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	<title>commentaires.com</title>
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	<description>e-magazine contre le néo-conformisme</description>
	<pubDate>Mon, 05 Jan 2009 10:31:12 +0000</pubDate>
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		<title>Merci de nous prendre pour des c&#8230;</title>
		<link>http://www.commentaires.com/griffures/merci-de-nous-prendre-pour-des-c/ </link>
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		<pubDate>Mon, 05 Jan 2009 10:22:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[griffures]]></category>

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		<description><![CDATA[C'est fatigant, cette campagne sur la libre circulation qui commence déjà, juste un peu sournoise, mais combien insistante.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>C&#8217;est fatigant, cette campagne sur la libre circulation qui commence déjà, juste un peu sournoise, mais combien insistante: l&#8217;autre jour, <strong><em>L&#8217;Hebdo</em></strong> nous annoncerait que l&#8217;invasion n&#8217;aurait pas lieu. Le 5 janvier, <em><strong>Le Matin</strong></em> nous rassurait à son tour: les Roumains et les Bulgares qui voulaient quitter leur pays sont déjà partis!<br />
On sait bien que les journalistes lisent dans l&#8217;avenir, mais tout de même: comment peut-on balancer des affirmations pareilles, sauf à prendre les lecteurs pour des imbéciles? Car enfin, il doit bien rester encore quelques Roumains et deux ou trois Bulgares, aujourd&#8217;hui ou demain, pour rêver à l&#8217;Eldorado suisse, non?</p>
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		<title>Offensive sur Gaza : le ton a changé</title>
		<link>http://www.commentaires.com/etranger/offensive-sur-gaza-le-ton-a-change/ </link>
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		<pubDate>Mon, 05 Jan 2009 10:20:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[&eacute;tranger]]></category>

		<category><![CDATA[gaza]]></category>

		<category><![CDATA[israël]]></category>

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		<description><![CDATA[Les opérations militaires à Gaza ont suscité des réactions inhabituellement modérées, voire une prudente compréhension en Occident. La communauté internationale reconnaît ainsi implicitement la responsabilité première du Hamas.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><span style="color: #800000;">PHILIPPE BARRAUD</span></h3>
<p>Les opérations militaires à Gaza ont suscité des réactions inhabituellement modérées, voire une prudente compréhension en Occident. La communauté internationale reconnaît ainsi implicitement la responsabilité première du Hamas.</p>
<p>L’offensive de Tsahal s’appuie sur un travail de renseignement extrêmement efficace et précis, qui lui a permis de frapper très vite les principaux objectifs militaires, de localiser les dirigeants et les combattants du Hamas, et de les isoler complètement. Défait et désorganisé, le Hamas se voir désormais coupé de ses bases de ravitaillement, d’armement et de recrutement. Autrement dit, sur un plan purement militaire, pour lui la bataille est déjà perdue.<br />
Le Hamas apparaît aujourd’hui comme le principal fauteur de trouble, et le principal obstacle à toute forme de paix. A force de mener une politique de harcèlement imbécile, ayant pour seul objectif de faire échouer toute négociation, le Hamas a commis un véritable suicide politique et cela, les chancellerie occidentale n’hésitent plus à le dire – ô certes avec les formules qui conviennent.<br />
Mais plus personne aujourd’hui ne conteste à Israël le droit de défendre sa population et son territoire contre des agressions quotidiennes: quel gouvernement pourrait accepter sans réagir de voir des terroristes lancer des milliers de bombes, chaque année, sur ses villes et leurs habitants? Israël n’a fait, une fois de plus, que se défendre, de la manière qu’il a jugée appropriée, et on voit mal comment on pourrait le lui reprocher.<br />
Certes cette réaction militaire provoque un surplus de malheurs pour les Gazaouites, qui n’en manquent pas, mais à qui la faute? Il est évident que cette offensive n’aurait pas eu lieu si le Hamas avait cessé d’envoyer des roquettes sur Israël. Par conséquent, c’est au Hamas que les habitants de Gaza, et au-delà tous les Palestiniens, doivent demander des comptes. Le Hamas, il faut le répéter, est la principale cause de l’impasse politique au Proche-Orient, car il ne veut la paix à aucun prix. Et il est prêt, pour maintenir l’état de guerre, à sacrifier la population de Gaza. Qu’attend-elle pour se révolter?<br />
Les chancelleries – la Suisse en particulier – et quelques manifestations populaires demandent un cessez-le-feu immédiat, mais les uns et les autres savent pertinemment qu’Israël mènera l’opération jusqu’à ce que les objectifs en soient atteints, très logiquement. Il ne s’agit pas d’écraser et d’humilier le Hamas, mais d’obtenir, par la force, que cessent les tirs de roquettes.<br />
Que peut faire la communauté internationale, au-delà des atermoiements de l’ONU et de l’agitation fébrile d’un Sarkozy? La seule action utile serait le déploiement d’une force d’interposition qui garantirait que des bombardements sur Israël ne soient plus possibles à partir de Gaza. Autrement dit, une sorte de police onusienne qui contrôlerait le trafic des armements.<br />
C’est évidemment plus difficile et plus dangereux que des condamnations et des appels à des sanctions, qui ne coûtent pas cher. Mais ce serait peut-être un pas important vers un peu plus de paix dans la région. Peut-être.</p>
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		<title>2008 : une année pour rien ?</title>
		<link>http://www.commentaires.com/suisse/2008-une-annee-pour-rien-2/ </link>
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		<pubDate>Mon, 05 Jan 2009 10:10:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[suisse]]></category>

