ico Etranger Obama, l’Europe et Kadhafi: le nouvel esprit de Munich

13 mars 2011 | Catégorie: étranger

PHILIPPE BARRAUD

La communauté internationale observe, les bras croisés, le retour de Kadhafi au pouvoir en Lybie. Dans quelques heures, au mieux dans quelques jours, l’insurrection sera écrasée. Viendra alors le temps des représailles. Que dirons-nous à Kadhafi ? Mme Calmy-Rey ira-elle s’excuser d’avoir exprimé sa joie un peu vite ?

Tout dans leur attitude  indique que l’Europe et les Etats-Unis avaient parié dès le départ sur un retour au pouvoir de Kadhafi, malgré un discours trompeur. Ils n’ont pas levé le petit doigt, et ne le lèveront pas, pour venir en aide aux insurgés. Il faut juste encore un peu de patience, un peu de bavardage pour tromper les populations, et on pourra tourner la page et revenir aux affaires. Partout, les dirigeants politiques sont à la traîne de Barak Obama, l’archétype du social-démocrate incapable de prendre des décisions: depuis des semaines, il «envisage toutes les options», pour être sûr de n’en prendre aucune. Le président des Etats-Unis devrait être un leader, ce n’est qu’une sorte de Chamberlain moderne, impuissant et pitoyable.

Cette attitude est infâme et ne peut inspirer qu’un profond dégoût. Elle est aussi, paradoxalement, d’une grande imprudence. Revenu au faîte de sa puissance, Kadhafi n’aura rien de plus pressé que de liquider la rébellion, puis de faire payer à l’Europe et aux Etats-Unis leur soutien à ses adversaires. Kadhafi et sa bande sont des experts en terrorisme, ils l’ont prouvé maintes fois par le passé. Et la Suisse ne sera pas la moins gâtée par le tyran de Tripoli, non seulement à cause du vieux contentieux genevois, mais encore après la satisfaction affichée un peu vite par la Présidente de la Confédération de le voir tomber.

Dimanche, le pouvoir libyen invitait les compagnies pétrolières étrangères à reprendre le travail. Nul doute qu’elles obtempèreront. Et que les différents gouvernements, en Europe et aux Etats-Unis, les approuveront, car le pétrole, il n’y a que ça de vrai.

On vous le dit: quelques jours de patience encore, et ce sera business as usual. Ce sera la plus pénible leçon des révolutions arabes, au demeurant bien plus modestes finalement qu’on ne l’aurait cru, et auxquelles nous nous sommes intéressés surtout parce qu’elles semblaient issues des réseaux sociaux – comme c’est tendance! En sommes, nous nous sommes intéressés davantage à Facebook qu’aux individus qui étaient derrière. Ils n’étaient, après tout, que des «amis», on ne les connaissait pas vraiment.

Si le monde avait retenu la leçon des Accords de Munich, il aurait choisi la seule issue possible, en 1938 comme aujourd’hui: l’élimination immédiate du tyran et de son régime. Faute de cet élémentaire courage, le monde a connu hier, et connaîtra demain, le déshonneur et le malheur.

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Commentaire de Yannick Saucy le 13 mars 2011 à 17:07

Bien que votre analyse ne prenne guère en compte ces fameuses raisons qui poussent les dirigeants occidentaux à rester les bras croisés, j’approuve votre façon mettre en avant l’hypocrisie de leur discours!

Commentaire de Yannick Saucy le 13 mars 2011 à 17:17

Oups petit problème technique, désolé…

Il ne faut pas oublier que la communauté internationale reste justement les bras croisés par crainte des représailles de Kaddhafi sur le peuple libyen. Mais, selon moi, c’est un discours presque naïf quand on s’imagine l’humeur du colonel, qui n’y va de toute façon pas de main morte avec ses bombardements!

C’est pourquoi le discours des dirigeants occidentaux n’est pas tout net selon moi. Par exemple, Les Etats-Unis feraient peut-être mieux d’afficher d’emblée leur leur non-entrée en matière sur la question. En effet, je pense que la communauté internationale comprendrait leurs réserves après leurs expériences des dix dernières années…

Enfin bref, tout ça pour dire qu’il est nécessaire d’expliquer les raisons fournies par les dirigeants occidentaux, pour mieux les démonter par la suite!

