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e-magazine contre le néo-conformisme












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Société |
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Comment ?! Vous n’êtes pas anti-Américain ?
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 Au palmarès des nouveaux conformismes, l’anti-américanisme est le plus branché. On s’y vautre avec délices, en échangeant les clins d’œil complices de ceux qui ont tout compris et partagent les mêmes coquetteries intellectuelles.
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Vos Réactions |
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Les Etats–Unis sont–ils des oasis pour les chercheurs suisses ?
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 Un nombre important de chercheurs suisses travaillent dans les universités américaines. Pour quelles raisons ?
Ce n’est pas la qualité de la recherche aux Etats-Unis qui attire d’abord nos cerveaux. Il faut savoir que suite à un doctorat, un jeune chercheur qui désire poursuivre une activité académique est pratiquement contraint, s’il souhaite accéder à une position viable dans nos universités, de pratiquer la recherche à l’étranger. Muni très souvent d’une bourse, il choisit le groupe de recherche au sein duquel il va collaborer pour quelques années selon des critères tels que la notoriété du groupe, la langue du pays, et d’autres considérations plus personnelles, voir familiales.
Les Etats-Unis sont souvent choisis, car vu leur taille, il est toujours possible d’y trouver un groupe de recherche performant dans le domaine convenant au jeune chercheur et ce dernier aura toutes les chances d’y perfectionner son anglais. De plus, la force d’attraction liée au mythe américain n’est pas négligeable.
Il faut corriger l’idée qui perdure que la recherche se fait mieux aux Etats-Unis qu'en Suisse. La proportion de recherche de qualité en Suisse est plus élevée qu’aux Etats-Unis. Il est évident que, comme dit plus haut, en raison de leur taille, les Etats-Unis possèdent des groupes de recherche prestigieux dans pratiquement tous les domaines. Mais ils comptent surtout beaucoup de petites universités dont nous n’entendons même pas parler.
Ainsi donc, la migration des cerveaux suisses vers les Etats-Unis est surtout due au mode de fonctionnement de la structure académique suisse plutôt qu’à l’intérêt de ces chercheurs pour la recherche américaine. Et finalement si un certain nombre de chercheurs suisses restent aux Etats-Unis, c'est malheureusement, pour la majorité, faute de n’avoir pas trouvé un poste en Suisse.
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| Stephan Fedrigo, physicien |
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