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		<description><![CDATA[L’année politique 2008 a-t-elle été, en Suisse, une année pour rien ? Une année perdue, comme il existe, en horlogerie, un « chemin perdu », une sorte de temps mort dans les mécanismes de la montre ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><span style="color: #800000;">PASCAL DECAILLET</span></h3>
<p>L’année politique 2008 a-t-elle été, en Suisse, une année pour rien ? Une année perdue, comme il existe, en horlogerie, un « chemin perdu », une sorte de temps mort dans les mécanismes de la montre ? Le coup du 12 décembre 2007, à moitié rattrapé par celui du 10 décembre 2008, n’a-t-il pas fait perdre un an à la Suisse ? La question, sérieusement, se pose. Un pays a-t-il intérêt, en termes d’efficacité, à bouter hors de son gouvernement le parti arrivé nettement en tête aux élections ?<br />
Vous me direz que rien n’obligeait l’UDC, au lendemain de l’éjection de Christoph Blocher, à s’autoproclamer « parti d’opposition ». Certes. Mais cette démarche, au fond, n’est que l’accomplissement, jusqu’au bout de la logique, de ce à quoi les socialistes avaient bien failli se résoudre (ils avaient finalement préféré les souveraines délices du pouvoir) au lendemain de la non-élection de Lilian Uchtenhagen, en décembre 1983. Le Parlement, pour le choix des conseillers fédéraux, est certes souverain, mais cette souveraineté est inséparable d’une responsabilité : quand on humilie un parti entier, a fortiori le vainqueur des élections, il faut bien s’attendre à quelques conséquences. L’Assemblée fédérale a pris ce risque en 1983 (Uchtenhagen) et en 2007 (Blocher). Elle aurait dû aussi le prendre en mars 1993, en insistant pour que Francis Matthey accepte son élection, plutôt que de céder au chantage de son propre parti.<br />
2008 : année pour rien ? Oui, si on regarde le triste destin de Samuel Schmid, cette lente, implacable exécution, jusqu’à l’ultime soupir, de celui que son parti avait désigné comme traître. A coup sûr, la politique suisse de sécurité n’est pas sortie gagnante de ce jeu de mise à mort, qui a même vu, à certains moments, l’UDC alliée à la gauche pour le seul plaisir de désavouer son ancien ministre. A ce petit jeu de vengeance et de règlements de comptes, on a pensé à tout, sauf à l’intérêt supérieur du pays: quel système de sécurité, par rapport à quels dangers ? Là, tout est à recommencer, à réinventer: Ueli Maurer se trouve face à un vide, idéologique et sémantique, assez vertigineux. Au point qu’à sa place, et juste avant son entrée en fonction, Pascal Couchepin vient jeter dans l’espace public, de façon bien inélégante, quelques fantasmes de mer Rouge. A quand, la séparation des eaux ?<br />
2008 : année pour rien ? Oui aussi, ou presque, si on en juge par la lenteur crasse de notre système politique à se réformer lui-même. On nous dit que la logique arithmétique doit céder la place à une logique de concordance, en quoi, sur le fond, on a parfaitement raison. Mais on vient nous proclamer cela, doctement, en cours de législature. Autrement dit, on vient changer les règles pendant le jeu, et cela, ça n’est absolument pas acceptable. Trop facile d’invoquer une nouvelle logique dans le simple but (qui ne trompe que les naïfs) d’empêcher le parti vainqueur de participer au gouvernement. Alors, on se drape de morale, on se prend pour des procureurs (n’est-ce pas, Monsieur Marty ?), on brandit des leçons d’éthique, mais en réalité on invente une concordance en cours de jeu, pour sauver une certaine nomenklatura de partis au pouvoir, contre d’autres. Certes, au finish, et à une voix près, la manœuvre n’a, cette fois, pas porté, mais son ampleur laissera des traces.<br />
Oui, une nomenklatura. Comme une autre. L’alliance, inventée en cours de législature, entre le centre-droit et les socialistes, contre l’UDC, est une formule de pure convenance pour se maintenir, entre soi, au pouvoir. Mais à ce jeu, on manie des allumettes. Car les affinités du monde politique, aussi électives qu’elles l’étaient chez Goethe, se trouvent être éminemment réversibles : pourquoi pas, un jour, une alliance entre l’UDC, les libéraux-radicaux, et le PDC, à eux trois largement majoritaires dans la sociologie électorale du pays. Et qui aurait pour conséquence de renvoyer les socialistes à leurs chères études. Amusant, comme idée, non ? Pour la seule jouissance intellectuelle d’imaginer, ne serait-ce qu’une seconde, ce scénario, 2008, au fond, n’aura pas totalement été une année pour rien !</p>
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		<title>Le chantage de Tripoli, ça suffit!</title>
		<link>http://www.commentaires.com/suisse/le-chantage-de-tripoli-ca-suffit/ </link>
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		<pubDate>Sun, 28 Dec 2008 20:39:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[suisse]]></category>