Commentaire de David Rouzeau le 13 mars 2011 à 18:28

Parfaitement d’accord avec vous M. Barraud.
Il aurait au moins fallu supprimer Kadafi et ses fils par une opération militaire coup de poing. Plus facile à dire qu’à faire? Peut-être, mais on a quand même des moyens militaires performants. A quoi servent les militaires professionnels si ce n’est pas pour faire du boulot de temps en temps?
Et puis, pourquoi n’avons-nous pas tout de suite, ou du moins beaucoup plus vite, détruit l’aviation lybienne et les tanks de Kadafi avec un appui militaire clair à ceux de Benghazi. On a perdu une occasion de renverser un salaud. Surtout quand on a vu que les pro-Kadafi reprenait du terrain et, alors, il y avait une demande de la part des opposants. Mais non, il faut attendre La ligue arabe, l’ONU où on sait de toute façon que la Russie et la Chine bloqueront. Pathétique…
Les démocraties occidentales manifestent ainsi leur lâcheté et, au final, leur complicité avec certains salopards qui terrorisent, torturent, font souffrir leur population en toute impunité…
Mais ici on préfère critiquer l’UDC et Marine Le Pen ; on préfère douter de soi à l’infini. Misérables démocrates occidentaux… Lâches, efféminés, sans couilles (excusez-moi de l’expression familière qui s’applique à mon sens au figuré aussi bien à la gent féminine qu’à la masculine, donc aucun machisme de ce côté).

Commentaire de Pierre KOHLER le 13 mars 2011 à 18:35

En effet, Monsieur Saugy, je comprends très bien pourquoi Monsieur Obama n’a pas envie de se bruler les pattes. Monsieur Bush a payé cher la destitution d’un despote autrement plus dangereux qui n’a pas hésité à engager l’arme chimique contre les Kurdes à Halabja. (http://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_de_Halabja)
Pourquoi ce ne serait pas les arabes qui iraient aider leurs frères? Je ne vois pas pourquoi il faut toujours que les américains combattent pour les autres. Et qui dit que les opposants à Kadhafi sont des démocrates, ou même simplement représentatifs du peuple Libyen?

Commentaire de David Rouzeau le 13 mars 2011 à 19:56

Il est vrai qu’il aurait été mieux que le peuple libyen parvienne lui-même à s’affranchir.
Et l’on observe une solidarité arabe assez lamentable… Mais qu’en pourrait-on attendre? De la part de dictatures, de pays encore peu démocratiques (la Turquie), de monarchies, etc.

Commentaire de Yannick Saucy le 13 mars 2011 à 21:17

Effectivement, vous faites bien de parler de la passivité de la communauté panarabe, un aspect étonnamment mis de côté dans les débats médiatiques.
On comprend que certains pays n’ont vraisemblablement pas les moyens militaires pour tenir tête tous seuls à Kadhafi et que d’autres sont dans une situation suffisamment instable pour ne pas se lancer dans un conflit (je pense ici à l’Egypte, dont l’armée doivent déjà s’occuper de la transition politique).
Mais que dire de la passivité de l’Iran par exemple, pays autrement bien aise de provoquer les puissances militaires occidentales… Quand on sait que la plupart des dirigeants des pays arabes ne supportent pas Kadhafi (à tel point que le colonel a été obligé de se rebiffer sur l’Afrique subsaharienne), leur indolence fait deviner ce qui se cache derrière la solidarité panarabe…

Commentaire de Jean-Michel Esperet le 13 mars 2011 à 21:59

D’accord avec vous, M. Barraud. Et La Ligue Arabe aurait laissé faire, en regardant ailleurs. Mais j’ai PEUR que ce soit trop tard pour la Libye. Et si ma peur est fondée, si le Colonel fou reprend le dessus, on va assister à un deuxième et massif “retournement de veste” occidental (ONU, NATO, UE, Conseil de l’Europe, etc. ) en moins d’un mois.

C’est affligeant.

