Titre de 24 Heures du 27 mai: “Amnesty International épingle la Suisse raciste”.
Ce titre - qui n’est pas une citation du rapport d’AI - est tout aussi stupide que les accusations portées par l’organisation. En six mots, il décrédibilise à la fois un quotidien, et une organisation internationale. Trop fort!
La France est une démocratie formidable! Dans laquelle un candidat peut utiliser les privilèges de la présidence pour monopoliser les médias, au mépris de ses concurrents. Six chaînes de télé, convoquées pour faire valoir le président, c’est tout simplement inouï, inimaginable ailleurs. Vous imaginez Mme Merkel organisant un show pareil? Ce serait un lynchage médiatique immédiat. En France, non, c’est normal, tout le monde est aux ordres. Tenez, les journaux horaires de France-Inter commencent invariablement par ces mots, obsédants: “Nicolas Sarkozy…”
On se croirait en Corée du Nord ou, pour rester dans l’actualité, au Sénégal. Ce n’est pas un compliment.
En effet, titre ridicule. On ne sait pas qui parle. En fait, par définition, l’assertion présentée par ce titre est réalisée par le journaliste et par le journal. Ils disent donc que la Suisse est raciste, ce qui est faux.
A force de nier les peuples et les nations, des associations comme Amnesty International se ridiculisent, de même qu’un journal de qualité comme prétend l’être le quotidien bien-pensant lausannois.