		<category><![CDATA[Kadhafi]]></category>

		<category><![CDATA[Lybie]]></category>

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		<description><![CDATA[Les rodomontades lybiennes et les prises d'otages commencent vraiment à nous fatiguer. Et il est très regrettable que des politiciens suisses les instrumentalisent pour pousser leurs idées.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><span style="color: #800000;">PHILIPPE BARRAUD</span></h3>
<p>Les rodomontades lybiennes et les prises d&#8217;otages commencent vraiment à nous fatiguer. Et il est très regrettable que des politiciens suisses les instrumentalisent pour pousser leurs idées.</p>
<p>Sont-ils à ce point à court d&#8217;arguments, que les pro-européens invoquent maintenant notre indépendance pour expliquer, voire justifier, les détestables pressions que la Lybie fait peser sur la Suisse? Récemment, le conseiller aux Etats Dick Marty expliquait que si nous étions membres de l&#8217;Union européenne, cette situation n&#8217;existerait pas, et que nous pourrions compter sur l&#8217;aide des autres pays membres pour gérer cette crise. Nos voisins, a-t-il ajouté, n&#8217;ont jamais rencontré ce genre de problème.<br />
On rétorquera d&#8217;abord qu&#8217;il n&#8217;y a pas de crise, ou alors elle est extrêmement mineure, comme le Conseil fédéral vient d&#8217;ailleurs de le rappeler. On ajoutera que si nos voisins européens n&#8217;ont pas ce genre de problème, c&#8217;est parce que la loi ne s&#8217;y applique pas avec autant de rigueur que chez nous. Lorsque le fils du dictateur de Tripoli fait des frasques à Paris ou à Rome, le gouvernement étouffe opportunément l&#8217;affaire, et les éventuelles victimes sont fermement invitées à la fermer, pour cause de raison d&#8217;Etat.<br />
En Suisse, heureusement, les choses sont différentes. Et M. Hanibal Kadhafi a beau être le fils d&#8217;un tyranneau de village africain, il ne peut pas impunément infliger des mauvais traitements à ses valets et servantes comme il peut le faire à Tripoli, à Paris ou à Rome. Il est excellent qu&#8217;il n&#8217;existe pas chez nous de privilèges liés à la naissance ou à la profession du père, fût-il dictateur, même à Genève. Et il faut féliciter les autorités policières et judiciaires genevoises d&#8217;avoir fait leur boulot, sachant probablement qu&#8217;elles le paieraient un jour.<br />
On aujoutera encore à l&#8217;intention de Dick Marty que la Suisse n&#8217;a nul besoin de l&#8217;aide de qui que ce soit dans cette affaire, la Lybie n&#8217;ayant aucunement barre sur nous. La seule attitude raisonnable consiste à laisser braire. La Suisse n&#8217;a pas à faire la plus petite concession à un régime toujours suspect d&#8217;aider le terrorisme, qui n&#8217;a pas la moinde légitimité démocratique, et qui surtout détient deux Suisses en otage.<br />
Il est clair que si Tripoli continue à souffler sur les braises, à essayer de tirer de l&#8217;argent, et refuse de libérer les otages, alors ce sera à la Suisse de demander des excuses, voire de prendre des sanctions, par exemple contre la compagnie Tamoil, qui ne respecte pas nos lois, notamment en matière d&#8217;environnement et de sécurité des installations.</p>
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		<title>2008 : une année pour rien ?</title>
		<link>http://www.commentaires.com/suisse/2008-une-annee-pour-rien/ </link>
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		<pubDate>Sun, 28 Dec 2008 20:12:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[suisse]]></category>

