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	<description>e-magazine contre le néo-conformisme</description>
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		<title>Lausanne ou la mauvaise réputation</title>
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		<pubDate>Wed, 16 May 2012 13:50:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe</dc:creator>
				<category><![CDATA[société]]></category>

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		<description><![CDATA[Le week end venu, Lausanne se transforme en une sorte de ville de garnison, où des milliers d'amateurs de défonce multiple (alcool, bruit, stupéfiants) se rassemblent dans une nuée de boîtes de nuit pour communier dans l'excès supposé festif.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><span style="color: #800000;">PHILIPPE BARRAUD</span></h3>
<p><span style="font-size: medium;">Le week end venu, Lausanne se transforme en une sorte de ville de garnison, où des milliers d&#8217;amateurs de défonce multiple (alcool, bruit, stupéfiants) se rassemblent dans une nuée de boîtes de nuit pour communier dans l&#8217;excès supposé festif.<br />
Au petit jour, tout ce monde pas très frais déferle dans les rues, vomit sur les trottoirs, déclenche des bagarres, souille les parcs de déchets, et caillasse la police. Quelle ville vivante ! Quelle animation culturelle !<br />
Bienvenue dans la capitale olympique, dans la ville du Béjart Ballet et du Théâtre de Vidy, où les habitants n&#8217;osent plus sortir le soir, de peur de se ramasser un coup de couteau pour une cigarette refusée, un regard distrait, ou l&#8217;appartenance à une ethnie indésirable.<br />
Un discours lénifiant consiste à dire que Lausanne est simplement devenue une ville comme les autres, emportée par l&#8217;urbanisation générale du monde, que c&#8217;est l&#8217;évolution naturelle des choses, et qu&#8217;il faut bien s&#8217;y faire. Pas si vite ! Si la capitale vaudoise est tombée si bas dans le désordre du week end, la violence, la laideur des bâtiments souillés par des graffitis débiles, c&#8217;est que ses autorités l&#8217;ont bien voulu.<br />
Au début, elles étaient toutes fières de dire que Lausanne avait la réputation d&#8217;être la ville de Suisse romande où on s&#8217;amuse, où l&#8217;on vient le soir depuis Genève ou Fribourg. Malheureusement, les habitants, eux, ne s&#8217;amusent plus depuis longtemps, et il semble que la Municipalité commence à s&#8217;en aviser. Envahis de dealers africains, de requérants d&#8217;asile hors de tout contrôle et de mendiants, les rues et les passages souterrains inspirent une réelle inquiétude. Même la rue de Bourg, qui avait autrefois une réputation, est livrée au commerce de la drogue dès la fin du jour.<br />
En clair, la réputation de Lausanne en prend un coup tous les jours, et ceux qui ont choisi de vivre au centre ville, par choix ou par obligation, se disent qu&#8217;ils paient cher le privilège d&#8217;un maximum de nuisances. Oh ! Il existe bien un Municipal de la police, qui bougonne lorsque les médias se font pressants, mais sur le terrain rien ne change. Il est vrai que la police est pieds et poings liés face aux délinquants et aux dealers, en faveur desquels il semble que le Code pénal ait été écrit. Et comme la Municipalité se montre d&#8217;une tolérance systématique – à moins que plus simplement, elle ne se f&#8230; de ce qui se passe ! &#8211; la sécurité n&#8217;est pas près de revenir dans les rues de Lausanne.<br />
L&#8217;exemple de la capitale devrait être médité par les villes moyennes dont les autorités rêvent de doubler la population, comme s&#8217;il s&#8217;agissait d&#8217;une contribution au «développement» et au bien-être de la population. Or, on voit bien que l&#8217;explosion démographique que certains appellent de leurs voeux conduit inévitablement à une baisse généralisée de la qualité de vie pour tous. Promiscuité, logements chers et rares, bruit, circulation intense, violence, conflits ethniques, voilà à quoi conduit cette politique insensée. Les nouveaux contribuables rêvés ne seront en réalité que des familles immigrées pauvres, qui émargeront largement à la caisse communale pour le social, la santé et les écoles. Des villes comme Payerne, Villeneuve ou Monthey mesurent déjà aujourd&#8217;hui à quelles violences peut conduire cette politique, notamment chez des jeunes livrés à eux-mêmes.<br />