Commentaire de Stéphane Borloz le 14 mars 2011 à 11:29

Concernant les Etats-Unis, je rappelle qu’ils n’agissent à travers le monde que pour défendre leurs intérêts directes à court ou moyen terme. Donc rien à voir avec des visées humanitaires ou pacifistes.
Je me demande par contre l’intervention en Irak n’était motivée que pour relancer leur économie de guerre? Un intérêt économique plus que politique à mon avis.
La stabilité du prix de l’essence est un facteur économique important. Est-ce suffisamment rentable d’aller faire la guerre à Kadhafi?
Je me demande également si Kadhafi est vraiment sur la pente ascendante? Le peu d’information fiable sur la situation ne me laisse que dans l’expectative.
Quant aux pays européens, surtout la France, je rejoints vos commentaires. Quelle belle hypocrisie de chef de l’Etat français! Lui qui veut des frappes militaires sur la Libye.
Je pense que les maghrébins ne sont pas au bout de leurs peine. Je suis par contre heureux de les voir prendre leur responsabilités. Il faut une bonne dose de courage pour affronter un pouvoir autoritaire.

Commentaire de jean claude Monneret le 14 mars 2011 à 16:57

FRUITS VERTS ET FRUITS MÛRS

Je crois que Obama a joué très fin dans ces “soulèvements” panarabes, que l’on nomme très improprement révolutions.

En fait son pays avait deux fers au feu, à la fois le soutien des pouvoirs en place (on ne sait jamais), et la préparation d’une nouvelle alliance avec leurs peuples, mais sur d’autres bases, plus conformes aux fondamentaux de leur système politique : démocratie, individualisme, respect des religions…etc. Comme on l’a vu avec le premier acte de sa présidence qui a été un discours au monde islamique, à l’université Al Hazar du Caire. Par ailleurs la soi-disant révolution a été préparée par les officines d’ « intelligence » dès 2008 par un suivi internet, un pilotage des medias… un entrisme généralisé dans la société égyptienne. Des leaders repérés sur la toile ont été sélectionnés, se sont vus offrir des stages sur la doctrine Gene Sharp, le Clausewitz de la guerre non violente, à Washington. Il ne restait plus qu’à mettre en pratique. Et le basculement des armées tunisiennes et égyptiennes était dans le programme génétique de leur dépendance presque totale au premier fabricant d’armes du monde.

Ce résultat est donc a mettre à l’actif de l’activisme de Obama mais sa relative prudence sur l’affaire Lybienne s’explique par son incapacité à trouver des leviers à l’intérieur de ce pays. Internet y est moins développé, la télé totalement dans les mains de l’état. Il était difficile de poser les bases et de faire le même travail préparatoire. De plus l’armée lybienne ayant un armement des plus diversifié (gage d’autonomie), il était impossible d’y avoir établi des réseaux susceptible de changer la donne. Accablé par les affaires de l’Irak et de l’Agfanistan, était-il possible à l’hôte de la maison blanche de passer d’une ingérence subtile à une ingérence brutale, qui n’aurait sans doute pas été appréciée par l’opinion arabe qu’il veut séduire. Une ingérence qui donc aurait été contreproduisante pour ses propres intérêts géostratégiques. Je suis convaincu qu’il avait exclu dès le départ la Lybie du processus prévu.

Mais les opinions publiques ont leur propre logique, elles plaquent sur leur propre cas le scénario qu’elles ont sous les yeux. L’opinion lybienne s’est ainsi livrée plus à son enthousiasme mimétique qu’à un calcul objectif de ses chances, que les stratèges du Pentagone avaient déjà évaluées à zéro.

Elle risque de le payer cher.

Commentaire de Paul Bär le 14 mars 2011 à 21:40

De l’argument « münichois », on peut se demander s’il est opportun ? En effet, n’est-ce pas un peu anachronique et bien trop facile de toujours invoquer les “heures les plus sombres” pour débattre de l’actualité présente ? En gros, le premier qui dégaine Adolf et Kompagnie a gagné ! En plus, Münich, c’était le problème de l’importante minorité allemande des Sudètes, une question pas totalement dépourvue de légitimité : fallait-il ou non réunir dans un même ensemble politique les ressortissants d’un même peuple ? Si le concept était valide pour l’Alsace et la Lorraine, pourquoi serait-il subitement devenu caduque pour les Allemands des Sudètes ? Non, il faudrait plutôt parler de l’agression contre la Pologne. Mais là, on pourrait alors se demander pourquoi la France et la Grande-Bretagne n’ont pas aussi déclaré la guerre à l’URSS qui attaquait la Pologne depuis l’est. Franchement, on n’en sort pas avec ces histoires. Déjà compliquées à l’époque et totalement incompréhensibles si on les mêle en plus avec l’actualité présente.