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		<description><![CDATA[L’année politique 2008 a-t-elle été, en Suisse, une année pour rien ? Une année perdue, comme il existe, en horlogerie, un « chemin perdu », une sorte de temps mort dans les mécanismes de la montre ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><span style="color: #800000;">PASCAL DECAILLET</span></h3>
<p>L’année politique 2008 a-t-elle été, en Suisse, une année pour rien ? Une année perdue, comme il existe, en horlogerie, un « chemin perdu », une sorte de temps mort dans les mécanismes de la montre ? Le coup du 12 décembre 2007, à moitié rattrapé par celui du 10 décembre 2008, n’a-t-il pas fait perdre un an à la Suisse ? La question, sérieusement, se pose. Un pays a-t-il intérêt, en termes d’efficacité, à bouter hors de son gouvernement le parti arrivé nettement en tête aux élections ?</p>
<p>Vous me direz que rien n’obligeait l’UDC, au lendemain de l’éjection de Christoph Blocher, à s’autoproclamer « parti d’opposition ». Certes. Mais cette démarche, au fond, n’est que l’accomplissement, jusqu’au bout de la logique, de ce à quoi les socialistes avaient bien failli se résoudre (ils avaient finalement préféré les souveraines délices du pouvoir) au lendemain de la non-élection de Lilian Uchtenhagen, en décembre 1983. Le Parlement, pour le choix des conseillers fédéraux, est certes souverain, mais cette souveraineté est inséparable d’une responsabilité : quand on humilie un parti entier, a fortiori le vainqueur des élections, il faut bien s’attendre à quelques conséquences. L’Assemblée fédérale a pris ce risque en 1983 (Uchtenhagen) et en 2007 (Blocher). Elle aurait dû aussi le prendre en mars 1993, en insistant pour que Francis Matthey accepte son élection, plutôt que de céder au chantage de son propre parti.</p>
<p>2008 : année pour rien ? Oui, si on regarde le triste destin de Samuel Schmid, cette lente, implacable exécution, jusqu’à l’ultime soupir, de celui que son parti avait désigné comme traître. A coup sûr, la politique suisse de sécurité n’est pas sortie gagnante de ce jeu de mise à mort, qui a même vu, à certains moments, l’UDC alliée à la gauche pour le seul plaisir de désavouer son ancien ministre. A ce petit jeu de vengeance et de règlements de comptes, on a pensé à tout, sauf à l’intérêt supérieur du pays : quel système de sécurité, par rapport à quels dangers ? Là, tout est à recommencer, à réinventer : Ueli Maurer se trouve face à un vide, idéologique et sémantique, assez vertigineux. Au point qu’à sa place, et juste avant son entrée en fonction, Pascal Couchepin vient jeter dans l’espace public, de façon bien inélégante, quelques fantasmes de mer Rouge. A quand, la séparation des eaux ?</p>
<p>2008 : année pour rien ? Oui aussi, ou presque, si on en juge par la lenteur crasse de notre système politique à se réformer lui-même. On nous dit que la logique arithmétique doit céder la place à une logique de concordance, en quoi, sur le fond, on a parfaitement raison. Mais on vient nous proclamer cela, doctement, en cours de législature. Autrement dit, on vient changer les règles pendant le jeu, et cela, ça n’est absolument pas acceptable. Trop facile d’invoquer une nouvelle logique dans le simple but (qui ne trompe que les naïfs) d’empêcher le parti vainqueur de participer au gouvernement. Alors, on se drape de morale, on se prend pour des procureurs (n’est-ce pas, Monsieur Marty ?), on brandit des leçons d’éthique, mais en réalité on invente une concordance en cours de jeu, pour sauver une certaine nomenklatura de partis au pouvoir, contre d’autres. Certes, au finish, et à une voix près, la manœuvre n’a, cette fois, pas porté, mais son ampleur laissera des traces.</p>
<p>Oui, une nomenklatura. Comme une autre. L’alliance, inventée en cours de législature, entre le centre-droit et les socialistes, contre l’UDC, est une formule de pure convenance pour se maintenir, entre soi, au pouvoir. Mais à ce jeu, on manie des allumettes. Car les affinités du monde politique, aussi électives qu’elles l’étaient chez Goethe, se trouvent être éminemment réversibles : pourquoi pas, un jour, une alliance entre l’UDC, les libéraux-radicaux, et le PDC, à eux trois largement majoritaires dans la sociologie électorale du pays. Et qui aurait pour conséquence de renvoyer les socialistes à leurs chères études. Amusant, comme idée, non ? Pour la seule jouissance intellectuelle d’imaginer, ne serait-ce qu’une seconde, ce scénario, 2008, au fond, n’aura pas totalement été une année pour rien !</p>
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		<title>Une belle déférence envers les grosses bagnoles</title>
		<link>http://www.commentaires.com/griffures/une-belle-deference-envers-les-grosses-bagnoles/ </link>
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		<pubDate>Wed, 24 Dec 2008 15:00:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[griffures]]></category>