Pour corriger ce qui doit l&#8217;être à Lausanne, il est indispensable que soit révisée la loi vaudoise sur les auberges, et que l&#8217;on réintroduise la clause du besoin que le Grand Conseil avait imprudemment supprimée voici une vingtaine d&#8217;années, dans un grand élan de libéralisme irréfléchi. Ce serait un moyen, parmi d&#8217;autres, de mettre de l&#8217;ordre dans une nébuleuse de boîtes de nuit et claques plus ou moins louches, qui attirent une certaine faune comme autre chose attire les mouches. Encore faudrait-il qu&#8217;une réelle volonté politique existe: on la cherche encore.<br />
Les autorités lausannoises paraissent ne pas comprendre que la réputation d&#8217;une ville ne dépend pas seulement de constructions de prestige, de la cravate du Syndic, et d&#8217;une offre culturelle importante. Si une ville veut rester attractive et ne pas perdre ses habitants, elle se doit de leur offrir un cadre de vie agréable, et surtout un niveau de sécurité convenable, qui permette à tout un chacun, et surtout aux plus vulnérables, de sortir quand bon leur semble, sans mettre leurs biens ou leur vie en danger. Lorsque les personnes âgées doivent se barricader dans leur appartement, il y a clairement un problème; lorsque les parents doivent interdire à leurs ados de fréquenter le quartier du Flon, il y a aussi un problème.<br />
Le plus triste, en somme, est que Lausanne ait délibérément perdu sa réputation de belle paysanne qui a fait ses humanités. Elle a définitivement rompu avec son arrière-pays rural &#8211; et les moeurs qui vont avec; quant aux humanités, elles ne sont plus l&#8217;apanage que d&#8217;une petite minorité – écoutez comme on parle le français dans les rues de Lausanne&#8230;</span></p>
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		<title>Nucléaire: manipulations et censure</title>
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		<pubDate>Wed, 16 May 2012 11:18:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe</dc:creator>
				<category><![CDATA[griffures]]></category>

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		<description><![CDATA[Les nostalgiques du nucléaire avaient cru voir renaître l&#8217;espoir: selon la SonntagsZeitung, Mme Doris Leuthard envisagerait de retarder la fermeture de la centrale de Leibstadt. Or il apparaît que cette information était totalement fausse, une manipulation lancée par on ne sait qui (mais on devine!). Il va devenir de plus en plus difficile de trier [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les nostalgiques du nucléaire avaient cru voir renaître l&#8217;espoir: selon la <em>SonntagsZeitung</em>, Mme Doris Leuthard envisagerait de retarder la fermeture de la centrale de Leibstadt. Or il apparaît que cette information était totalement fausse, une manipulation lancée par on ne sait qui (mais on devine!). Il va devenir de plus en plus difficile de trier le vrai du faux, puisque manifestement les journalistes, dont c&#8217;est le métier, ne le font plus.<br />
Ajoutons qu&#8217;ils font des choix surprenants parfois: il y a quelques jours, le plus grand chantier jamais entrepris par l&#8217;humanité a commencé en Ukraine. Il s&#8217;agit d&#8217;un chantier colossal à 1,54 milliards d&#8217;euros, le nouveau sarcophage de  la centrale de Tchernobyl, appelé &#8220;L&#8217;Arche de Tchernobyl&#8221; &#8211; on a les symboles qu&#8217;on peut. Or, les médias n&#8217;en ont parlé que du bout des lèvres, voire pas du tout. Etonnant,non? <em> Commentaires.com</em> y reviendra quand même&#8230;</p>
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		<title>Le silence meurt, assassiné</title>
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		<pubDate>Mon, 14 May 2012 19:07:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[J&#8217;aime beaucoup cette phrase de Joseph Conrad dans Victory &#8211; un auteur qu&#8217;il faut lire et relire absolument si on aime bourlinguer par l&#8217;imaginaire dans les ports du Sud-Est asiatique d&#8217;il y a cent ans: &#8220;L&#8217;Orchestre Zangiacomo ne jouait pas de la musique; il assassinait tout simplement le silence, avec une énergie vulgaire et féroce.&#8221; [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>J&#8217;aime beaucoup cette phrase de Joseph Conrad dans <em>Victory</em> &#8211; un auteur qu&#8217;il faut lire et relire absolument si on aime bourlinguer par l&#8217;imaginaire dans les ports du Sud-Est asiatique d&#8217;il y a cent ans: &#8220;L&#8217;Orchestre Zangiacomo ne jouait pas de la musique; il assassinait tout simplement le silence, avec une énergie vulgaire et féroce.&#8221;<br />
