ico Griffure Courage ailleurs, lâchetés ici

19 janvier 2004 | Catégorie: griffures

La foucade de l’ambassadeur d’Israël à Stockolm, qui a détruit une installation provocatrice, était disproportionnée, et détestable dans sa négation de la démarche artistique. Mais le plus intéressant est ailleurs: le gouvernement israélien a soutenu et défendu de manière inflexible son représentant.
Comme nos diplomates doivent envier cette fidélité ! En Suisse, on a fâcheusement tendance à laisser tomber nos meilleurs ambassadeurs à la première prémisse de scandale. Voyez Carlo Jagmetti, voyez Thomas Borer, de grandes personnalités rayonnantes brisées par d’obscurs conseillers fédéraux.

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Griffures



Nucléaire: manipulations et censure

Les nostalgiques du nucléaire avaient cru voir renaître l’espoir: selon la SonntagsZeitung, Mme Doris Leuthard envisagerait de retarder la fermeture de la centrale de Leibstadt. Or il apparaît que cette information était totalement fausse, une manipulation lancée par on ne sait qui (mais on devine!). Il va devenir de plus en plus difficile de trier le vrai du faux, puisque manifestement les journalistes, dont c’est le métier, ne le font plus.
Ajoutons qu’ils font des choix surprenants parfois: il y a quelques jours, le plus grand chantier jamais entrepris par l’humanité a commencé en Ukraine. Il s’agit d’un chantier colossal à 1,54 milliards d’euros, le nouveau sarcophage de  la centrale de Tchernobyl, appelé “L’Arche de Tchernobyl” – on a les symboles qu’on peut. Or, les médias n’en ont parlé que du bout des lèvres, voire pas du tout. Etonnant,non?  Commentaires.com y reviendra quand même…

Le silence meurt, assassiné

J’aime beaucoup cette phrase de Joseph Conrad dans Victory – un auteur qu’il faut lire et relire absolument si on aime bourlinguer par l’imaginaire dans les ports du Sud-Est asiatique d’il y a cent ans: “L’Orchestre Zangiacomo ne jouait pas de la musique; il assassinait tout simplement le silence, avec une énergie vulgaire et féroce.”
Comme cela reste vrai! Un siècle plus tard, le silence est à l’agonie, et les Zangiacomo sévissent plus que jamais...

 


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