ico Griffure La combine à Nordmann

6 juin 2009 | Catégorie: griffures

Le socialiste Roger Nordmann préconise un système de financement des partis par lequel les gros contributeurs verseraient leur obole non pas au parti de leur choix, mais à un pot commun, qui sera réparti entre tous les partis, les plus gros (UDC et PS) obtenant les plus larges parts.
Cette combinazione grosse comme une maison permettrait enfin au PS de toucher de l’argent des banques, en tout bien tout honneur! Le hic, c’est qu’on doute que les banques aient envie de donner des sous au PS. Les gros contributeurs soutiennent les partis qui les défendent, pas ceux qui les fusillent dans le dos.

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Commentaire de Falquet benoit le 6 juin 2009 à 17:08

Dans votre argumentaire, vous posez un raisonnement qui, poussé jusqu’au bout, amène des conclusions absurdes et/ou antidémocratiques. Vous êtes comme moi d’accord que l’argent dont dispose un parti lui permet d’être plus ou moins efficace lors d’une campagne. Une bonne campagne contribue à faire ainsi voter pour élire les membres ou accepter les idées de ce parti. (l’UDC avait par exemple assez d’argent pour envoyer des dépliants à tous les ménages de Suisse). L’argent du parti et donc de ses succès est donc en partie proportionnel à la fortune de ses généreux donateurs. On pourrait donc simplifier le système en donnant au vote de chacun une importance en relation avec sa fortune personnel, non ? Vous voyez donc en quoi la “combine” de Roger Nordmann est en fait un équilibrage de jeu démocratique.

Commentaire de Philippe Druey le 8 juin 2009 à 8:20

Après ce magnifique dimanche qui fait le bonheur de la Suisse entière, je le dis haut et fort : Rodger Nordmann est le Conseiller national le plus rigolo de tous les temps !

Commentaire de Michel Mauron le 10 juin 2009 à 23:05

Enfin une bonne nouvelle: Monsieur Nordmann est un “rigolo”. D’accord avec vous: ce jeune homme (qui ne connaît pas la res politica) nous fait en effet bien rire à chacune de ses interventions à la radio (je ne connais pas la TV et ignore donc la gestuelle que pourrait composer ce petit monsieur).

Commentaire de Pierre Bonnard le 11 juin 2009 à 18:21

A part son côté pro domo évident, la proposition Nordmann a un autre côté inadmissible: si plus un parti a d’argent à disposition plus il peut se faire connaître et influencer les élections,alors la répartition proportionnelle aux forces des partis va renforcer les plus forts et bétonner le système.
En plus, une personne physique ou morale doit pouvoir donner ce qu’elle veut à qui bon lui semble, pourvu qu’à partir d’un gros montant (p. ex. 10 revenus médians) tout soit public.
Je n’ai par exemple guère apprécié que le soutien important de l’importateur BMW et Audi Emil Frey à l’UDC soit aussi peu mis en relation avec les positions pro-bagnoles de ce parti.

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Griffures



Virez Bernheim !

Peut-on impunément insulter et blesser les femmes de Suisse romande, un lundi matin aux petites heures, sous prétexte de faire de l’humour ? M. Pascal Bernheim, chroniqueur sur La Première, s’est acharné avec une incroyable grossièreté, ce 8 février, sur Brigitte Bardot, en s’en prenant non pas à ses idées ou à son discours, mais à son âge, à sa peau défraîchie, au désir qu’elle ne suscite plus. On peut parier que les auditrices de La Première qui n’ont plus vingt ont pris ces insultes immondes en pleine figure.
Ce petit monsieur n’est pas porté sur les femmes, c’est son problème. De là à les insulter collectivement sur les ondes du service public, il y a un pas qu’il ne fallait pas franchir. Si elle a un brin de respect d’elle-même et de ses auditeurs, La Première doit virer séance tenante cet humoriste dépourvu non seulement d’humour, mais de l’élémentaire respect de l’autre sans quoi la vie en société n’est plus possible.

Les dattes de Mme Widmer-Schlumpf

Ce qui serait épatant, c’est qu’il y ait un conseiller en communication francophone au département de Mme Widmer-Schlumpf. L’entendre sans cesse parler de dates lorsqu’elle veut dire données est exaspérant, et malheureusement les journalistes de radio ne se donnent pas la peine de rectifier.



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