Comme cela reste vrai! Un siècle plus tard, le silence est à l&#8217;agonie, et les Zangiacomo sévissent plus que jamais.<span style="font-size: medium;">..<br />
</span></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>&#8220;Rien sans peine&#8221;&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 14 May 2012 18:53:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe</dc:creator>
				<category><![CDATA[suisse]]></category>

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		<description><![CDATA[Le moment est venu de rassurer quelques lecteurs, inquiétés par une pause printanière inopinée: Commentaires.com est toujours là, et n'a rien perdu de sa combativité !]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><span style="color: #800000;">PHILIPPE BARRAUD</span></h3>
<p><span style="font-size: medium;">Le moment est venu de rassurer quelques lecteurs, inquiétés par une pause printanière inopinée: <em>Commentaires.com</em> est toujours là, et n&#8217;a rien perdu de sa combativité !<br />
A la suite de notre article sur la méchante polémique lancée par la Licra et son président, M. Jean Martin, au sujet de Marcel Regamey, M. Pierre Santschi, lecteur de la première heure de <em>Commentaires.com</em>, a écrit un message pour nous dire de continuer. Il est vrai que nous avons été un peu en retrait ces derniers temps, ce qui justifie un mot d&#8217;explications. Cela d&#8217;autant plus que M. Santschi mentionne également le site<em> lesobservateurs.ch, </em>qui fait partie de la problématique, comme disent les politiciens incultes.<br />
La première explication est triviale: <em>Commentaires.com</em> est pour nous, par force, une activité accessoire et subsidiaire, qui passe après les travaux alimentaires. Or chez les journalistes indépendants, ces travaux demandent beaucoup de travail pour gagner peu d&#8217;argent, ce qui fait qu&#8217;il reste peu de disponibilité d&#8217;esprit pour d&#8217;autres activités&#8230; Ma foi, c&#8217;est la vie, comme l&#8217;exprime la sage devise des barons Ricasoli – qui font par ailleurs des vins sublimes à Brolio, en Toscane: <em>«Rien sans peine».<br />
Les Observateurs</em> maintenant. Nous avons en effet quitté <em>lesobservateurs.ch</em> après un mois et demi d&#8217;intense activité. Non pas tant à cause de divergences sur le plan écologique – divergences très importantes au demeurant, disons même clairement irréductibles – comme le supposait M. Olivier Delacrétaz dans <em>La Nation. </em>Le problème fondamental est que cette plateforme incarne une droite avec laquelle nous n&#8217;avons pas la moindre affinité, une droite hargneuse et agressive, pleine de suffisance, réactionnaire dans le plus mauvais sens du terme, en d&#8217;autres termes une droite antipathique, à laquelle nous ne voulons aucunement associer notre nom.<br />
De la même manière, nous ne voulons pas associer notre nom à une entreprise de presse qui ne fonctionne pas selon des critères journalistiques élémentaires, notamment dans le respect des opinions divergentes, et cela jusque dans le traitement des commentaires des lecteurs. Enfin, comment collaborer en confiance avec une entreprise qui ne respecte pas les contrats, et ne paie pas ceux qu&#8217;elle a engagés? Ce n&#8217;est pas sérieux.<br />
Pour toutes ces raisons, et d&#8217;autres encore, nous avons sagement tiré l&#8217;échelle – mais bien entendu pas renoncé à faire valoir nos droits, devant la justice si nécessaire.<br />
Que les lecteurs de <em>Commentaires.com</em> soient donc rassurés: on continue, et cela va se savoir !</span></p>
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		<title>Les insultes du petit matin</title>
		<link>http://www.commentaires.com/suisse/les-insultes-du-petit-matin/</link>
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		<pubDate>Mon, 14 May 2012 18:42:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe</dc:creator>
				<category><![CDATA[suisse]]></category>

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		<description><![CDATA[ Les journalistes du service public manifestent une outrecuidance tout à fait stupéfiante. Surtout dans des domaines où ils – et elles – n'ont pas de grandes compétences – veuillez voir là un euphémisme.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: medium; color: #800000;"><strong>PHILIPPE BARRAUD</strong></span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Les journalistes du service public manifestent une outrecuidance tout à fait stupéfiante. Surtout dans des domaines où ils – et elles – n&#8217;ont pas de grandes compétences – veuillez voir là un euphémisme.</span><br />
