ico Griffure Le titre qui tue (son auteur)

27 mai 2010 | Catégorie: griffures

Titre de 24 Heures du 27 mai: “Amnesty International épingle la Suisse raciste”.
Ce titre - qui n’est pas une citation du rapport d’AI - est tout aussi stupide que les accusations portées par l’organisation. En six mots, il décrédibilise à la fois un quotidien, et une organisation internationale. Trop fort!

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Commentaire de David Rouzeau le 28 mai 2010 à 22:49

En effet, titre ridicule. On ne sait pas qui parle. En fait, par définition, l’assertion présentée par ce titre est réalisée par le journaliste et par le journal. Ils disent donc que la Suisse est raciste, ce qui est faux.
A force de nier les peuples et les nations, des associations comme Amnesty International se ridiculisent, de même qu’un journal de qualité comme prétend l’être le quotidien bien-pensant lausannois.

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Griffures



Nucléaire: manipulations et censure

Les nostalgiques du nucléaire avaient cru voir renaître l’espoir: selon la SonntagsZeitung, Mme Doris Leuthard envisagerait de retarder la fermeture de la centrale de Leibstadt. Or il apparaît que cette information était totalement fausse, une manipulation lancée par on ne sait qui (mais on devine!). Il va devenir de plus en plus difficile de trier le vrai du faux, puisque manifestement les journalistes, dont c’est le métier, ne le font plus.
Ajoutons qu’ils font des choix surprenants parfois: il y a quelques jours, le plus grand chantier jamais entrepris par l’humanité a commencé en Ukraine. Il s’agit d’un chantier colossal à 1,54 milliards d’euros, le nouveau sarcophage de  la centrale de Tchernobyl, appelé “L’Arche de Tchernobyl” – on a les symboles qu’on peut. Or, les médias n’en ont parlé que du bout des lèvres, voire pas du tout. Etonnant,non?  Commentaires.com y reviendra quand même…

Le silence meurt, assassiné

J’aime beaucoup cette phrase de Joseph Conrad dans Victory – un auteur qu’il faut lire et relire absolument si on aime bourlinguer par l’imaginaire dans les ports du Sud-Est asiatique d’il y a cent ans: “L’Orchestre Zangiacomo ne jouait pas de la musique; il assassinait tout simplement le silence, avec une énergie vulgaire et féroce.”
Comme cela reste vrai! Un siècle plus tard, le silence est à l’agonie, et les Zangiacomo sévissent plus que jamais...

 


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