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		<description><![CDATA[Lausanne, rue de Bourg, 24 décembre. Une grosse Mercedes est parquée en pleine zone piétonne, devant la porte de la boutique Vuitton. Deux gardes du stationnement paraissent.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Lausanne, rue de Bourg, 24 décembre. Une grosse Mercedes est parquée en pleine zone piétonne, devant la porte de la boutique Vuitton. Deux gardes du stationnement paraissent. Ils regardent distraitement la voiture, puis poursuivent leur balade à la rue de Bourg (où il n&#8217;y a pas de stationnement). L&#8217;ordre social est décidément immuable: il y a d&#8217;un côté les c&#8230; (vous et moi) qui se parquent dans les cases et paient leur dû. Et de l&#8217;autre il y a les privilégiés, qui font ce qu&#8217;ils veulent et ne paient rien.<br />
Qu&#8217;à cela ne tienne: la prochaine fois que vous irez à la rue de Bourg, parquez votre voiture (de luxe s&#8217;entend) devant Vuitton, personne n&#8217;osera y toucher!</p>
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		<title>Quand Mme Anne Bisang appelle à la censure</title>
		<link>http://www.commentaires.com/suisse/quand-mme-anne-bisang-appelle-a-la-censure/ </link>
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		<pubDate>Tue, 16 Dec 2008 20:13:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[suisse]]></category>

