leur histoire, leur passé collectif, sans ostentation mais sans honte. Je voudrais surtout qu’ils en fassent une valeur positive, porteuse de sens et d’espoir, qui puisse faire envie à d’autres. En somme, je voudrais que les Chrétiens des Eglises officielles aient la même foi du charbonnier que les Evangéliques (ceux-là même que les journalistes incultes appellent les évangélistes), qui sont bien les derniers à ne pas avoir leur drapeau dans leur poche.

Mais aujourd’hui le prosélytisme est un crime, celui ou celle qui, porté par son enthousiasme et sa foi, s’emploierait à convaincre et à susciter une conversion, se verrait clouer au pilori et dénoncer dans les médias comme un odieux harceleur. Les Eglises sont hélas les premières à s’interdire leur mission, qui consiste à transmettre le message chrétien, et parallèlement, à répondre aux besoins spirituels des personnes. Hélas ! Les Eglises passent leur temps à se renier, à seriner leur morale tiers-mondiste culpabilisante aux affreux «nantis» que nous sommes, à se prostituer dans des manifestations grotesques pour paraître cool et attirer le chaland. Elles font comme si nos contemporains étaient admirablement bien dans leur tête, sereins et confiants, dépourvus de questionnements, d’angoisses, de peur de l’avenir. Et pourtant ! Les burn-outs et les dépressions se multiplient, les divorces suivent le même chemin, les addictions s’étendent, mais les Eglises n’ont rien à dire… Vraiment ? Elles ont un urgent besoin de revenir à leur activité de base, à leur vocation, à leurs ouailles d’ici, qui ont aussi des problèmes, fussent-ils différents de ceux de leurs protégés africains, et qui ne sont pas méprisables du tout.

C’était notre message de Noël, qui est la commémoration de la naissance du Christ, pour ceux qui voudraient l’oublier !

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Commentaire de Corthay le 23 décembre 2017 à 20:10

Magnifique.
Merci pour votre article dont je partage pleinement la teneur, comme ma foi en Christ. Noël annonce le retour sur terre du Royaume de Dieu par Celui qui est devenu Christ. Il amène la vision du monde de Dieu capable par le moyen des hommes selon son cœur, de percer celle que nous impose l’esprit du monde qui nous entoure.
Noël annonce donc, comme lors de la Création- la venue de la lumière pour percer les ténèbres et pas pour le détruire.
J’aspire comme vous que les chrétiens cessent de s’adapter -hélas aussi par les compromis que nous imposent certains de nos leaders d’église – au monde pour vivre le message incroyable de l’Evangile, Christ par le Saint-Esprit qui habite en nous pour nous donner la faculté de promouvoir en paroles et en actes, la réalité de ce Royaume à nouveau présent sur terre. Un Royaume qui amène les ressources surnaturelles du ciel sur la terre pour l’impacter dans tous les domaines.
Ph. Corthay

Commentaire de Danièle Gutowski-Zumofen le 24 décembre 2017 à 4:23

Merci Philippe de nous inciter à témoigner de notre foi chrétienne. J’ai pris la liberté de publier ton texte sur FB. Ma modeste contribution à remettre La Nativité à “l’honneur” a été d’inciter mes amis FB à publier une image de crèche en photo de couverture sur leur profil. Il est encore temps. De plus je rappelle que le 6 janvier nous fêterons la visite des Rois Mages, il est donc possible de maintenir ladite crèche sur son profil. Le 6 janvier n’est pas seulement le jour oû l’on est roi pour un jour,par hasard. Au cas oû un-e internaute ne saurait pas où trouver des images saintes, Google est à disposition, son choix est impressionnant.Je souhaite une sainte et joyeuse Fête de Noël aux lecteurs et lectrices de Commentaires.com.

Commentaire de Nicole Fowler le 24 décembre 2017 à 12:34

Tout-à-fait d’accord avec vous et ceux qui ont aussi écrit leurs commentaires. Joyeux Noël à vous tous!