<span style="font-size: medium;">Ainsi, on est toujours surpris d&#8217;entendre une jeune femme, qui a sans doute peu de jours de services à son actif, et pas un long cursus militaire à l&#8217;EPFZ ou à l&#8217;Ecole de guerre, balancer des affirmations péremptoires dans un domaine qu&#8217;elle ignore. Mais lorsqu&#8217;on a des lunettes idéologiques, à quoi bon être informé et compétent?</span><span style="font-size: medium;"><br />
Ce lundi matin 14 mai par exemple, une collaboratrice de <em>La Première</em> affirmait tout de go que le citoyen suisse n&#8217;était pas un individu fiable et responsable, et que par conséquent il fallait lui confisquer son arme de service. Rien que ça ! Merci pour les citoyens suisses, qui accessoirement paient le salaire de cette dame par l&#8217;impôt-redevance. De toute façon, affirmait-elle, le principe de l&#8217;arme à la maison disparaîtra forcément bientôt, «heureusement». Pourquoi ? C&#8217;est sans doute ce qu&#8217;exige le sens de l&#8217;Histoire, que cette journaliste alignée PSS croit tout naturellement inéluctable.<br />
Il n&#8217;en va pas autrement du débat autour de l&#8217;achat des avions de combat, où la complicité objective entre la gauche, les mouvements pacifistes et les médias est patente: ces derniers s&#8217;empressent de répercuter, sans la moindre vérification ni distance critique (ne croyez jamais les journalistes qui prétendent qu&#8217;ils recoupent les informations), les fausses fuites et les rumeurs distillées par les agences de communication stipendiées par Dassault et les autres constructeurs – c&#8217;est du pipeau mais qu&#8217;importe, pourvu que cela fasse du <em>buzz</em>, du tirage et surtout, du tort à l&#8217;armée !<br />
Ces dérapages, contrôlés et voulus, pourraient paraître insignifiants, tant la crédibilité des journalistes est basse. Mais on connaît les effets du matraquage: à force d&#8217;être accablés d&#8217;une propagande unilatérale, les citoyens finissent par croire que c&#8217;est la vérité. «Vu à la télé&#8230;», vous connaissez le slogan pour gogos débiles.<span style="font-family: Times New Roman,serif;"><br />
É</span>videmment, on pourrait espérer que les dirigeants de la RTS songent à veiller au niveau des commentaires qu&#8217;ils diffusent, voire à une relative impartialité, ne serait-ce que pour maintenir un minimum de crédibilité à leurs chaînes. Mais comme les dirigeants de la RTS ne contrôlent pas grand chose, et que de toute façon ils tirent à la même corde idéologique, et qu&#8217;enfin matière de défense il est obligatoire d&#8217;être du coté du GSSA, sauf à passer pour des ringards, l&#8217;harmonie règne dans les rédactions, et la propagande coule sur la tête des auditeurs, qui finissent par être sensibles à tant de constance dans la démagogie.<br />
En attendant, on ne peut qu&#8217;inviter les citoyens qu&#8217;on insulte au petit matin à contester l&#8217;impôt-redevance, toujours plus cher, toujours plus mal utilisé. La preuve&#8230;<br />
</span></p>
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		<title>Ces fruits dont vivaient nos ancêtres</title>
		<link>http://www.commentaires.com/societe/ces-fruits-dont-vivaient-nos-ancetres/</link>
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		<pubDate>Mon, 14 May 2012 15:54:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe</dc:creator>
				<category><![CDATA[société]]></category>

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		<description><![CDATA[Quand avez-vous mangé des cougnous avec un verre de fendant pour la dernière fois? Et vos enfants? Vont-ils à l'école avec des séchons de poires Rêches, et des cerises séchées dans les poches?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><span style="color: #800000;">PHILIPPE BARRAUD</span></h3>
<p><span style="font-size: medium;">Quand avez-vous mangé des </span><span style="font-size: medium;"><em>cougnous</em></span><span style="font-size: medium;"> avec un verre de fendant pour la dernière fois? Et vos enfants? Vont-ils à l&#8217;école avec des </span><span style="font-size: medium;"><em>séchons</em></span><span style="font-size: medium;"> de poires Rêches, et des cerises séchées dans les poches?<br />