La guerre préemptive, voilà également un argument à manipuler avec précaution. Après tout, si le Japon avait gagné la guerre dans le Pacifique, le raid contre Pearl Harbour serait aujourd’hui historiquement justifié : l’attaque sans provocation devenant légitime si on gagne la guerre (là on est les “gentils”), mais on passe immédiatement dans le camp des “méchants”, si on perd le conflit. Or, « l’Occident », est-il sûr de gagner un conflit sur le sol lybien ? On part de l’acquis indiscuté et indiscutable (la pensée forcément binaire du « camp du bien ») que tous les Lybiens sont contre Kadhafi, mais en est-on sûr ?
Il y a peut-être une partie du peuple lybien qui déteste moins Kadhafi qu’il n’accepterait une occupation occidentale…..rappelant “les heures les plus sombres” du colonialisme !

De l’hypocrisie, n’est-ce pas aussi un peu…..hypocrite de la conspuer comme comportement quand il s’agit des grands échanges internationaux, alors que nous la pratiquons, toutes et tous, dans notre vie quotidienne ? Qui n’a jamais eu envie d’ignorer, d’insulter, de frapper son voisin, son employeur, le professeur, le policier ? Mais on ne le fait pas, parce qu’on doit manger et qu’on ne veut pas finir au trou. A la vérité, l’hypocrisie est la condition sine qua non de toute vie en société. Le plus cocasse, c’est que ceux qui veulent frapper militairement la Lybie, lancer des frappes aériennes contre ce pays (on peut penser à Antonio Hodgers) sont, en Suisse, souvent les mêmes qui s’opposent systématiquement à l’armée ou plus spécifiquement à l’acquisition de nouveaux avions de combat (je doute de l’efficacité de bombardements en planeurs solaires assemblés à partir de papier recyclé).

Il y a aussi la remarque “mais c’est le pétrole”. Aux gens qui tiennent ce discours, j’aimerais juste leur demander s’ils font pipi dans le réservoir de leur voiture pour aller travailler ou se balader, en fin de semaine, à la campagne ?

Sur la « folie » de Kadhafi, encore un problème de notre époque avec l’Occident et ses clercs incapables de penser la violence directe, autrement que par des frappes « chirurgicales », vidéo-filmées de très loin (surtout ne pas voir les corps qui éclatent, les viscères qui se dispersent). Kadhafi n’est pas fou, il réagit seulement « à l’ancienne », comme un autocrate déterminé à garder son pouvoir par tous les moyens : César qui décime une tribu gauloise, Louis XIII qui écrase La Rochelle, les exemples ne manquent pas dans l’histoire. Assurément, un comportement humainement choquant, mais qui ne relève en rien de la psychiatrie ; juste l’établissement du pouvoir dans sa plus brutale immédiateté, immédiateté dont nos douces démocraties peuvent justement et confortablement se passer, parce que des dirigeants, avant nous, l’ont pratiqué, cette brutalité.

P.S : pratiquement, je serais pour l’établissement d’une zone d’interdiction aérienne, sans frappes au sol.
Même si les insurgés, sans formation militaire, sans moyens lourds, sans appui aérien, n’ont que peu de chances de l’emporter, malgré leur courage. La précipitation de nos chancelleries à prendre position démontrent d’abord que nos dirigeants n’ont à peu près aucune idée en matière militaire et que peu de sens politique (quand une situation est confuse, on temporise, ce que fait très bien, entre parenthèses, le président Obama).

Commentaire de Gloria Amstutz le 14 mars 2011 à 21:45

Les Européens ont laissé les dictateurs Franco et Salazar jusqu’ai les années 70.
Les chrétiens du monde entier ont laissé les dictateurs sud-américains au pouvoir, tout en gardant de très bons liens avec ces régimes.

Comment s’étonner alors que les Arabes – majoritairement sous des régimes non démocratiques – ne s’unissent pas dans le combat contre un dictateur arabe?

