Le chanteur Jérémie Kissling a fait l’objet d’un véritable matraquage publicitaire, pendant plusieurs semaines, sur les ondes de La Première. Tant mieux pour l’artiste, mais on se demande au nom de quel deal il a eu droit à une promotion qui, si elle était payante, se chiffrerait à plusieurs dizaines de milliers de francs. Quoi qu’il en soit, il y a un malaise: la plupart des chanteurs romands n’ont pas droit au centième de ce qui a été fait pour Kissling. Alors, pourquoi lui?
C’est tout le problème d’une radio publique en situation de monopole: ses choix créent inévitablement des inégalités de traitement. Sur quelle autre chaîne d’audience romande les exclus iront-ils chercher leur promotion? Ne cherchez pas, il n’y en a pas!
La France est une démocratie formidable! Dans laquelle un candidat peut utiliser les privilèges de la présidence pour monopoliser les médias, au mépris de ses concurrents. Six chaînes de télé, convoquées pour faire valoir le président, c’est tout simplement inouï, inimaginable ailleurs. Vous imaginez Mme Merkel organisant un show pareil? Ce serait un lynchage médiatique immédiat. En France, non, c’est normal, tout le monde est aux ordres. Tenez, les journaux horaires de France-Inter commencent invariablement par ces mots, obsédants: “Nicolas Sarkozy…”
On se croirait en Corée du Nord ou, pour rester dans l’actualité, au Sénégal. Ce n’est pas un compliment.
Je ne connais pas le chanteur Jérémie Kissling. Mais je pense que ses opinions politiques doivent être suffisamment éloignées de celles de l’UDC et du parti libéral radical pour s’attirer la bienveillance logique de la RSR…
Il en est un autre qui, pour avoir chanté (ou plutôt vociféré) “Fuck Blocher”, bénéficie d’un soutien inouï de la part de la rsr/tsr : Un certain “Stress”. La rsr/tsr prépare le terrain pour les élections de 2011 en bourrant le mou des jeunes futurs électeurs via cet ex letton niais, inculte et vulgaire…
Il y en a un autre – au talent nettement plus prononcé que Stress, j’en conviens – qui chantait:
“Les bourgeois c’est comme les cochons…”
Les radios qui le passaient de son vivant devaient probablement être “téléguidées par Moscou” et avoir comme objectif de “bourrer le mou” des jeunes de l’époque…