En cinquante ans à peine, nous avons oublié comment se nourrissaient nos ancêtres, voire nos grands-parents. Un livre extraordinaire vient nous le rappeler: </span><span style="font-size: medium;"><em><a href="http://www.retropomme.ch/nouveau/index.php?option=com_content&amp;task=view&amp;id=144&amp;Itemid=79" target="_blank">Le patrimoine fruitier de Suisse romande</a><sup>1</sup></em></span><span style="font-size: medium;">, de Bernard Vauthier. L&#8217;auteur a parcouru pendant 25 ans les villages et les vergers, parlé avec les propriétaires, prélevé des greffons, élevé des arbres, pour pouvoir photographier leurs fruits et les placer dans son ouvrage ! Un travail de bénédictin, pour un grand livre magnifiquement illustré (plus de 700 illustrations) et surtout, pour une plongée stupéfiante dans la vie quotidienne du passé.<br />
Le génie de l&#8217;auteur est d&#8217;avoir constamment associé les fruits et les parlers locaux (avec un savoureux glossaire), puisque les premiers ont souvent les noms d&#8217;un lieu-dit, d&#8217;une famille, d&#8217;une caractéristique – la poire Brunet de Daillon, la pomme Blantsette de Bruson et du Châble, la poire Etrangle-chat de La Côte, la cerise de fer de Lugrin, la tomate de Paudex qu&#8217;appréciait Jean-Pascal Delamuraz&#8230;<br />
Un des grands mérites de ce livre est de nous rappeler l&#8217;importance des fruits, cultivés et sauvages, dans l&#8217;alimentation de nos ancêtres et de leur bétail. Conservés de mille manières – séchage, distillation, réduction en </span><span style="font-size: medium;"><em>cougnarde</em></span><span style="font-size: medium;"> et vin cuit&#8230; – les fruits, surtout la poire, entraient dans le composition de quasiment tous les repas. Par exemple, la soupe de cerises avec de la farine et du pain rôti de Bagnes et d&#8217;Hérémence. Souvent, on allongeait ou remplaçait la farine, toujours rare, avec des fruits, des écorces, des feuilles, des glands et des bourgeons moulus. Vers 1870 en Valais, on utilisait à cette fin des feuilles d&#8217;orme séchées, des bourgeons de frêne ou de tilleul, des chatons de noisetier et de saule, des alises sèches. Les fruits secs s&#8217;accommodaient aussi avec le </span><span style="font-size: medium;"><em>bacon</em></span><span style="font-size: medium;">, un lard très gras.<br />
La châtaigne, dont il reste quelques lambeaux de forêts à Fully</span><span style="font-size: medium;">,</span><span style="font-size: medium;"> à Chamoson et à Clarens, notamment, était la base de l&#8217;alimentation des familles démunies, c&#8217;était le «pain des pauvres», qui durant l&#8217;hiver pouvaient ainsi subsister sans utiliser de farine ou de pain.<br />
Que reste-t-il aujourd&#8217;hui de ce patrimoine? Plus grand chose. Des centaines de variétés de poires et de pommes ont disparu, puisque la grande distribution a réduit l&#8217;assortiment à quelques unités, et que la Confédération a subventionné l&#8217;arrachage des vergers à haute-tige&#8230; Dieu merci, quelques propriétaires entretiennent la flamme, courent le greffon rare, et recréent des vergers indigènes. Certes cela ne rapporte pas d&#8217;argent, mais s&#8217;inscrit dans la conservation d&#8217;un patrimoine fragile. On voit tant de vergers anciens à l&#8217;abandon, quand par change ils n&#8217;ont pas été arrachés&#8230; Il suffirait de pas grand chose pour, au moins, leur éviter d&#8217;être grignotés par la forêt.<br />
Au fait, les </span><span style="font-size: medium;"><em>cougnous ! F</em></span><span style="font-size: medium;">arine de seigle, pulpe de pomme sauvage meillhui épépinée et écrasée. On forme des galettes qu&#8217;on passe au four, puis qu&#8217;on sèche pendant deux semaines en les retournant tous les jours. On les déguste en carême, ou à la récré !</span></p>
<p>1. Editions Rétropomme/Bibliothèque des Arts</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Sur Marcel Regamey, la Licra déraille</title>
		<link>http://www.commentaires.com/suisse/sur-marcel-regamey-la-licra-deraille/</link>
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		<pubDate>Thu, 03 May 2012 10:40:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe</dc:creator>
				<category><![CDATA[suisse]]></category>

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		<description><![CDATA[Voici donc 24 Heures accusé de révisionnisme, pour avoir inclus dans la liste des candidats au titre de «plus grand des Vaudois» Marcel Regamey, fondateur de la Ligue vaudoise. C'est la Licra et son président, Jean Martin, qui mènent l'attaque. Quel dérapage!]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><span style="color: #800000;">PHILIPPE BARRAUD</span></h3>