		<category><![CDATA[censure]]></category>

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		<description><![CDATA[Il est surprenant d’entendre une personne haut placée dans les responsabilités culturelles exiger des limites à la liberté d’expression.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><span style="color: #800000;">PHILIPPE BARRAUD</span></h3>
<h4>Il est surprenant d’entendre une personne haut placée dans les responsabilités culturelles exiger des limites à la liberté d’expression.</h4>
<p>Plus d’un auditeur de <strong><em>La Première</em></strong> a dû s’étrangler en buvant son café mardi matin (le 16 décembre), à l’enseigne des «chroniqueurs extérieurs de gauche» du service public. Certes, cette rubrique nous a habitués à tout, surtout au pire, mais tout de même: comment peut-on s’élever contre la liberté d’expression, lorsqu’on se veut ambassadrice de la culture?</p>
<p>L’explication est simple. Pour Mme Bisang, le politiquement correct prime sur les libertés civiles. Mardi donc, elle a ouvert les feux de la campagne en faveur de l’extension de la libre circulation à la Roumanie et à la Bulgarie, une campagne qui d’emblée s’annonce lourde de propagande au mortier et d’anathèmes féroces. Ainsi, elle a cru bon d’appeler les politiciens à «agir dès maintenant auprès des affichistes pour qu’ils revoient leur copie au nom d’une certaine idée de la Suisse, terre d’asile, modèle de cohabitation pacifique entre les peuples». Sic et resic, vous pouvez vérifier.</p>
<p>Comment peut-on balancer des énormités pareilles au petit matin, sauf à prendre les auditeurs pour des demeurés qui ont besoin d’une solide rééducation politique? Mais surtout, comment une responsable culturelle, qui devrait défendre la liberté d’expression du matin au soir, peut-elle exiger que les auteurs de campagnes politiques doivent soumettre leurs affiches à quelque commission de censure, dont on imagine déjà la composition? Demain, exigera-t-elle que les pièces de théâtre soient aussi soumises à un contrôle de conformité politiquement correcte? Ce n’est pas si impensable que ça. Souvenons-nous qu’il y a quelques années, de grands esprits libéraux comme Mme Bisang ont fait interdire une adaptation théâtrale de <em><strong>La Séparation des races,</strong></em> de C.-F. Ramuz! Qui c’est ce Ramuz? Encore un blochérien sans doute…</p>
<p>Le problème de Mme Bisang, c’est qu’au fond elle n’aime pas tellement la démocratie, ou seulement si tout le monde pense comme elle, là oui. Or il est clair que la votation de février fera l’objet d’une campagne vive, et qu’il y aura, c’est certain, des opposants à cette extension de la libre circulation. Ce qui manifestement est insupportable à Mme Bisang. Ainsi a-t-elle encore déclaré – accrochez-vous, c’est de la toute belle langue de bois, Champignac garanti: «S’abriter derrière le principe de la liberté d’expression n’est pas satisfaisant, car le domaine public est un espace de non-agression fondé sur le respect de la diversité. La responsabilité des autorités est d’éviter les provocations issues des populistes qui détournent la démocratie des réflexions de fond sur l’intégration et sur nos liens avec l’Europe, qui restent à construire.»</p>
<p>On a donc bien compris que c’est l’UDC et ses épigones qui sont visés. Il faut les faire taire à tout prix, les empêcher d’exprimer un avis contraire à celui de l’officialité. Ils peuvent éventuellement faire des affiches, mais seulement si elles sont adaptées à «un espace de non-agression fondé sur le respect de la diversité.»</p>
<p>Mme Anne Bisang nous donne là un bel exemple de discours antidémocratique et totalitaire. Cela fait froid dans le dos. Mais c’est sûr: elle a gagné ses galons pour diriger le Grand Théâtre de Rangoon.</p>
<p> </p>
<div><span style="font-size: x-small;"> </span></div>
<div><span style="font-size: x-small;"> </span></div>
<div><span style="font-size: x-small;"> </span></div>
<p><span style="font-size: x-small;"> </p>
<p></span></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Lausanne, ses vieilles toilettes révolutionnaires</title>
		<link>http://www.commentaires.com/griffures/lausanne-ses-vieilles-toilettes-revolutionnaires/ </link>
		<comments>http://www.commentaires.com/griffures/lausanne-ses-vieilles-toilettes-revolutionnaires/ #comments</comments>
		<pubDate>Tue, 16 Dec 2008 06:28:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[griffures]]></category>

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		<description><![CDATA[On fait grand cas à Lausanne des nouvelles toilettes du Flon, dont les vitres deviennent opaques lorsqu&#8217;on est à l&#8217;intérieur. Ce serait une nouveauté révolutionnaire, comme il n&#8217;en arrive qu&#8217;à Lausanne, cité de pointe. Quelle sottise! On pouvait en voir de pareilles au Japon il y a&#8230; 30 ans, et à Amsterdam il y a [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>On fait grand cas à Lausanne des nouvelles toilettes du Flon, dont les vitres deviennent opaques lorsqu&#8217;on est à l&#8217;intérieur. Ce serait une nouveauté révolutionnaire, comme il n&#8217;en arrive qu&#8217;à Lausanne, cité de pointe. Quelle sottise! On pouvait en voir de pareilles au Japon il y a&#8230; 30 ans, et à Amsterdam il y a 20 ans déjà.<br />
L&#8217;ignorance a ceci de bien qu&#8217;on croit toujours avoir inventé la roue avant tout le monde.</p>
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		<title>Le bon choix</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Dec 2008 16:52:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[suisse]]></category>