Commentaire de Gabrielle Mudry le 24 décembre 2017 à 16:48

Quelle magnifique analyse! Elle est la synthèse de tout ce que nous ressentons depuis longtemps et dont nous souffrons quotidiennement: cette honte de notre culture qu’on veut absolument nous imposer…

Les instituteurs, censés la transmettre à leurs élèves se voient interdire de parler de Jésus Christ, mais ils peuvent, sans problème,promouvoir le “mensonge en manteau rouge”, comme disait quelqu’un!

Merci à Philippe Barraud d’être la “locomotive” de tous ceux et celles qui honorent le Christ en osant prononcer son nom! Surtout aujourd’hui: Joyeux Noël donc!

Commentaire de philippe lerch le 25 décembre 2017 à 18:13

Rien à rajouter. Parfait. Joyeux Noel !

Commentaire de Jérôme Lorenz le 26 décembre 2017 à 14:19

Cette analyse est très pertinente. Bravo à Philippe Barraud.
En tant que membre d’une association biblique dont la vocation est de distribuer la parole de Dieu, nous avons aussi constaté une évolution laïque très marquée, et ceci en quelques années seulement.
Alors qu’il était tout à fait habituel d’être accueillis dans les classes des écoles publiques, nous ne sommes plus les bienvenus et sommes désormais parfois même chassés de la voie publique. Heureusement, certaines directions nous reçoivent encore, mais ce sont des exceptions. Les autres nous font bien comprendre que par respect aux élèves d’origine étrangère, il n’est plus acceptable que nous venions offrir le nouveau Testament.
Quant aux autorités des Eglises officielles, elles estiment également qu’en cette période où la distribution du Coran sur la voie publique pose problème, il est normal que nous nous abstenions de faire connaître la vie et l’oeuvre de Jésus.
Certains responsables d’écoles vont même jusqu’à dire que Noël est une fête tout autant musulmane et bouddhiste que chrétienne.
Il n’est dès lors pas étonnant que le message fondamental de Noël soit désormais si méconnu et méprisé. A Noël, un Sauveur nous est né. La lumière chasse les ténèbres.
Et à Pâques, Jésus est ressuscité d’entre les morts. C’est en croyant à sa victoire que nous pouvons nous aussi faire partie des gagnants. Pas en mettant toutes les croyances dans le même panier.

Commentaire de Claude Ruey le 26 décembre 2017 à 20:24

D’accord avec vous, à une nuance près, mais elle est de taille : qu’est-ce que le tiers-mondisme vient faire dans votre démonstration, en quoi conduirait-il à l’apostasie ? Président pour encore quelques jours de l’EPER, Entraide protestante, je constate que travailler dans le domaine de la coopération et le développement m’empêche heureusement pas de vivre les valeurs chrétiennes et la joie de Noël. Joyeux Noël !

Commentaire de Pierre Santschi le 27 décembre 2017 à 22:58

Sur le fond, d’accord avec M. Barraud, avec un bémol: pourquoi entretenir la confusion sur le mot “église”, qui signifie originellement l’assemblée des croyants et non leur appareil hiérarchique? La majuscule n’apporte rien, sinon à l’ego des apparatchiks religieux… On gagnerait en clarté à éviter l’abus de langage et à n’utiliser le mot église que pour parler de l'”assemblée des croyants”, les expressions “appareil religieux” ou “hiérarchie religieuse” devant être utilisée pour ce sous-ensemble de l’église. Le comportement égotique dans les appareils religieux fait porter injustement aux croyants le poids des turpitudes de trop d’apparatchiks religieux, en discréditant en outre la foi ou/et la spiritualité dont les appareils se réclament.

Par ailleurs le Coran, et donc les musulmans instruits, reconnaissent aussi Jésus comme un prophète de haut niveau, et qui procède du Père. Voient-ils un inconvénient à célébrer sa naissance et son message, vu qu’il n’y a de dieu que Dieu, et que tout prophète qui annonce cette réalité mérite attention?

Et au fond, “témoigner” de sa foi en Dieu, est-ce que cela passe vraiment par les signes traditionnels de Noël? Ceux-ci ne risquent-ils pas de devenir des fétiches ? Et ne convient-il pas “simplement”, pour témoigner de sa foi, d’appliquer les 2 commandements de base (Matth 22, 37-38): “Tu aimeras le Seigneur ton Dieu […]… et tu aimeras ton prochain comme toi-même”?

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