<p><span style="font-size: medium;">Voici donc <em>24 Heures</em> accusé de révisionnisme, pour avoir inclus dans la liste des candidats au titre de «plus grand des Vaudois» Marcel Regamey, fondateur de la Ligue vaudoise. C&#8217;est la Licra et son président, Jean Martin, qui mènent l&#8217;attaque. Quel dérapage!<br />
Cette tendance des médias à vouloir établir des classements n&#8217;est pas nouvelle. Elle répond au culte de la performance et de la célébrité qui domine notre société ultra-compétitive. Le problème est que ces consultations populaires font remonter toutes sortes de choses, d&#8217;antiques ranc<span style="font-family: Times New Roman,serif;">œ</span>urs, de vieux règlements de compte, des remugles historiques corrosives.<br />
Souvenez-vous de l&#8217;élection du Général Guisan comme «Romand du siècle»: que de lèvres pincées n&#8217;a-t-on pas vu alors ! Souvenez-vous des commémorations autour de Le Corbusier, ou du géologue Louis Agassiz, le premier calomnié par un écrivain genevois impeccablement néo-conformiste, le second menacé de voir son nom gommé de la Carte nationale suisse – plus d&#8217;<em>Agassizhorn </em>dans l&#8217;Oberland!<br />
A l&#8217;origine de ces sottes dérives, toujours la même manie intellectuelle, qui consiste à juger les personnages du passé à l&#8217;aune des m<span style="font-family: Times New Roman,serif;">œ</span>urs et des valeurs actuelles. Alors on s&#8217;érige en procureur implacable, on condamne sans nuance des hommes et des femmes qui ne sont évidemment plus là pour clouer le bec à leurs contempteurs; on se pousse du col, on a du courage, on dénonce, on «ouvre le débat». Quelle misère!<br />
Alors oui, Marcel Regamey a tenu des propos antisémites. Cela, personne ne conteste. Mais est-ce une raison pour le condamner aux oubliettes de l&#8217;Histoire vaudoise, et ses oeuvres à l&#8217;enfer de la Bibliothèque cantonale? On ose rappeler que Regamey a écrit les textes qu&#8217;on lui reproche aujourd&#8217;hui autour des années 30, la période sans doute la plus noire du XXe siècle, où l&#8217;antisémitisme répandait son poison dans toute l&#8217;Europe, mais aussi dans toutes les couches de la société, y compris vaudoise. Pour avoir grandi dans le Gros-de-Vaud paysan, je peux témoigner d&#8217;avoir entendu des discours que, par euphémisme, on ne saurait qualifier de philosémites, dans la bouche de gens ordinaires. Cela ne choquait pas, c&#8217;était dans l&#8217;air du temps.<br />
Dès lors, si l&#8217;on doit regarder sévèrement ce qui a été dit et écrit à l&#8217;époque, on doit aussi, encore et toujours, tenir compte du contexte historique, à supposer évidemment qu&#8217;on en ait la culture historique, et surtout l&#8217;honnêteté. Il est vain et ridicule de condamner aujourd&#8217;hui des personnes du passé pour des mots qui, à l&#8217;époque, étaient banals et partagés par beaucoup. On croit passer pour un chevalier blanc, mais en réalité, on apparaît comme un ignorant intolérant – pardon du pléonasme.<br />
Marcel Regamey devait évidemment figurer dans la liste des «nominés» de <em>24 Heures</em> &#8211; ce qui évidemment ne préjuge pas de la suite. Que n&#8217;aurait-on pas dit, si la rédaction avait soumis ses nominés à un examen de conformité au politiquement correct actuel? L&#8217;avocat vaudois a joué un rôle intellectuel central dans le canton de Vaud, un rôle formateur considérable, et qui se perpétue aujourd&#8217;hui. On ne peut pas oublier non plus l&#8217;étendue de son influence sur le monde politique vaudois, radical en particulier: il avait la réputation d&#8217;être un faiseur de rois, et les politiciens tremblaient dans l&#8217;attente de ses oracles, capables de fusiller votre carrière. Certes, tout cela était passablement occulte, souterrain, invisible au grand nombre. Mais il reste que la silhouette noueuse du vieil homme – comme Michel Simon, il a toujours eu l&#8217;air vieux – a hanté pendant des décennies la vie vaudoise, non seulement politique, mais aussi judiciaire, médiatique et culturelle, littéraire et musicale en particulier.<br />
Qu&#8217;on l&#8217;aime ou qu&#8217;on ne l&#8217;aime pas, Marcel Regamey compte de manière évidente au nombre des personnalités vaudoises éminentes: c&#8217;est un fait historique, un point c&#8217;est tout. On regrette d&#8217;autant plus que la Licra se complaise dans des manigances révisionnistes désuètes, dans des tentatives de censure du passé injustifiables intellectuellement, alors qu&#8217;elle a tant de pain sur la planche par ailleurs.</span></p>
