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e-magazine contre le néo-conformisme












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L'invité |
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Faut pas charrier avec la charia !
    
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 commentaires.com - Oskar Freysinger |
 jeudi 6 avril 2006
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 «Le droit suisse ne saurait revendiquer une quelconque primauté par rapport à d'autres régimes légaux», affirme la Commission suisse de recours en matière d’asile (CRA) en reconnaissant un mariage par délégation. Le droit suisse ne s’applique-t-il donc qu’aux Suisses, et non aux étrangers?
Par son ordonnance du 16 décembre 2002, l'Office fédéral de la migration a rejeté la demande d'asile d'un Egyptien. L'Office fédéral de la migration (ODM) a cependant ordonné l'accueil provisoire de cet homme, jugeant son renvoi «problématique».
Le 23 janvier 2004, le recourant a épousé en Egypte, en son absence – il était représenté par son père à la «cérémonie de mariage» – une Egyptienne de 19 ans. À en croire ses propres déclarations, cette Egyptienne était fiancée avec lui depuis l'âge de 12 ans. La CRA (Commission suisse de recours en matière d’asile) en a tiré la justification pour déclarer valable ce mariage du point de vue du droit suisse.
Trois mois après son mariage, qui s'est donc déroulé en son absence, l'Egyptien a déposé une «demande de regroupement familial» auprès de l'ODM. Ce dernier a refusé l'entrée en Suisse à cette Egyptienne, donc le regroupement familial. Le 29 juillet 2004, L'Egyptien, qui a décidément de la suite dans les idées, a fait recours auprès de la CRA pour obtenir le regroupement familial, donc un permis de séjour pour son épouse.
Dans son jugement du 7 mars 2006, la CRA a soutenu la position de l'Egyptien, arguant du fait que dans le droit du mariage égyptien, la tradition islamique a gardé sa place malgré la tendance à la sécularisation de la société, si bien que «la conclusion d'un mariage se fonde pour l'essentiel sur les principes de la Charia». La CRA écrit textuellement ceci: «Le mariage est valable quand les futurs époux déclarent leur volonté de mariage devant deux témoins masculins (ou un témoin masculin et un féminin).» Tiens, ça ne marche pas si les deux témoins sont féminins. Que l’on appelle Mme Calmy Rey et ses quotas à la rescousse!
Dans le droit suisse, un mariage conclu par délégation n'est pas valable. Et le droit égyptien ne dit pas clairement si le consentement de la femme est nécessaire pour conclure valablement un mariage. La CRA, elle, n'en a cure. Voici ce qu’elle déclare à ce sujet: «Le droit suisse ne saurait revendiquer une quelconque primauté par rapport à d'autres régimes légaux.» Donc, la CRA déclare valable un mariage conclu par délégation conformément aux règles de la Charia, mais en opposition totale avec le droit suisse. Une personne qui prétend être mariée selon la Charia est dorénavant considérée comme mariée par nos autorités – pour peu qu'il s'agisse d'un homme, évidemment. Les femmes, elles, n’ont qu’un droit : se taire et se soumettre! Bonjour l’égalité, dont les féministes nous rebattent les oreilles depuis mai 68.
Vous aurez donc constaté que la Charia fait une entrée fracassante en Helvétie. Bientôt, lorsqu’il y aura suffisamment de mosquées et d’écoles coraniques dans des ghettos culturels, les personnes qui y résident seront jugées selon la Charia, car, je rappelle les propos de la CRA, «le droit suisse ne saurait revendiquer une quelconque primauté par rapport à d'autres régimes légaux». Bref, seront jugés selon notre loi les Suisses uniquement, pour les autres il faudra s’inspirer des us et coutumes légales dans le pays d’origine.
La CRA, dans son infinie sagesse, ouvre décidément des perspectives insoupçonnées d’ouverture et de tolérance! Mais lorsque la dernière pierre de tolérance aura fracassé la dernière bouche blasphématoire, brisé la dernière main de caricaturiste intolérant, déchiqueté le dernier sourire féminin concupiscent, ouvert le dernier front obtus de la critique, alors il n’y aura plus personne pour s’opposer au silence des tombeaux.
Mais qu’importe, puisque nous aurons trouvé la vie éternelle!
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