Le Parti socialiste suisse a de graves états d’âme: il doit changer de logo. La rose au poing, si chère au coeur des Romands, finira tristement au compost des symboles. Mais par quoi la remplacer?
Chaque tendance pourrait revendiquer son symbole: pour le courant néosocialolibéral façon Jean-Noël Rey, ce sera une Rolex en or – rose bien sûr; pour la tendance paléosocialiste façon Maillard, ce sera la casquette sur l’oreille, comme en 36; pour les socialobobos zurichois, ce sera une petite Porsche Cayenne en or à porter en boutonnière; et pour la tendance ringardo-internationaliste façon Sommaruga, ce sera bien sûr un Guevara en cuivre repoussé.
Sûr que les électeurs vont s’y retrouver…
La France est une démocratie formidable! Dans laquelle un candidat peut utiliser les privilèges de la présidence pour monopoliser les médias, au mépris de ses concurrents. Six chaînes de télé, convoquées pour faire valoir le président, c’est tout simplement inouï, inimaginable ailleurs. Vous imaginez Mme Merkel organisant un show pareil? Ce serait un lynchage médiatique immédiat. En France, non, c’est normal, tout le monde est aux ordres. Tenez, les journaux horaires de France-Inter commencent invariablement par ces mots, obsédants: “Nicolas Sarkozy…”
On se croirait en Corée du Nord ou, pour rester dans l’actualité, au Sénégal. Ce n’est pas un compliment.
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