En France, à de très rares exceptions, la presse et les politiques, médusés par le « Trierweilergate » ne veulent pas voir sa gravité ou n’osent pas la dire. Tous ceux qui devraient s’exprimer sont gênés aux entournures. Comment, sans paraître macho, remettre à sa place une femme dite « moderne », mariée, concubine de François Hollande ; une femme à qui l’on n’ose pas contester la liberté de ses actes et de ses paroles ? Comment s’y retrouver dans le trio sentimental de la présidence ? Comment se démarquer de molles réserves sur la dame qui ne veut pas être appelée première ? Comment aurait-on pris le risque d’interférer dans le deuxième tour des législatives sans regarder d’abord prudemment où l’on mettait les pieds ?
Pourtant, hormis l’intérêt que suscite la coupable du scandale, il y a un personnage qui compte beaucoup plus qu’elle : le président de la République française, l’ex-candidat qui a conclu sa plus importante déclaration à la télévision par une tirade digne d’Edmond Rostand où, par quinze fois, les mots « Moi président de la République » introduisaient une promesse de faire autrement que son prédécesseur.
Où en est-il aujourd’hui, le moi présidentiel, quand la compagne lance publiquement, grâce à l’électronique, un message diamétralement opposé à l’appel officiel ? Où en est l’état d’âme du président bafoué ? Quelle va être sa réaction, quelle mesure va-t-il prendre ? Au moment où j’écris cet article, quinze jours après le coup fourré de Mme Trierweiler, on n’en sait toujours rien. Le président de la République n’a rien à dire. A Rome, où il a tenu une conférence de presse, il a refusé de s’exprimer sur l’affaire et paru courroucé qu’on ose l’évoquer. Les jours passent, et même les semaines…
Il s’est aussi passé quelques toutes petites choses. Subordonné à un patron frappé de mutisme, le chef du gouvernement, lequel n’est en rien responsable des problèmes élyséens, a été chargé d’admonester doucement l’incendiaire et de lui prêcher la discrétion. Pour faire bonne mesure, Mme Martine Aubry, qu’on a connue plus dure, notamment à l’endroit du candidat Hollande, s’est prononcée brièvement dans le même sens.
Comme certains l’ont fait remarquer, la scène est vaudevillesque. Aucune des règles et ficelles du genre n’y manque : intrigues sentimentales croisées, confusion des genres, coup de tonnerre mettant à mal un héros trompé, donc ridicule. Le comique ne manque pas à la pièce, mais elle vire à la tragédie. Les adversaires de la victime s’en sont évidemment avisés, mais eux aussi marchent sur des œufs. A la veille du second tour électoral, le chef du parti battu au premier a feint de minimiser l’événement, non sans cracher quelques gouttes de ce venin que les orateurs politiques français savent si bien doser. En fait, à droite, on n’a pas su non plus comment réagir et ce qu’on a craint, c’est de paraître exploiter bassement la faiblesse de l’adversaire.
Car c’est bien de faiblesse qu’il s’agit. Ce Hollande qu’on a dit mou, consensuel jusqu’à la fadeur, homme de compromis, bon type, joyeux drille, a tout fait – et ses amis avec lui – pour effacer cette image tenace : en parole, en raideur d’attitude, en combativité. Sa volonté de rigueur s’est manifestée par quelques économies sur son salaire et celui de ses ministres ainsi que par le choix du train plutôt que de l’avion, attesté par les images opportunes qu’a saisies un photographe miraculeusement présent au bon endroit et au bon moment. On se trouvait au milieu du gué, entre l’élection présidentielle et les législatives ; la campagne continuait à redresser la réputation de l’élu.
Patatras ! il a suffi que la dame non élue et sans statut affiche sa discorde politique avec son amant muet pour effacer la nouvelle image présidentielle. L’homme dont les Français attendent qu’il tienne leur pays, qu’il arbitre les conflits, qu’il domine les récalcitrants, qu’il prenne les décisions les plus graves en un temps de crise sans précédent, confirme le manque de caractère complaisamment évoqué par ses amis politiques avant sa désignation comme candidat. C’est l’homme faible qui s’amourache de femmes fortes et qui les attire. Ce président censé brandir haut le drapeau de la France, exalter son rôle en Europe, veiller à la place de son pays dans le monde, ne laisser sans réponse aucun manque d’égard envers la République, n’a pas le sens de son propre honneur ou manque du courage nécessaire pour le défendre.
Qu’on soit proche de ses idées ou qu’on les combatte, peu importe, car ce n’est pas de l’homme François Hollande qu’il s’agit, mais du président de la France et des Français, ces voisins aimés dont nous partageons la langue et la culture littéraire tout en vivant une culture politique aux antipodes de la leur. Que pensent les Français de ce président qui se laisse bafouer ? On leur a demandé leur opinion sur Mme Trierweiler. Une majorité atteignant 89% chez les sondés de gauche a condamné son incartade. Mais, à l’heure où j’écris, aucun sondeur n’a jugé nécessaire d’enquêter sur la réaction des Français à la non-réaction de leur président.
Parmi les quinze promesses de la fameuse tirade figurait celle-ci : « Moi président de la République, je ferai en sorte que mon comportement soit à chaque instant exemplaire ». L’orateur n’avait pas précisé s’il entendait donner le bon ou le mauvais exemple.
Le soutien de l’UDC au référendum contre la vignette à 100 francs suscite quelque colère dans le canton de Vaud. On laisse entendre en effet que le succès du référendum devant le peuple compromettrait le financement du contournement autoroutier de Morges.
Sachant l’impact dévastateur de ce projet sur une région encore relativement préservée, comme le montre cette vidéo effarante, on se dit que la vignette à 50 francs a du bon !
Pour les épargnants européens, le moment est peut-être venu de vider leur compte-épargne, d’acheter une maison, un cheval, ou de prendre une retraite largement anticipée. Bref, mieux vaut tout dépenser avant la Grande Confiscation. Selon le patron d’UniCredit, l’une des grandes banques italiennes, cité par Le Temps, il est “acceptable de confisquer les comptes d’épargne pour sauver les banques pour autant qu’il s’agisse d’une solution européenne commune.”
Quand on vous disait que le précédent de Chypre allait faire des petits! Les Suisses sont-ils à l’abri? Bien sûr que non, puisque notre gouvernement veut tout faire comme les Européens.
Et ce n’est pas fini !!
Un livre vient de sortir :
“Hollande, président,400 jours dans les coulisses d’une victoire” .
l’auteur? Valérie Trietweiler *journaliste”.
Une sorte d’album photos prises ..par un photographe de Paris Match , un collègue de travail de la première dame de France..
Un livre à la gloire du nouveau président français et dont la préface est signée…. .François Hollande.
Une sorte de “J’approuve tout le bien qui est dit de moi dans ce bouquin ”
Un livre qui étale sans pudeur l’ego démesuré de ce couple présidentiel “normal”
Faut-il être imbu de soi-même pour ne pas se rendre compte du ridicule de cette démarche!
Ce n’est pas seulement le président qui se rend ridicule mais c’est la France entière qu’îl ridiculise !
pauvre France !