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		<title>Les candidates ont-elles la bonne couleur?</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Apr 2012 10:36:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[En France aura lieu bientôt l&#8217;élection de Miss France Black, réservée aux femmes noires, donc. Les organisateurs peuvent bien jurer de leurs bonnes intentions, cela n&#8217;en reste pas moins une démarche clairement raciste, puisqu&#8217;elle repose sur une discrimination fondée sur la couleur de la peau. Jusqu&#8217;où d&#8217;ailleurs? Une métisse un peu claire pourra-t-elle concourir? Il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En France aura lieu bientôt l&#8217;élection de <em>Miss France Black</em>, réservée aux femmes noires, donc. Les organisateurs peuvent bien jurer de leurs bonnes intentions, cela n&#8217;en reste pas moins une démarche clairement raciste, puisqu&#8217;elle repose sur une discrimination fondée sur la couleur de la peau. Jusqu&#8217;où d&#8217;ailleurs? Une métisse un peu claire pourra-t-elle concourir? Il n&#8217;y a pour l&#8217;heure pas beaucoup de réactions, tout au plus une certaine gêne très convenable. Mais imaginez un instant que quelqu&#8217;un organise l&#8217;élection de <em>Miss France Blanche</em>: ce serait un tollé épouvantable, au reste justifié.<br />
C&#8217;est un bel exemple de ce qu&#8217;on appelle la tyrannie des minorités: on sait que ce qu&#8217;elles font est critiquable, mais personne n&#8217;ose les critiquer, de peur d&#8217;être soupçonné de&#8230; discrimination!</p>
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		<title>Payer plus pour avoir moins</title>
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		<pubDate>Sat, 21 Apr 2012 12:33:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Nos quotidiens ont adopté le vieux truc des industriels de l&#8217;agro-alimentaire qui, pour pouvoir se vanter de ne pas augmenter les prix, diminuent la quantité de produit dans le paquet&#8230; qu&#8217;ils vendent au même prix qu&#8217;avant. C&#8217;est ainsi que, dans une totale discrétion, 24 Heures a supprimé les programmes TV de ses pages; puis, dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Nos quotidiens ont adopté le vieux truc des industriels de l&#8217;agro-alimentaire qui, pour pouvoir se vanter de ne pas augmenter les prix, diminuent la quantité de produit dans le paquet&#8230; qu&#8217;ils vendent au même prix qu&#8217;avant.<br />
C&#8217;est ainsi que, dans une totale discrétion,<em> 24 Heures</em> a supprimé les programmes TV de ses pages; puis, dans son supplément du samedi, les rubriques consacrées au livre, à la BD, aux scènes, aux sorties de films &#8211; bref, il n&#8217;y a plus rien à lire dans ce pauvre opuscule qu&#8217;on ne trouve déjà ailleurs, dans la presse et sur le net. En clair l&#8217;abonné, cocu et content d&#8217;échapper à une hausse de l&#8217;abonnement, paie toujours autant pour moins de contenu. Trop fort!</p>
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		<title>Méfions-nous des gardiens du 2e pilier&#8230;</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Apr 2012 12:51:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[ La proposition visant à interdire, ou à restreindre fortement l'utilisation des avoirs du 2e pilier pour acquérir un logement, serait une révolution. La classe moyenne serait définitivement condamnée au rôle de peuple de locataires, tandis que le secteur immobilier et celui de la construction subiraient un coup de frein brutal.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><span style="color: #800000;">PHILIPPE BARRAUD</span></h3>
<p><span style="font-size: medium;">La proposition visant à interdire, ou à restreindre fortement l&#8217;utilisation des avoirs du 2e pilier pour acquérir un logement, serait une révolution. La classe moyenne serait définitivement condamnée au rôle de peuple de locataires, tandis que le secteur immobilier et celui de la construction subiraient un coup de frein brutal.<br />
Le prix des maisons est des appartements est, depuis des années, quasi inabordable pour la majorité des ménages suisses, et la situation s&#8217;aggrave chaque année. Seule la mise à contribution d&#8217;une partie du 2e pilier, pour assurer les fonds propres, permet à de nombreuses familles de devenir propriétaires; ajoutée au niveau très bas (trop bas?) des taux d&#8217;intérêts, cette possibilité apparaît donc avant tout comme une mesure sociale, puisqu&#8217;à défaut, la classe moyenne serait condamnée à rester à tout jamais locataire – à supposer qu&#8217;il y ait assez d&#8217;appartements à louer, à des coûts abordables, ce qui n&#8217;est évidemment pas le cas.<br />