Et surtout, comment s’étonner de la passivité d’Iran? Ils ne sont ni puissants, ni démocrates, ni Arabes, ni voisins, et franchement, ils n’ont aucun soutien international. Ils sont juste musulmans.

Commentaire de philippe lerch le 14 mars 2011 à 22:20

@ M. Baer, “nos dirigeants n’ont à peu près aucune idée en matière militaire et que peu de sens politique”. Sans ironie aucune: vous êtes diablement mesuré ce soir. Je n’aurais pas hésité une seconde à éviter la précaution “à peu près” et la politesse “que peu” pour écrire AUCUNE et PAS.

Ce qui ne veut pas dire pour autant que je suis un va-en-guerre.

Excellente soirée

Commentaire de Capacité de réaction « Béquilles le 14 mars 2011 à 23:16

[…] ça deviendra intéressant. Mon collègue Philippe Barraud, peu confiant dans la nature humaine, pense que ce sera très vite « business as usual » en Libye – pétrole oblige – et que la ministre suisse des affaires étrangères Micheline […]

Commentaire de Dominique Truffaut le 15 mars 2011 à 11:19

L’article de M. Barraud est daté du 13 mars. Trois jours plus tôt, le 10 mars, N. Sarkozy – il était du reste le seul – reconnaissait officiellement le Conseil national de transition (CNT) comme seul “représentant légitime” du peuple libyen. Ou M. Barraud est mal informé, ou il a volontairement passé sous silence cet élément. C’est peut-être qu’il aurait été obligé de se fendre d’un petit coup de chapeau à cet horrible voisin hexagonal dont le lecteur de « Commentaires » ne perçoit que trop bien qu’il est l’unique objet de son ressentiment ?
Pour d’autres, moins mal informés, lorsque N. Sarkozy propose de frapper militairement la Libye, il ne serait qu’un va-t-en-guerre hypocrite.
Résumons : s’il ne fait rien, c’est un Munichois, et s’il agit, c’est le docteur Folamour.
Intéressante analyse, si constructive, et qui en dit tellement long.
NB : pour le « business as usual », M. Barraud a évidemment raison, nous le verrons dans six mois.

Commentaire de Kim de Heller le 15 mars 2011 à 12:32

merci de relever “l’ambivalence” dirons nous (au lieu d’hypocrisie) des décisions gouvernementales.
Mais hormis le certain “business as usual”, il y a certainement aussi pour les gouvernements d’Europe et des USA la crainte de la prise du pouvoir des (fanatiques) religieux musulmans dans la région…
Au travers des changements de pouvoirs dans les pays avoisinants la Lybie, on ressent dans les discours de nos dirigents la peur que les musulmans prennent le pouvoir, même si les fait semblet leur donner tort à ce jour. Le maintien (honteux à mon sens) de Kadhafi néanmoins protège cette région de cette “menace” (sans parler évidement du toujours présent pétrole…)
Cela ne reflète pas MON opinion, mais à mon sens un arguments (peu avoué) de nos gouvernements au maintien de Khadafi!
Est-ce pertinent comme remarque, je n’en sait rien? Je me pose la question.

Commentaire de M. Chappuis le 17 mars 2011 à 1:01

Et maintenant que va-t-il se passer ?
Un homme puissant s’est senti trahi par ses alliés. Bien que certains pensent que la neutralité et ne pas se meler des affaires des autres est une forme de lacheté, il faut hélas reconnaître que dans ce cas présent elle aurait été une forme de sagesse.

Commentaire de Paul Bär le 18 mars 2011 à 15:08

Ah, les frappes, ça se précise.

Les agents d’influences atlantistes (par exemple, Nicole Bacharan) refont apparition sur les ondes de la RSR (sans que nos préposés au micro d’état ne comprennent probablement la manoeuvre).

P.S. je me demande si Antonio Hodgers est parti sur une base de l’OTAN, pour une mission d’observation sur la Lybie depuis un chasseur-bombardier ?

Commentaire de Paul Bär le 22 mars 2011 à 19:39

Merci le “camp du Bien” :

http://www.fdesouche.com/191713-italie-plan-daccueil-pour-50-000-boat-people-dafrique-du-nord#comments

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