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		<description><![CDATA[Il s’en est fallu d’une seule voix, mais c’est fait : Ueli Maurer, candidat officiel de l’UDC, et au fond le seul vrai candidat derrière le leurre Blocher, devient le 111ème conseiller fédéral de l’Histoire suisse.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><span style="color: #800000;">PASCAL DECAILLET</span></h3>
<p>Il s’en est fallu d’une seule voix, mais c’est fait : Ueli Maurer, candidat officiel de l’UDC, et au fond le seul vrai candidat derrière le leurre Blocher, devient le 111ème conseiller fédéral de l’Histoire suisse. La manœuvre des socialistes, des Verts, d’une importante partie du PDC, et même de quelques radicaux dont un Tessinois, n’aura donc, in extremis, pas abouti. C’est une excellente chose pour la Suisse, pour une certaine conception de la concordance, et aussi pour la cohésion de la grande famille de la droite. Une nouvelle plaisanterie comme celle du 12 décembre 2007, et la droite suisse volait en éclats, alors qu’elle est nettement majoritaire dans le pays.</p>
<p>Cette élection, comme une vague marine sur le sable, efface, ou en tout cas diminue considérablement la mauvaise trace laissée dans notre histoire politique par l’alliance contre-nature ayant permis, il y a un an, d’éjecter Christoph Blocher. Le principal acteur de ce coup de décembre 2007, Christophe Darbellay, a été, cette année, impeccable d’un bout à l’autre, fidèle à sa famille de pensée, à ses alliés naturels, il a tenu sa parole, il a reconquis, sur la scène fédérale, le droit d’aspirer à un destin à la mesure de son talent.</p>
<p>La logique arithmétique doit-elle céder la place à une logique de concordance ? A cette question, la réponse est oui. Il faut élire des gouvernements sur des programmes, avec une cohésion idéologique, des buts très clairs à atteindre, et non sur le seul équilibre donné par les élections législatives. Ce changement, capital, est celui qui attend la Suisse de demain. Tôt ou tard, nous y viendrons. Mais là, il n’était pas question de venir changer les règles du jeu en cours de législature, pour la simple convenance des vaincus d’octobre 2007 face aux vainqueurs. Derrière les index érigés vers le ciel des donneurs de leçons, derrière leurs éternels cours de morale sur la séparation des pouvoirs et le respect du droit international, il y avait, en fait, la volonté d’empêcher l’accès au pouvoir au parti arrivé en tête aux élections fédérales. Le vrai déni de démocratie, c’était celui-là.</p>
<p>Dans cette affaire, même le Parlement s’est sauvé lui-même, face à l’opinion publique, dans son statut de grand électeur (qui va lui être, ces prochaines années, de plus en plus disputé par l’alternative du suffrage universel). L’épisode du 12 décembre 2007 avait été perçu, par beaucoup de monde, comme la prime à la combinazione. Cette année aussi, il y a eu essai, par les mêmes (sauf Darbellay), de nous sortir un deus ex machina, mais, cette année, à une voix près, la manœuvre a échoué. Disons : un point partout.</p>
<p>Reste la grande question : combien de temps encore un pays de sept millions d’habitants déléguera-t-il à 246 grands électeurs la faculté d’élire son exécutif ? A l’époque du vote par internet, des grands débats radiodiffusés, des campagnes nationales sur les médias modernes, ce système né des anciennes Diètes, favorisant les complots de coulisses et parfois même les mauvais coups, n’est-il pas complètement caduc ? Poser la question, c’est déjà commencer à y répondre. Hier, la face a certes été sauvée. Mais à une voix près, une misérable voix : c’est sans doute un peu juste, pour la crédibilité de l’une des plus vieilles démocraties du monde.</p>
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		<title>Un élargissement qui promet</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Dec 2008 13:28:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[griffures]]></category>

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		<description><![CDATA[La Police cantonale vaudoise a lancé une mise en garde contre une véritable explosion des cambriolages. Et précisé que les auteurs venaient de Georgie, de Bulgarie et de Roumanie.
Est-ce pour éclairer les électeurs, en vue de la votation sur la libre circulation des personnes?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La Police cantonale vaudoise a lancé une mise en garde contre une véritable explosion des cambriolages. Et précisé que les auteurs venaient de Georgie, de Bulgarie et de Roumanie.<br />
Est-ce pour éclairer les électeurs, en vue de la votation sur la libre circulation des personnes?</p>
]]></content:encoded>
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