Vouloir devenir propriétaire de son logement ne relève pas de quelque goût du luxe, ni de la folie des grandeurs: on sait qu&#8217;à long terme, les propriétaires dépensent moins pour se loger que des locataires soumis aux soubresauts d&#8217;un marché hypertendu. Surtout, ils constituent ainsi un patrimoine familial qu&#8217;ils pourront transmettre à leurs enfants, ce qui n&#8217;est pas rien. C&#8217;est une forme d&#8217;épargne qui en vaut bien une autre.<br />
On nous dit qu&#8217;il y a des risques, que des drames peuvent se produire, par exemple lorsque le couple divorce, ou lorsque la rente s&#8217;avère trop mince une fois la retraite venue. Voici ce qui dit Mme Colette Nova, vice-directrice de l&#8217;Office fédéral des assurances sociales: «C’est souvent la même histoire. Un couple a acheté un logement grâce au 2e pilier. En raison d’un aléa de la vie, il doit le revendre rapidement et n’obtient pas un bon prix. La banque récupère son dû, mais le couple se retrouve dans une situation difficile. Comme il a puisé dans son capital de prévoyance, et s’il ne l’a pas reconstitué, il percevra une rente plus basse. Il n’a plus de logement, plus d’épargne et devra faire appel aux prestations complémentaires voire à l’aide sociale pour joindre les deux bouts. Est-ce vraiment à l’ensemble de la collectivité à supporter ce type de situation?»<br />
C&#8217;est du Zola, sortez vos mouchoirs ! Bien sûr, un certain nombre de gens prennent des risques démesurés; bien sûr, il y a des divorces, du chômage, et toutes sortes de malheurs dans l&#8217;existence. Tout cela est vrai, mais n&#8217;en faisons pas une généralité: que l&#8217;on sache, la Suisse n&#8217;est pas décimée par les drames familiaux résultant de l&#8217;engagement du 2e pilier dans la maison! Chacun prend tous les jours des risques dans sa vie économique, chacun fait des choix, judicieux ou maladroits – mais c&#8217;est la vie, et personne n&#8217;attend de maman Confédération qu&#8217;elle nous prenne par la main. Il y a aussi des gens qui jouent leurs économies au poker, qui dilapident leurs biens et se retrouvent à l&#8217;aide sociale. <em>So what? </em>Chacun à droit à l&#8217;erreur, et en paie les conséquences.<br />
Il ne faut pas peindre le diable sur la muraille, le pire n&#8217;est pas certain: lorsque des situations critiques arrivent, les gens disposent tout de même de ressources pour trouver des solutions, que ce soit dans le cadre familial, ou même auprès des banques. Et si un retraité se trouve un peu juste à la fin du mois, du moins pourra-t-il compter avec un loyer bien inférieur à ce qu&#8217;il aurait dû assumer s&#8217;il était resté locataire. Et il sera dans ses propres murs, pauvre peut-être, mais chez lui!<br />
Aujourd&#8217;hui, entre 50% et 70% des achats se font grâce à l&#8217;apport du 2e pilier. C&#8217;est énorme, et cela montre bien deux choses: d&#8217;abord, qu&#8217;il y a une très forte aspiration à devenir propriétaire – un droit théoriquement encouragé dans la Constitution&#8230; Ensuite, que le 2e pilier est, en réalité, la seule solution dont disposent les Suisses qui veulent devenir propriétaires. Sauf bien sûr à emprunter 100% du capital, mais on sait de manière certaine que dans cette hypothèse, le chaos surviendra au premier frémissement de hausse des taux hypothécaires, et là alors, les drames se multiplieront à coup sûr. Et Mme Colette Zola, pardon, Nova pourra pleurer pour de bon sur les malheurs de l&#8217;aide sociale.<br />
Ces chiffres montrent par ailleurs que si le 2e pilier ne pouvait plus servir à payer les fonds propres, le marché immobilier et le secteur de la construction feraient face à un marasme brutal et dévastateur: avec 50% à 70% de transactions en moins, on imagine les dégâts.<br />
L&#8217;idée de limiter cette possibilité à 40 ans n&#8217;est pas meilleure: pour ceux qui ont fait des études longues, ou ceux dont les revenus sont bas, le 2e pilier est encore bien trop mince, avant 40 ans, pour pouvoir utilement servir de fonds propres.<br />
Il faut bien le dire: cette soudaine sollicitude pour le 2e pilier et le niveau des retraites est éminemment suspecte, en une période où par ailleurs on s&#8217;emploie sans cette à saper les fondements du 2e pilier, à coup de baisses de la rémunération des avoirs et du taux de conversion!</span></p>
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